Engrais : le défi du soutien face au choc carbone
Pour contrer l'envolée des prix des engrais, la Commission européenne a proposé de débloquer une aide d'urgence de 540 millions d'euros et d’assouplir la Pac. Mais le secteur s'inquiète du coût du mécanisme carbone aux frontières (MACF) et d'une clause de sauvegarde jugée inapplicable.
Face à une flambée des prix des intrants exacerbée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les perturbations dans le détroit d'Ormuz, l'Union européenne tente d’apaiser l’inquiétude grandissante des agricuteurs. Elle tente de manœuvrer entre mesures de soutien immédiates et régulation environnementale à long terme. C’est pourquoi la Commission de Bruxelles a dévoilé un arsenal financier et législatif pour sécuriser les prochaines récoltes et préserver la souveraineté alimentaire du continent. Un paquet d’urgence pour la trésorerie Sa première réponse consiste en une aide financière directe de 540 millions d'euros. Ces fonds proviennent de la réserve d’urgence agricole, qui a été abondée par une enveloppe de 300 millions d'euros issue du budget de l'UE pour 2026. Pour amplifier l'effet de ce levier, les États membres disposent de la faculté de compléter ces montants par des financements nationaux allant jusqu'à 200 %...
La suite est réservée à nos abonnés.