Accès au contenu
Distinction

Le Mérite agricole à Jean-Claude Roubé

A la fin d’un Comité technique de la Safer de la Nièvre, mercredi 22 octobre, Joël Plu, chef du service économie agricole de la DDT, a remis, au nom du ministre de l’Agriculture, à son président, Jean-Claude Roubé, l’insigne de chevalier de l’Ordre du mérite agricole.
Par Emmanuel Coulombeix
Le Mérite agricole à Jean-Claude Roubé
Jean-Claude Roubé a été fait chevalier de l’Ordre du Mérite agricole par Joël Plu, chef de service de la DDT de la Nièvre, mercredi 22 octobre à Nevers.
Le «poireau» revient donc à Jean-Claude Roubé. Cet autre nom de l’Ordre du Mérite agricole (Oma), créé par le ministre Jules Méline en 1883, se caractérise par une médaille à 6 branches tenue par un ruban en moiré vert aux liserés rouges, qui rappellent la Légion d’honneur, tant ses instigateurs souhaitaient distinguer l’excellence dans le domaine agricole. Et c’est donc à sa surprise -mais sans surprise- que le ministre de l’Agriculture de 2014, Stéphane Le Foll, via Joël Plu, le chef du service Economie agricole de la DDT de la Nièvre, a reconnu celle de Jean-Claude Roubé. L’ancien éleveur de Magny-Cours, qui a pris sa retraite en 2011 en confiant le Gaec à sa femme, Chantal, et à son fils, Mickaël, demeure président du Comité technique de la Safer de la Nièvre, après un long parcours au service des structures, en parallèle à son activité d’éleveur charolais. La seule logique justifie qu’il ait été, mercredi 22 octobre, fait chevalier de l’Oma, après tant d’années passées à servir l’intérêt agricole du département.

Installé en 1974 à Blismes puis en 1995 à Magny-Cours
Celui que Jean-Luc Leroy, directeur de la Safer, qualifie «d’une grande humanité, très à l’écoute des gens, qui a su développer des relations fortes avec l’administration, et qui est un gros facilitateur, un homme de consensus, n’hésitant jamais à se rendre sur le terrain pour trouver une solution», a dès le début de sa carrière épousé la cause de la Safer. D’abord comme président de sa commission communale, puis de la commission cantonale de Château-Chinon, au titre de la FDSEA 58. Marié à Chantal en 1972, il s’est d’abord installé à Blismes en 1974, sur 94 ha (dont 50 ha en labours) avec 3 vaches et 25 brebis et a progressivement augmenté le cheptel de l’exploitation. En 1985, il inscrit son troupeau au Herd Book Charolais, qui lui vendra dix ans plus tard, en 1995, la ferme de Noulot, qui était jusqu’alors le centre de testage du HBC. A cette date, il démarre donc une deuxième carrière, à Magny-Cours, en Gaec avec son fils Mickäel, alors âgé de 21 ans. Jusqu’en 2005, Jean-Claude Roubé s’est fortement investi dans le syndicalisme agricole, au point d’être désigné par deux fois vice-président de la FDSEA 58, sous les présidences de René Maehneut puis de François Torcol. A sa retraite en 2011, M. Roubé à laissé sa place dans le Gaec à son épouse, Chantal (qui prendra à son tour la sienne en 2015). Depuis 2005, il est le représentant de la FDSEA au Comité technique de la Safer, dont il a pris la présidence
en mai 2008. Terres de Bourgogne adresse ses plus vives félicitations, pour sa distinction, à M. Roubé.