Viande bovine
Le feu aux fesses de la filière !
Après deux campagnes de production plus sereines que ne l’avaient été les cinq précédentes, les éleveurs bovins-viande renouent ces dernières semaines avec des cours intolérablement orientés à la baisse. Sous les coups de boutoirs de la distribution et de l’aval de la filière, le prix payé aux producteurs est à nouveau la variable d’ajustement. La pression monte dans la campagne et le feu couve… doucement mais surement.
En quelques semaines seulement les cours de la viande bovine ont fait l’objet d’une forte dégradation, celle-ci atteignant plus de 40 centimes d’euros par kilo de carcasse par rapport à l’an passé. Cette baisse s’avère encore plus marquée sur les femelles avec des cours en baisse de plus de 50 centimes par kilo de carcasse par rapport à 2013.
Une situation intolérable mais surtout inexplicable au regard de l’équilibre du marché national où le niveau de production de bovins finis est au plus bas ces dernières semaines et où les abattages sur les cinq premiers mois de l’année 2014 sont en recul de 2% par rapport à l’année 2013, accusant elle-même une baisse de près de 10% par rapport à 2011 !
Et dans un contexte d’importations en recul de 1 % sur les trois premiers mois de l‘année 2014, de consommation stabilisée (- 0,3 % sur les quatre premiers mois de l’année), et d’une hausse du prix à la consommation, rien ne peut justifier la baisse du prix producteur.
[INTER]La filière doit assumer le fait qu’elle baisse sa culotte face aux GMS et tenir un langage de vérité aux éleveurs ![inter]
Rien de factuel, si ce n’est la triste constatation de l’emprisonnement de la filière dans une logique suicidaire de recherche d’un prix toujours plus bas. Si le produit a une valeur, il semble que la filière et ses acteurs n’en est pas la moindre et celle-ci s’enferment dans une vison passéiste du rapport à ses fournisseurs que sont les éleveurs. Le diktat du prix bas n’est plus acceptable pour les éleveurs, éprouvés par des années consécutives de revenu dégradé, tant en production de bovins finis que de bovins maigres.
Ou la filière change collectivement de logique, ou elle s’expose inexorablement à la colère et à la mobilisation des éleveurs dans les prochaines semaines. C’est en substance le message d’alerte que la section bovine de la FDSEA de la Nièvre souhaite dès à présent lancer aux opérateurs Nivernais, Bourguignons et régionaux de l’aval.
Dans l’attente, espérons pour le bien de tous que la filière entende la colère qui gronde dans les campagnes et sache en prendre la mesure. Sans quoi les prochaines semaines pourraient s’avérer particulièrement musclées.
A bon entendeur.
Une situation intolérable mais surtout inexplicable au regard de l’équilibre du marché national où le niveau de production de bovins finis est au plus bas ces dernières semaines et où les abattages sur les cinq premiers mois de l’année 2014 sont en recul de 2% par rapport à l’année 2013, accusant elle-même une baisse de près de 10% par rapport à 2011 !
Et dans un contexte d’importations en recul de 1 % sur les trois premiers mois de l‘année 2014, de consommation stabilisée (- 0,3 % sur les quatre premiers mois de l’année), et d’une hausse du prix à la consommation, rien ne peut justifier la baisse du prix producteur.
[INTER]La filière doit assumer le fait qu’elle baisse sa culotte face aux GMS et tenir un langage de vérité aux éleveurs ![inter]
Rien de factuel, si ce n’est la triste constatation de l’emprisonnement de la filière dans une logique suicidaire de recherche d’un prix toujours plus bas. Si le produit a une valeur, il semble que la filière et ses acteurs n’en est pas la moindre et celle-ci s’enferment dans une vison passéiste du rapport à ses fournisseurs que sont les éleveurs. Le diktat du prix bas n’est plus acceptable pour les éleveurs, éprouvés par des années consécutives de revenu dégradé, tant en production de bovins finis que de bovins maigres.
Ou la filière change collectivement de logique, ou elle s’expose inexorablement à la colère et à la mobilisation des éleveurs dans les prochaines semaines. C’est en substance le message d’alerte que la section bovine de la FDSEA de la Nièvre souhaite dès à présent lancer aux opérateurs Nivernais, Bourguignons et régionaux de l’aval.
Dans l’attente, espérons pour le bien de tous que la filière entende la colère qui gronde dans les campagnes et sache en prendre la mesure. Sans quoi les prochaines semaines pourraient s’avérer particulièrement musclées.
A bon entendeur.
Crise de l’élevage: La FNB propose une feuille de route «pour une perspective économique collective»
Rappelant en préambule qu’une nouvelle politique de filière se doit d’être instaurée pour redonner des perspectives au secteur de la production et de l’aval, la FNB appelle la filière et l’Etat à la mise en place urgente de huit directives :
1. Reconnaître la valeur de la production des éleveurs et sortir de la logique du prix le plus bas
2. Mettre la France et la filière en ordre de marche sur l’export pays-tiers
3. Renforcer l’organisation de la mise en marché en amont pour un meilleur regroupement de l’offre
4. Renforcer la présence de «Viande de France» en grande distribution
5. Passer des discours aux actes en matière d’allègement des charges et des normes pesant sur la compétitivité de la filière et des exploitations
6. Stopper la machinerie européenne qui s’emballe en matière de libre-échange
7. Agir au plus vite sur la qualité et la segmentation des viandes
8. Accélérer la cadence de travail en matière de gestion des aléas et des risques