Assemblée générale des Jeunes Agriculteurs
Le dynamisme ne faiblit pas
Les Jeunes Agriculteurs de la Nièvre ont tenu vendredi 21 avril leur assemblée générale au château de Varzy. Une table ronde était organisée à cette occasion, sur le thème des intermédiaires.
Les intermédiaires sont-ils bénéfiques pour nos filières ? C’était le thème de l’assemblée générale des Jeunes Agriculteurs de la Nièvre, vendredi 21 avril à Varzy. Une assemblée elle aussi placée sous le signe de la crise, malgré le bel enthousiasme et le dynamisme des Jeunes Agriculteurs. «Être agriculteur est un vrai métier qui mérite un revenu décent et des conditions de travail équilibrées, devait rappeler Clément Blandin, président des JA. Nous voulons des installations viables et vivables. Nous sommes à la veille de défis énormes dans la Nièvre, notamment celui de remplacer la moitié des chefs d’exploitation dans les 10 ans à venir». En 2016, 70 jeunes agriculteurs se sont installés mais pour Clément Blandin «cela ne suffit pas car c’est une installation pour deux départs à la retraite. Alors qu’en dix ans on aura 1500 départs à remplacer. Il faut une meilleure visibilité du travail et des prix rémunérateurs. Aujourd’hui plus d’un tiers des agriculteurs ont gagné moins de 395€ par mois».
Jeune et motivé
Le président des JA a souligné l’importance de rester uni dans cette période de crise. Et de lancer un appel à la mobilisation : «On entend souvent des critiques de la part de certains, disant que les JA ne servent à rien mais c’est faux. Nous sommes un petit syndicat avec peu de moyens, notre structure ne nous permet pas d’être partout. Et pourtant je le dis aux jeunes : continuons à être forts ensemble, continuons à mettre en avant notre belle profession, vitale pour la société et à promouvoir le renouvellement des agriculteurs».
La défense de la profession était aussi au cœur du débat organisé par les JA sur le thème des intermédiaires. Autour de la table : Jérôme Deboux, éleveur charolais engagé en circuit court et vente directe, Emmanuel Bernard, vice-président de la Fédération nationale bovine (FNB), Clément Boubal, président du marché de Sancoins, Anthony Bournisien, responsable de la filière volaille Bourgogne et Centre chez Sanders et Christophe Dodet, négociant céréales basé dans l’Allier. Au menu : «les intermédiaires sont ils bénéfiques pour nos filières ?»
Chacun sa position
Clément Boubal, président du marché de Sancoins, a fait part de son expérience : «je vends tous mes animaux sur le marché parce qu’ils partent avec des prix fermes. Au niveau de l’élevage allaitant, on a une carte à jouer sur la diversité. Les marchés peuvent apporter une sécurité de paiement. On peut y valoriser toutes les catégories d’animaux présents sur l’exploitation».
De son côté Jérôme Deboux a expliqué en quoi la vente directe lui permettait de faire face à la crise : «On a commencé en circuit court suite à la crise de la vache folle et d’année en année ça s’améliore. Mais c’est un vrai métier la vente directe et c’est un choix politique sur l’exploitation». Pour Emmanuel Bernard, bénéfiques ou non, les intermédiaires se sont avérés à un moment donnés indispensables face à «un marché de plus en plus compliqué». Le vice-président de la FNB a souligné l’importance de trouver des alternatives, prenant l’exemple du système Cœur de Gamme qui «apporte une plus value intéressante». Mais le système n’en est encore qu’à ses balbutiements : «Il n’y a pas de justice pour l’instant car pas assez de distributeurs qui sont rentrés dans le système. Notre objectif est d’atteindre 50% de la viande validée Coeur de Gamme en grande distribution». «Ne croyez-vous pas que la standardisation de nos animaux aille à l’encontre de nos particularités ?» interrogeait un agriculteur. «Je ne suis pas pour la standardisation, répondait Emmanuel Bernard. C’est pour cela que l’on a fait le choix de conserver des races». Stéphane Aurousseau, président de la FDSEA, réagissait sur la concurrence des grandes marques : «Il y a la publicité à la télé et des marques qui se sont créées des forces de frappe. C’est notre grande difficulté et c’est un vrai danger. Il faut juste que le consommateur prenne plus de plaisir à manger un steak de bœuf qu’un steak de soja». Et à Florian Melaye, vice-président installation, supposant que «l’on apprécie ce steak parce que nos parents l’appréciaient», Stéphane Aurousseau rétorquait : «Non on l’apprécie parce que c’est bon». Emmanuel Bernard concluait sur la nécessité de «communiquer davantage sur les races» afin de faire valoir ce fameux steak de bœuf. Un postulat sur lequel tout le monde, semble-t-il, est tombé d’accord.
Jeune et motivé
Le président des JA a souligné l’importance de rester uni dans cette période de crise. Et de lancer un appel à la mobilisation : «On entend souvent des critiques de la part de certains, disant que les JA ne servent à rien mais c’est faux. Nous sommes un petit syndicat avec peu de moyens, notre structure ne nous permet pas d’être partout. Et pourtant je le dis aux jeunes : continuons à être forts ensemble, continuons à mettre en avant notre belle profession, vitale pour la société et à promouvoir le renouvellement des agriculteurs».
La défense de la profession était aussi au cœur du débat organisé par les JA sur le thème des intermédiaires. Autour de la table : Jérôme Deboux, éleveur charolais engagé en circuit court et vente directe, Emmanuel Bernard, vice-président de la Fédération nationale bovine (FNB), Clément Boubal, président du marché de Sancoins, Anthony Bournisien, responsable de la filière volaille Bourgogne et Centre chez Sanders et Christophe Dodet, négociant céréales basé dans l’Allier. Au menu : «les intermédiaires sont ils bénéfiques pour nos filières ?»
Chacun sa position
Clément Boubal, président du marché de Sancoins, a fait part de son expérience : «je vends tous mes animaux sur le marché parce qu’ils partent avec des prix fermes. Au niveau de l’élevage allaitant, on a une carte à jouer sur la diversité. Les marchés peuvent apporter une sécurité de paiement. On peut y valoriser toutes les catégories d’animaux présents sur l’exploitation».
De son côté Jérôme Deboux a expliqué en quoi la vente directe lui permettait de faire face à la crise : «On a commencé en circuit court suite à la crise de la vache folle et d’année en année ça s’améliore. Mais c’est un vrai métier la vente directe et c’est un choix politique sur l’exploitation». Pour Emmanuel Bernard, bénéfiques ou non, les intermédiaires se sont avérés à un moment donnés indispensables face à «un marché de plus en plus compliqué». Le vice-président de la FNB a souligné l’importance de trouver des alternatives, prenant l’exemple du système Cœur de Gamme qui «apporte une plus value intéressante». Mais le système n’en est encore qu’à ses balbutiements : «Il n’y a pas de justice pour l’instant car pas assez de distributeurs qui sont rentrés dans le système. Notre objectif est d’atteindre 50% de la viande validée Coeur de Gamme en grande distribution». «Ne croyez-vous pas que la standardisation de nos animaux aille à l’encontre de nos particularités ?» interrogeait un agriculteur. «Je ne suis pas pour la standardisation, répondait Emmanuel Bernard. C’est pour cela que l’on a fait le choix de conserver des races». Stéphane Aurousseau, président de la FDSEA, réagissait sur la concurrence des grandes marques : «Il y a la publicité à la télé et des marques qui se sont créées des forces de frappe. C’est notre grande difficulté et c’est un vrai danger. Il faut juste que le consommateur prenne plus de plaisir à manger un steak de bœuf qu’un steak de soja». Et à Florian Melaye, vice-président installation, supposant que «l’on apprécie ce steak parce que nos parents l’appréciaient», Stéphane Aurousseau rétorquait : «Non on l’apprécie parce que c’est bon». Emmanuel Bernard concluait sur la nécessité de «communiquer davantage sur les races» afin de faire valoir ce fameux steak de bœuf. Un postulat sur lequel tout le monde, semble-t-il, est tombé d’accord.
Le plein d’activités en 2016
En 2016, les JA ont ont participé à la finale départementale et régionale de labours sur le canton de Tannay les 3 et 4 septembre. L’occasion pour eux de démontrer la force de leur collectif. Ils ont également participé à la cellule de crise «grandes cultures» jeudi 11 août à la préfecture de la Nièvre. Rencontres avec les personnalité du monde politique auront également émaillé cette année difficile tant du point de vue économique que climatique. Les JA se sont notamment déplacés à Paris lundi 8 août afin d’y rencontrer le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll. Le Congrès a également retenu toutes les attentions les 31 mai, 1er et 2 juin à Mâcon, les JA y ont répondu présents.