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Fiscalité agricole

Le ministre propose des mesures de simplification

Les Assises de la fiscalité ont démarré au printemps dernier. Des groupes de travail sur la dotation pour aléas, la méthanisation et le forfait agricole ont été constitués. Des propositions concernant la gestion des risques et la simplification des procédures ont été faites et seront étudiées dans le cadre du projet de loi de finances pour 2015.

Par NDD

À l’issue des Assises de la fiscalité, le ministère de l’Agriculture a annoncé, le 23 septembre, des mesures concernant la dotation pour aléas (DPA). L’objectif est d’assurer une meilleure couverture des risques. En cas de non-utilisation de la DPA au bout de sept ans le taux d’intérêt de retard de 4,8 % sera remplacé par un taux d’intérêt «adossé aux conditions du marché», selon un communiqué du ministère. En commun avec la dotation pour investissement (DPI), la DPA pourra atteindre jusqu’à 27 500 euros par an ou 150 000 euros pour sept ans. De plus, l’utilisation de la DPA sera possible jusqu’à un an après l’aléa contre six mois actuellement. Les Gaec et EARL bénéficieront également de la transparence pour la DPA et la DPI c’est-à-dire que chaque membre du groupement bénéficiera de la DPA (ou DPI) comme s’il était indépendant.

 

Méthanisation et forfait

Concernant la méthanisation, une exonération de la taxe sur le foncier bâti et de la contribution foncière des entreprises sur 5 ans sera possible pour toute unité nouvelle de méthanisation agricole installée à partir du 1er janvier 2015. 

Le forfait agricole, qui existe depuis 1949, est remplacé par un seul forfait au lieu de «8 000 forfaits publiés tous les ans». Ce forfait sera calé sur le régime des micro-entreprises. Cette réforme se mettra en place sur trois ans et accordera un abattement forfaitaire de 87 % sur l’ensemble des recettes sans distinction entre les productions. Surtout, il permettra une économie de gestion de «11 à 12 % des recettes», selon le ministère. Ce nouveau forfait sera applicable aux chefs d’exploitation ayant moins de 82 000 euros de revenus agricoles par an (contre 76 300 euros aujourd’hui).

Toutes ces propositions seront faites dans le cadre de la loi de finances pour 2015.