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Les stagiaires du CFPPA du Morvan préparent leurs projets

Le foncier en questions

Des jeunes (et moins jeunes) stagiaires en BPREA et CS «bio» du CFPPA du Morvan, ont participé, jeudi 23 avril, à un forum sur la recherche du foncier. Une obligation pour ces porteurs de projets, à plus ou moins long terme, dont certains d’entre eux veulent démarrer très vite.
Par Emmanuel Coulombeix
Le foncier en questions
Les BPREA et les CS «bio» du CFPPA du Morvan se sont interrogés sur la question du foncier, lors d’un forum organisé le 23 avril dernier.
Une journée de présentation et d’approche de la question du foncier, et plus particulièrement dans le Morvan  : c’est à ce forum que le CFPPA du Morvan, a invité 17 de ses stagiaires, tous en formation soit en BPREA soit dans le Certificat spécialisé «bio» dans l’établissement de Château-Chinon. Des opérateurs du foncier aux approches économiques, des relations avec les cédants aux outils innovants pour s’installer, toutes les questions abordées ont permis aux participants d’avoir un aperçu réaliste de la situation des terres et des bâtiments dans le secteur. Si le matin, c’est François-Xavier de Langalerie qui a présenté le rôle et les missions de la Safer, et Magali Salteres qui a introduit le concept innovant de Terre de liens, une coopérative de financement participatif du foncier, l’après-midi a été consacré à une approche plus technico-économique des projets d’acquisition au regard des perspectives individuelles des stagiaires. Emmanuel Berton, du Crédit agricole Centre Loire, et Carole Simon, juriste de la Chambre d’agriculture de la Nièvre, ont ainsi aiguillé les étudiants vers leurs prochaines recherches. Certains pensent s’installer à très court terme, soit en maraîchage, soit en élevage bovin ou ovin, soit en bio, «d’autres disent préférer se former en multipliant les expériences chez différents agriculteurs avant de sauter le pas» selon Carole Simon, pour qui l’intérêt de bien penser son foncier est une nécessité avant de s’installer. Tous les stagiaires ont été assidus et les questions aux différents intervenants ont été nombreuses durant toute la journée, au gré des présentations.

Patrimoine versus viabilité
La Safer, Terre de liens, le Crédit agricole Centre Loire et la Chambre d’agriculture disposent tous de sites internet, plus ou moins poussés, qui renvoient aux recherches de foncier. Chaque intervenant a donc présenté les outils que les stagiaires pourront utiliser pour leurs propres démarches, lorsqu’ils passeront à la réalisation. Le RDI (répertoire départ installation), l’application de la Safer, permettent de trouver des cédants de terres et de bâti qui nourrissent quelques ambitions «patrimoniales» sur leurs biens, quand il est conseillé aux repreneurs de bien mesurer l’aspect «technico-économique» de leurs projets.
Evidemment, les propriétaires attendent un gain le plus fourni possible sur leur patrimoine mais la clé d’une installation réussie repose tout aussi logiquement sur le calibrage approprié de l’acquisition à la viabilité économique du projet. Terre de liens, qui n’est que très peu présente dans la Nièvre (ndlr  : une ferme à Azy-le-vif), constitue une alternative sécurisante pour un futur installé. Elle agit comme une coopérative foncière, avec des actionnaires (ndlr  : non rémunérés), qui acquiert du foncier et le leur loue ensuite. Mais dans ce cas aussi, «nous étudions la viabilité économique du projet» a averti Magali Salteres.