Le GDS 58 entre encouragements et besoin de visibilité
Le Groupement de défense sanitaire de la Nièvre va remettre, le 26 juin, des chèques pour soutenir des agriculteurs nouvellement installés. Mais il cherche aussi à être mieux identifié dans son rôle et ses missions auprès d'éleveurs qui ne le connaissent pas toujours.
Vendredi 26 juin, à 10 heures, au siège du Groupement de défense sanitaire de la Nièvre (GDS 58), à Sermoise-sur-Loire près de Nevers, 35 éleveurs récemment installés vont recevoir un chèque de 500 euros. Une initiative qui est une première et qui est une véritablement opération de communication pour le GDS. Le but est évidemment de donner un coup de pouce à ces nouveaux installés mais aussi de leur faire connaître cet organisme de défense sanitaire parfois mal connu. « On souhaite les sensibiliser à l'intérêt d'adhérer au GDS, précise son directeur, Rodolphe Morizot, et nous profiterons de cet événement pour rappeler les principales mesures de biosécurité en élevage. On est bien conscient que lorsqu'un éleveur s'installe, le sanitaire n'est pas sa seule préoccupation : il a ses prêts bancaires, son exploitation à faire tourner… L'aspect sanitaire est une pièce du puzzle pour lui, et ce n'est pas toujours celle qu'il connaît le mieux. On veut leur simplifier la vie. »
Avoir une meilleure visibilité
Cet activisme du GDS pour aller au-devant des nouveaux installés témoigne aussi d'une difficulté croissante, pour l'organisme, d'avoir une vision claire sur ces nouveaux agriculteurs. Auparavant, les informations sur les installations d'éleveurs qui bénéficiaient de la Dotation jeunes agriculteurs (DJA) étaient centralisées à la Chambre d'agriculture mais depuis quelques années, la situation a changé et aujourd'hui, beaucoup d'éleveurs qui s'installent le font « sous les radars » du GDS. Aujourd'hui, pour l'organisme, le seul moyen de connaître l'existence de ces nouveaux installés, c'est de récupérer les numéros de cheptel au niveau de l'Établissement de l'élevage (EDE) : une tâche fastidieuse et incomplète, notamment vis-à-vis de ceux qui s'installent en Gaec, car, dans ce cas, le numéro de cheptel ne change pas. Seule piste envisageable pour avoir une visibilité sur ces nouveaux installés : passer par la MSA. Rodolphe Morizot a fait une demande auprès d'elle, une convention est en préparation mais dans ce domaine de la communication de données, rien n'est simple et les actions doivent répondre à un cadre juridique très précis. Et même dans ce cas, c'est l'éleveur qui est souverain pour décider ou non si ses coordonnées peuvent être communiquées. Le GDS espère que cette connaissance des nouveaux installés pourrait aussi être renforcée par une collaboration avec les Jeunes Agriculteurs. Le 26 juin, les éleveurs qui recevront un chèque sont ceux qui se sont installés en 2023, 2024 et 2025. « Nous voulons pérenniser cette action, conclut Rodolphe Morizot et l'an prochain seront concernés ceux qui s'installent en 2026. »