Les blaireaux menacent son hangar
Le Gaec de l'Huilerie au pied du mur
Claude Chaudron est associé avec son fils, Nicolas, dans le Gaec de l'Huilerie, qui élève 80 vaches laitières à Diennes-Aubigny. Depuis le printemps, ce que des amis chasseurs ont identifié comme des dégâts de blaireaux, menace un de ses murs sur lequel il a posé un hangar. L'éleveur craint que tout le bâtiment ne s'effondre rapidement.
[I]«Ces gaillards de nuit, on ne les voit pas»![i] Claude Chaudron navigue en plein désarroi. Les stigmates de l'attaque en règle qu'il subit depuis le printemps l'inquiètent au plus haut point et l'éleveur de Diennes-Aubigny cherche des responsabilités. Et une planche de salut. C'est que son hangar, construit récemment sur un mur de sa ferme, menace de s'effondrer. [I]«Les lézardes, à l'extrêmité de la cloison sont nombreuses, de part et d'autre du mur. Elles sont plus grosses qu'un doigt et s'étendent en hauteur sur plus d'un mètre»[i] s'alarme-t-il. Et de fait, Claude Chaudron craint que ce ne soit le bâtiment tout entier qui finisse par s'effondrer.[I] «Avant, j'y stockais du fourrage et j'y mettais des vaches, maintenant je suis obligé de le laisser complètement vide»[i] explique-t-il. Le danger est immédiat. Tout le coin extérieur du hangar est en situation instable. Les trous béants qui jonchent le sol, sous les pierres fissurées, ne laissent rien augurer de bon. [I]«Ce sont des amis chasseurs qui m'ont dit qu'il s'agissait sûrement de l'œuvre des blaireaux»[i]!
[INTER]Galeries qui laissent paraître le jour[inter]
Car en fait de trous, ce sont en fait des galeries qui menacent jusqu'aux fondations de ce mur de plus de cent ans sur lequel il a érigé le hangar en tôles et parpaings. A l'angle du bâtiment, le jour apparaît sous les murs porteurs. Les blaireaux, que Claude Chaudron estime nombreux, même s'il reconnaît que [I]«dans la nature, un peu de faune sauvage a sans doute son utilité »[i], viennent se réfugier de nuit sous la structure. Causant des dégâts irrémédiables au hangar. Lundi, Claude Chaudron devait appeler son assureur pour qu'il vienne constater les dégâts et voir si ses garanties pouvaient marcher. L'éleveur laitier ne sait plus à quel saint se vouer. Les galeries ont commencé à apparaître au printemps et aucune solution ne semble pour l'instant venir le rassurer. [I]«Un technicien de la DDT est venu à ma demande il y a un mois et demi mais j'attends toujours son rapport. C'est le statu quo complet. Il faudrait sans doute les chasser mais de nuit, c'est compliqué et puis il faut appeler les lieutenants de louveterie qui, à mon avis, préfèrent sans doute rester à côté de leurs femmes à cette heure-là. Surtout, les blaireaux ne sont pas classés comme espèce nuisible et donc je ne sais pas où sont les responsabilités»[i] déplore Claude Chaudron, dans l'embarras. [I]«Il faut bien qu'il y ait un responsable. Qu'on me dise comment je peux être indemnisé. Après les corbeaux, les ragondins et les sangliers, les blaireaux, çà commence à bien faire! Surtout qu'ils se sont attaqués à mes maÏs. Mais je ne peux pas payer ma banque en queues de blaireaux»[i]! Entre la nourriture offerte à bon compte aux malfaisants et la proximité des bois, à moins de 100 mètres, l'éleveur se dit désemparé.
[INTER]Revendication syndicale[inter]
Pour tenter d'y voir plus clair, il a donc décidé de faire intervenir le réseau FDSEA. [I]«Nous devons être plusieurs à oser témoigner»[i] exhorte Claude Chaudron, même si tous les agriculteurs victimes des blaireaux n'ont pas à subir autant de dégâts matériels que lui. Stéphane Lafranchise, directeur de la FDSEA58, confirme d'ailleurs que des cas d'attaques de blaireaux aux cultures ont aussi été identifiés dans d'autres zones du département, [I]«notamment à Tannay et Clamecy mais le fléau a tendance à se généraliser. Le blaireau n'est pas considéré comme nuisible et c'est bien-là le problème. Ce sont les arrêtés préfectoraux et le Code de l'environnement qui font foi. Il faut déclarer à la Fédération départementale des chasseurs pour envisager le piégeage»[i] explique le responsable syndical. Il faut donc que les informations remontent, soit à la FDC soit à la Chambre d'agriculture, auxquelles s'associe la FDSEA58, «qui à partir de là enverront un argumentaire à la préfète afin de réclamer le classement en nuisible, au vu des résultats de l'enquête» dit Stéphane Lafranchise. La revendication est déjà ancienne. [I]«Toutes ces populations, c'est sans doute normal, mais il faut les endiguer. Ne pas les laisser proliférer au détriment de la viabilité économique de nos entreprises» e[i]stime Claude Chaudron pour qui [I]«ce sont toujours des préjudices même lorsque c'est indemnisé».[i]
[INTER]Galeries qui laissent paraître le jour[inter]
Car en fait de trous, ce sont en fait des galeries qui menacent jusqu'aux fondations de ce mur de plus de cent ans sur lequel il a érigé le hangar en tôles et parpaings. A l'angle du bâtiment, le jour apparaît sous les murs porteurs. Les blaireaux, que Claude Chaudron estime nombreux, même s'il reconnaît que [I]«dans la nature, un peu de faune sauvage a sans doute son utilité »[i], viennent se réfugier de nuit sous la structure. Causant des dégâts irrémédiables au hangar. Lundi, Claude Chaudron devait appeler son assureur pour qu'il vienne constater les dégâts et voir si ses garanties pouvaient marcher. L'éleveur laitier ne sait plus à quel saint se vouer. Les galeries ont commencé à apparaître au printemps et aucune solution ne semble pour l'instant venir le rassurer. [I]«Un technicien de la DDT est venu à ma demande il y a un mois et demi mais j'attends toujours son rapport. C'est le statu quo complet. Il faudrait sans doute les chasser mais de nuit, c'est compliqué et puis il faut appeler les lieutenants de louveterie qui, à mon avis, préfèrent sans doute rester à côté de leurs femmes à cette heure-là. Surtout, les blaireaux ne sont pas classés comme espèce nuisible et donc je ne sais pas où sont les responsabilités»[i] déplore Claude Chaudron, dans l'embarras. [I]«Il faut bien qu'il y ait un responsable. Qu'on me dise comment je peux être indemnisé. Après les corbeaux, les ragondins et les sangliers, les blaireaux, çà commence à bien faire! Surtout qu'ils se sont attaqués à mes maÏs. Mais je ne peux pas payer ma banque en queues de blaireaux»[i]! Entre la nourriture offerte à bon compte aux malfaisants et la proximité des bois, à moins de 100 mètres, l'éleveur se dit désemparé.
[INTER]Revendication syndicale[inter]
Pour tenter d'y voir plus clair, il a donc décidé de faire intervenir le réseau FDSEA. [I]«Nous devons être plusieurs à oser témoigner»[i] exhorte Claude Chaudron, même si tous les agriculteurs victimes des blaireaux n'ont pas à subir autant de dégâts matériels que lui. Stéphane Lafranchise, directeur de la FDSEA58, confirme d'ailleurs que des cas d'attaques de blaireaux aux cultures ont aussi été identifiés dans d'autres zones du département, [I]«notamment à Tannay et Clamecy mais le fléau a tendance à se généraliser. Le blaireau n'est pas considéré comme nuisible et c'est bien-là le problème. Ce sont les arrêtés préfectoraux et le Code de l'environnement qui font foi. Il faut déclarer à la Fédération départementale des chasseurs pour envisager le piégeage»[i] explique le responsable syndical. Il faut donc que les informations remontent, soit à la FDC soit à la Chambre d'agriculture, auxquelles s'associe la FDSEA58, «qui à partir de là enverront un argumentaire à la préfète afin de réclamer le classement en nuisible, au vu des résultats de l'enquête» dit Stéphane Lafranchise. La revendication est déjà ancienne. [I]«Toutes ces populations, c'est sans doute normal, mais il faut les endiguer. Ne pas les laisser proliférer au détriment de la viabilité économique de nos entreprises» e[i]stime Claude Chaudron pour qui [I]«ce sont toujours des préjudices même lorsque c'est indemnisé».[i]