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Jean-Pierre Condemine a pris ses fonctions lundi

Le nouveau préfet veut rencontrer les «acteurs» du monde agricole

A peine arrivé et déjà dans le bain. Le nouveau préfet de la Nièvre, Jean-Pierre Condemine, va faire de l’agriculture sa «priorité des jours qui viennent».
Par Emmanuel Coulombeix
Le nouveau préfet veut rencontrer les «acteurs» du monde agricole
Jean-Pierre Condemine, sous-préfet de Mulhouse jusqu’à vendredi dernier, a pris ses fonctions de préfet de la Nièvre lundi.
Au cours d’un point-presse de présentation, Jean-Pierre Condemine a évoqué le sujet brûlant de ces dernières semaines dans le département  : l’agriculture. S’il reconnaît avoir un peu échangé à ce propos avec son prédécesseur, Michèle Kirry, mais assez peu «parce que je veux me faire ma propre opinion», le nouveau préfet, arrivé dimanche et entré en fonction lundi, a «bien évidemment commencé à regarder cette situation qui sera vraiment la préoccupation majeure des jours à venir. J’ai noté les difficultés voire la détresse des éleveurs. Je serais immodeste si je disais que je suis expert de cette situation dans ce département, j’ai effectivement commencé à l’analyser, dans la contrainte qui est celle d’une prise de poste» a-t-il déclaré. Le nouveau représentant de l’Etat dans la Nièvre, qui «souhaite être un préfet à l’écoute et sur le terrain, auprès des communes, des acteurs économiques et donc des exploitants agricoles», a donc expliqué que l’agriculture «est clairement un dossier très prioritaire sur lequel je serai très mobilisé. Et j’irai à la rencontre des organisations professionnelles, Chambre d’agriculture et organisations syndicales». Dans les jours qui viennent, Jean-Pierre Condemine va suivre un agenda contraint, fait d’une série de visites aux élus, services de l’Etat, présidents d’organismes consulaires et «très très vite, j’engagerai des visites d’entreprises et d’exploitations agricoles» a-t-il redit. «Très attaché à l’aspect concret des choses et à la mise en avant de l’intelligence collective», le préfet garde comme première image de son nouveau département «celle du centre-ville de Nevers et des très beaux espaces ruraux parcourus il y a quelques temps, notamment le Lac des Settons et le territoire du Parc naturel régional du Morvan, dont j’ai gardé beaucoup de satisfaction et de souvenirs». Bourguignon d’origine, puisque né à Mâcon, et petit-fils de maraîchers de l’Ain, «de l’autre côté de la Saône», le haut fonctionnaire avoue mal connaître la Nièvre mais n’éprouve «aucune appréhension particulière» à devenir préfet d’un département à forte dominante rurale. «Je serai très attentif aux territoires. La Nièvre a des difficultés, elle perd des populations, mais elle a aussi beaucoup d’atouts, patrimoniaux, culturels, et ses paysages, ainsi que des joyaux dans ses productions de qualité, telles que la viande ou les vins. Je vais aller à la rencontre de ces forces vives, avec les acteurs du territoire, et les accompagner» a-t-il prévu.