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Lutte contre les incendies criminels

Le mercure monte à Baigneux

La FDSEA a convié les agriculteurs, les services de gendarmerie et l’administration sur une exploitation frappée par un troisième feu volontaire depuis 2011.
Par Aurélien Genest
Le mercure monte à Baigneux
Plus de 80 agriculteurs ont répondu à l’invitation de la FDSEA.
Après 2011 et 2012, Didier Robin a de nouveau été touché par un incendie volontaire le 25 avril. Son hangar est détruit, tout comme son stock de paille. Quarante-huit heures plus tout, le mê
[I]«Pour moi, c’est la troisième fois en deux ans … Là, le bâtiment avait un an et demi, il est détruit et il n’y a plus de paille. Il va falloir tout recommencer depuis le début.... Je vous passe les démarches administratives. J’imagine que ça va devenir plus compliqué avec mon assurance. A chaque fois qu’une voiture fera demi-tour en haut de chez moi, je me lèverai systématiquement. Je ne vais pas dormir pendant quinze jours»[i]. C’est sur ces propos de Didier Robin, agriculteur à Baigneux-les-Juifs, qu’a débuté le rendez-vous fixé par la FDSEA le 28 avril, soit trois jours après les faits. Cette rencontre s’est déroulée en présence de plus de 80 agriculteurs, du sous-préfet de Montbard et de plusieurs représentants de la gendarmerie. [I]«Il y a eu deux incendies la semaine passée sur le canton avec celle d’Ampilly-les-Bordes 48 heures plus tôt. Il n’y a aucun doute sur la piste criminelle. La série débutée en 2011 se poursuit»[i] déplorent Jean Bertrand et Bernard Ehret. Pour le président cantonal et le secrétaire adjoint de la FDSEA, cette situation [I]«n’est plus tenable»[i]. La mise en œuvre de [I]«nouveaux moyens»[i] pour assurer la protection des outils de production et des habitations attenantes a été demandée, avec l’appui, notamment, de Vincent Lavier et Marc Frot, président de la Chambre d’agriculture de Côte d’Or et conseiller général de Baigneux-les-Juifs.
[INTER]Un plan de surveillance[inter]
Les échanges avec le sous-préfet de Montbard et les services de gendarmerie ont été nombreux et visiblement constructifs. Un nouveau plan de surveillance va être mis en place avec la désignation d’un référent agriculteur par commune. Chacun aura pour mission de faire remonter, auprès des services de gendarmerie, le moindre comportement suspect aux abords des exploitations agricoles. [I]«Chaque référent aura des contacts plus rapides avec les gendarmes. Il ne faudra surtout pas hésiter à lui transmettre des informations. Le sous-préfet va écrire un courrier à tout le monde: agriculteurs, maires... pour expliquer la démarche. J’espère que notre demande de renforts sur le canton sera également entendue»[i] mentionne Jean Bertrand. Cette réunion a débouché sur une belle action de solidarité entre agriculteurs pour la reconstitution des stocks fourragers des exploitations touchées. Plusieurs remorques de paille ont été mises à disposition le surlendemain de ce rendez-vous.