Journée Pass’installation Groupama
Le drone au service des experts
Comme chaque année, Groupama Rhône-Alpes organisait à l’attention des jeunes agriculteurs venant de lancer leur exploitation une présentation détaillée du Pass’installation qu’ils ont signé avec l’assureur. L’occasion de découvrir un nouvel outil à disposition des experts d’assurance : le drone.
Le dictionnaire Larousse donne du drone la définition suivante : «Petit avion télécommandé utilisé pour des tâches diverses (missions de reconnaissance tactique à haute altitude, surveillance du champ de bataille et guerre électronique)». Mais comme l’ont découvert les nouveaux installés, adhérant au Pass’installation, c’est aussi une innovation au service des experts agricoles. L’assureur a en effet choisi Squadrone System afin de développer exo.expert. Un outil qui permet un gain de temps et surtout une précision indiscutable en matière de reconnaissance des dommages subis sur une exploitation. Mais comme le précise Jean-Baptiste Truchot, expert chez CRT Expertise et présent lors de cette journée : «Cela ne remplace pas mon travail. C’est comme une calculette ou un stylo». Mais à la différence de ces fournitures de bureau, la conduite d’un drone nécessite une technicité de pointe.
Maxi exploration dans un minimum de temps
Ainsi depuis septembre 2016, plus de dix experts ont suivi pour Groupama la formation exo.expert et passé un brevet de pilotage indispensable à l’utilisation d’un tel matériel. Comme l’explique encore Jean-Baptiste Truchot, le drone peut être utilisé, en fonction des besoins d’expertise, en vol libre ou en quadrillage systématique de parcelle. Dégâts de gibier, de tempête, incendie, gel... toutes les zones sinistrées peuvent être explorées en un minimum de temps. Par exemple, en cas de dommages sur des maïs de bonne hauteur, plus besoin d’arpenter la parcelle, en une vingtaine de minutes le drone est capable de restituer une photo aérienne globale d’une cinquantaine d’hectares laissant apparaître clairement les zones touchées. Une vue faite d’environ 300 photos prises durant son vol. Une image reconstituée en quelques minutes seulement après l’atterrissage de l’engin et dont la fiabilité est sans faille, mesurant au mètre carré près les surfaces abimées.
Avant l’envol de la machine, l’expert a fait une sélection très précise de la zone à survoler adaptant la hauteur de vol en fonction de ce qu’il recherche. Et une fois celle-ci reconstituée sur l’écran, le travail d’expertise ne fait que commencer. Les images enregistrées permettent un calcul rapide et précis des surfaces et des densités. Un indice de contraste offrant une reconnaissance immédiate des matières végétales vivantes ou mortes. Des surfaces qui peuvent être calculées en quelques clics sans connexion internet, directement sur le terrain. Ce qui n’empêchera pas l’expert de retourner ensuite sur la parcelle concernée afin de confronter les images et la réalité, et d’affiner encore son rapport. Cet outil, comme la tablette utilisée depuis quelques années, est donc précieux pour ces professionnels même si son utilisation est délicate et très réglementée. Ainsi, l’expert doit, avant tout décollage, faire une demande d’autorisation de plan de vol à la Direction Général de l’Aviation Civile. Un vol qui peut aussi être contrarié en fonction de la météo puisque un drone pèse moins de deux kilos et risquerait le crash en cas de vent trop important. Mais pour Jean-Baptiste Truchot, le drone est une petite révolution «comme quand le tracteur est arrivé, c’est le même principe». A noter aussi que le drone peut avoir un rôle préventif. Il peut ainsi être utilisé pour la surveillance des cheptels, comptant sans erreur toute les têtes de bétail sur une surface donnée. Comme le précise encore Jean-Baptiste Truchot, les applications le concernant ne cessent de se développer avec un champ d’action qui trouvera dans les années à venir encore bien d’autres débouchés.
Maxi exploration dans un minimum de temps
Ainsi depuis septembre 2016, plus de dix experts ont suivi pour Groupama la formation exo.expert et passé un brevet de pilotage indispensable à l’utilisation d’un tel matériel. Comme l’explique encore Jean-Baptiste Truchot, le drone peut être utilisé, en fonction des besoins d’expertise, en vol libre ou en quadrillage systématique de parcelle. Dégâts de gibier, de tempête, incendie, gel... toutes les zones sinistrées peuvent être explorées en un minimum de temps. Par exemple, en cas de dommages sur des maïs de bonne hauteur, plus besoin d’arpenter la parcelle, en une vingtaine de minutes le drone est capable de restituer une photo aérienne globale d’une cinquantaine d’hectares laissant apparaître clairement les zones touchées. Une vue faite d’environ 300 photos prises durant son vol. Une image reconstituée en quelques minutes seulement après l’atterrissage de l’engin et dont la fiabilité est sans faille, mesurant au mètre carré près les surfaces abimées.
Avant l’envol de la machine, l’expert a fait une sélection très précise de la zone à survoler adaptant la hauteur de vol en fonction de ce qu’il recherche. Et une fois celle-ci reconstituée sur l’écran, le travail d’expertise ne fait que commencer. Les images enregistrées permettent un calcul rapide et précis des surfaces et des densités. Un indice de contraste offrant une reconnaissance immédiate des matières végétales vivantes ou mortes. Des surfaces qui peuvent être calculées en quelques clics sans connexion internet, directement sur le terrain. Ce qui n’empêchera pas l’expert de retourner ensuite sur la parcelle concernée afin de confronter les images et la réalité, et d’affiner encore son rapport. Cet outil, comme la tablette utilisée depuis quelques années, est donc précieux pour ces professionnels même si son utilisation est délicate et très réglementée. Ainsi, l’expert doit, avant tout décollage, faire une demande d’autorisation de plan de vol à la Direction Général de l’Aviation Civile. Un vol qui peut aussi être contrarié en fonction de la météo puisque un drone pèse moins de deux kilos et risquerait le crash en cas de vent trop important. Mais pour Jean-Baptiste Truchot, le drone est une petite révolution «comme quand le tracteur est arrivé, c’est le même principe». A noter aussi que le drone peut avoir un rôle préventif. Il peut ainsi être utilisé pour la surveillance des cheptels, comptant sans erreur toute les têtes de bétail sur une surface donnée. Comme le précise encore Jean-Baptiste Truchot, les applications le concernant ne cessent de se développer avec un champ d’action qui trouvera dans les années à venir encore bien d’autres débouchés.
Plus de quarante participants
Ils étaient plus d’une quarantaine de futurs ou nouveaux chefs d’entreprises agricoles à avoir répondu présents à l’invitation de Groupama à Magny-Cours. Une après-midi afin d’officialiser de manière conviviale leur adhésion au Pass’installation, qui offre durant cinq ans un ensemble d’avantages concrets à leurs adhérents. Réduction de cotisation, jours de remplacement offerts, gestion des risques, prévention... Hormis Jean-Baptiste Truchot, plusieurs intervenants ont pris la parole comme Isabelle Chopin présidente de la fédération des caisses locales Groupama, les délégués Pass’avenir ou encore Charlotte Rigodeau du service remplacement à la Chambre d’agriculture.