Foncier agricole et rural
Le marché et l’activité de la Safer sont restés stables dans la Nièvre en 2013
Les chiffres de l’année écoulée sont encore provisoires mais ils témoignent de tendances réelles. Jean-Luc Leroy, directeur de l’antenne nivernaise de la Safer Bourgogne Franche-Comté, décrypte le marché de l’espace rural et agricole en 2013 ainsi que le niveau d’activité de la structure dans la Nièvre.
Pas de révolution sur les terres nivernaises. En 2013, aussi bien le marché foncier que l’activité de la Safer, dans le département, sont restés sensiblement au même niveau qu’en 2012. C’est le premier enseignement qu’il faut tirer des chiffres provisoires établis par la structure de régulation foncière dans la Nièvre. Le marché, dans son ensemble, a représenté 1434 ventes (sur 9016 ventes en Bourgogne), pour une superficie de 7238 ha (29625 ha en Bourgogne) et un volume financier de 64,32 millions d’euros (420,42 millions en Bourgogne). Légitimée par l’obligation de notification des notaires, la Safer, qui n’a pas qu’un rôle d’acquisition/rétrocession, [I]«mais aussi une mission de collecte statistique»[i], selon Jean-Luc Leroy, la Safer donc, connaît parfaitement et de façon très détaillée l’état de ce marché. Et les données fournies mettent en évidence des tendances lourdes.
Avec 591 ventes en 2013 (contre 620 en 2012), le sous-marché agricole reste de loin le plus actif. C’est aussi celui qui demeure à la fois le plus volumineux et le plus stable en superficie (4149 ha) comme en volume financier (20,1 millions d’euros). Cela représente un écart de moins d’1% par rapport à l’année précédente sur les surfaces et une augmentation de 2% sur la valeur. En affinant les données, la Safer précise que le gros des transactions agricoles s’effectue sur les terres et prés (527 ventes pour 3 978 ha), suivis par les autres biens agricoles telles que de petites propriétés avec bâti (47 ventes pour 163 ha), devant les vignes (17 ventes pour 8 ha). [I]«Le marché viticole, qui demeure un fleuron de l’économie nivernaise, est relativement faible et fermé, d’abord parce qu’il y a beaucoup de viticulteurs qui ont déjà investi et travaillé à développer leur structure, ensuite parce que la viticulture traverse un creux de renouvellement générationnel»[i] précise Jean-Luc Leroy. [I]«Dans son ensemble, le marché agricole se fait sur des niveaux relativement faibles. Il s’est fermé depuis 3-4 ans et nous entendons nombre d’explications, telles que la crise économique ou la pyramide des âges, mais en réalité il n’y a pas de règle ni de clé de réponse»[i].
Autre tendance lourde du marché, le sous-marché forestier représente l’autre grand point fort du marché foncier. [I]«La Nièvre reste le département le plus forestier de la région et cela concerne aussi bien les gros massifs que le parcellaire»[i] souligne le directeur départemental de la Safer. En 2013, la forêt a représenté 242 ventes, pour 2617 ha et une valeur de 14,8 millions d’euros (sur 998 ventes en Bourgogne, soit 8758 ha et 46,8 millions d’euros).
Jean-Luc Leroy précise que [I]«nous allons entamer une action de restructuration sur ce marché forestier. Le travail sera insufflé au niveau régional et sera très rapidement, dès cette année, décliné au niveau départemental»[i].
Si les landes, friches et étangs restent [I]«anecdotiques»[i] (18 ventes, 37 ha, 2,4 millions d’euros), le sous-marché des espaces résidentiels et de loisirs, lui, atteint 500 ventes mais pour des superficies [I]«relativement faibles»[i] de 327 ha pour une valeur de 27 millions d’euros. Les maisons à la campagne représentent 243 de ces ventes (226 ha, 25 millions d’euros) tandis que les espaces de loisirs et les vergers (non agricoles) atteignent 257 ventes pour 101 ha et 1,1 million d’euros en valeur.
L’artificialisation, c’est-à-dire le changement de destination de terres à l’origine agricoles, [I]«est un sujet très polémique dans la Nièvre»[i] selon Jean-Luc Leroy, mais il faut pondérer le jugement puisqu’[I]«elle ne représente que 83 ventes et 108 ha pour une valeur d’1,9 million d’euros dans la Nièvre (959 ventes pour 720 ha et 50 millions d’euros en Bourgogne)»[i]. [I]«La Nièvre ne connaît pas la même problématique que la Côte d’Or ou la Saône-et-Loire. Il n’y a pas ici de grand projet consommateur de foncier, ce qui est tant mieux sur l’aspect agricole mais sûrement moins positif d’un point de vue industriel et artisanal»[i]. C’est plutôt le développement économique dans le Val de Loire qui cause cette artificialisation, les quelques projets de photovoltaïque au sol dont il a eu connaissance n’ayant pas abouti à ce jour.
Avec 591 ventes en 2013 (contre 620 en 2012), le sous-marché agricole reste de loin le plus actif. C’est aussi celui qui demeure à la fois le plus volumineux et le plus stable en superficie (4149 ha) comme en volume financier (20,1 millions d’euros). Cela représente un écart de moins d’1% par rapport à l’année précédente sur les surfaces et une augmentation de 2% sur la valeur. En affinant les données, la Safer précise que le gros des transactions agricoles s’effectue sur les terres et prés (527 ventes pour 3 978 ha), suivis par les autres biens agricoles telles que de petites propriétés avec bâti (47 ventes pour 163 ha), devant les vignes (17 ventes pour 8 ha). [I]«Le marché viticole, qui demeure un fleuron de l’économie nivernaise, est relativement faible et fermé, d’abord parce qu’il y a beaucoup de viticulteurs qui ont déjà investi et travaillé à développer leur structure, ensuite parce que la viticulture traverse un creux de renouvellement générationnel»[i] précise Jean-Luc Leroy. [I]«Dans son ensemble, le marché agricole se fait sur des niveaux relativement faibles. Il s’est fermé depuis 3-4 ans et nous entendons nombre d’explications, telles que la crise économique ou la pyramide des âges, mais en réalité il n’y a pas de règle ni de clé de réponse»[i].
Autre tendance lourde du marché, le sous-marché forestier représente l’autre grand point fort du marché foncier. [I]«La Nièvre reste le département le plus forestier de la région et cela concerne aussi bien les gros massifs que le parcellaire»[i] souligne le directeur départemental de la Safer. En 2013, la forêt a représenté 242 ventes, pour 2617 ha et une valeur de 14,8 millions d’euros (sur 998 ventes en Bourgogne, soit 8758 ha et 46,8 millions d’euros).
Jean-Luc Leroy précise que [I]«nous allons entamer une action de restructuration sur ce marché forestier. Le travail sera insufflé au niveau régional et sera très rapidement, dès cette année, décliné au niveau départemental»[i].
Si les landes, friches et étangs restent [I]«anecdotiques»[i] (18 ventes, 37 ha, 2,4 millions d’euros), le sous-marché des espaces résidentiels et de loisirs, lui, atteint 500 ventes mais pour des superficies [I]«relativement faibles»[i] de 327 ha pour une valeur de 27 millions d’euros. Les maisons à la campagne représentent 243 de ces ventes (226 ha, 25 millions d’euros) tandis que les espaces de loisirs et les vergers (non agricoles) atteignent 257 ventes pour 101 ha et 1,1 million d’euros en valeur.
L’artificialisation, c’est-à-dire le changement de destination de terres à l’origine agricoles, [I]«est un sujet très polémique dans la Nièvre»[i] selon Jean-Luc Leroy, mais il faut pondérer le jugement puisqu’[I]«elle ne représente que 83 ventes et 108 ha pour une valeur d’1,9 million d’euros dans la Nièvre (959 ventes pour 720 ha et 50 millions d’euros en Bourgogne)»[i]. [I]«La Nièvre ne connaît pas la même problématique que la Côte d’Or ou la Saône-et-Loire. Il n’y a pas ici de grand projet consommateur de foncier, ce qui est tant mieux sur l’aspect agricole mais sûrement moins positif d’un point de vue industriel et artisanal»[i]. C’est plutôt le développement économique dans le Val de Loire qui cause cette artificialisation, les quelques projets de photovoltaïque au sol dont il a eu connaissance n’ayant pas abouti à ce jour.
Safer: Acquisitions et rétrocessions stables
Les acquisitions et les rétrocessions, si elles ne sont pas exclusives du rôle des Safer, en constituent une large part. En 2013, selon Jean-Luc Leroy, la Safer a procédé à 85 actes d’acquisition, contre 93 en 2012. Cela a représenté 1762 ha (contre 1753 ha en 2012) et une valeur de 10,22 millions d’euros (contre 7 millions en 2012). «C’est relativement stable, à l’image de ce qui se passe dans l’ensemble de la Bourgogne Franche-Comté» estime Jean-Luc Leroy pour qui, «à nombre équivalent, la hausse de la valeur de 44% est liée aux massifs forestiers et ne reflète pas la réalité de l’activité». Côté rétrocessions, la Safer a accompli 128 actes dans la Nièvre en 2013 (contre 165 en 2012) mais la surface a augmenté, passant à 1896 ha (1723 ha en 2012) pour une valeur elle aussi en hausse, à 11,75 millions d’euros (7,4 millions en 2012). «On retrouve l’augmentation des rétrocessions qui est toujours liée à celle du massif forestier qui, à lui seul, pèse 8 millions d’euros. Un quart de l’activité surfaces se fait sur les bois et dans la Nièvre, cela représente 663 ha sur les 8096 ha de Bourgogne Franche-Comté» précise le directeur départemental. Enfin, ce qui est intéressant dans les données des rétrocessions, c’est de préciser la nature de la nouvelle destination. Les chiffres provisoires de la Safer sont parlants: Sur les 1896 ha cédés, 685 ha l’ont été pour «le maintien de l’exploitant», 382 ha pour «l’installation» (cadre et hors cadre) et 128 ha pour «l’agrandissement» (y compris après installation).