En session lundi 2 février
Le Conseil général rachète les terrains de la ferme du Marault
Cela aura été l’une des dernières décisions des conseillers généraux -sous cette appellation et avant les élections départementales de mars prochain : les terrains de la ferme du Marault ont été rachetés pour 500 000 euros.
Le GIE Charolais du Marault, qui exploite la ferme du même nom, accusait une dette de 450 000 euros. «Si nous n’étions pas intervenus, nous allions vers une mise en liquidation judiciaire» a expliqué Daniel Barbier, le vice-président (PS) chargé de l’agriculture et de la forêt, au moment de soumettre la décision au vote de ses collègues. Pas de bavure ! L’unanimité des élus s’est faite pour sauver ce site qui sert d’outil de promotion et de communication pour valoriser la race charolaise, à quelques encablures du circuit automobile de Magny-Cours. «Nous sommes un peu les pompiers» a pour sa part estimé Bernadette Larivé-Bruandet, la conseillère d’opposition (RAN). En rachetant le foncier, et pas les bâtiments, «c’est une manière de donner un souffle nouveau au site mais le Conseil général n’a pas l’ambition ni les compétences pour le gérer» a précisé Daniel Barbier. L’opération de sauvetage ne concerne donc que les 8,49 ha de terrain, pour un montant de
500 000 euros. Cette décision devrait donc permettre à la structure de faire face aux difficultés financières qui empêchaient jusqu’à maintenant de faire des travaux de remise aux normes. Sachant que le Marault, tout au long de l’année, accueille un nombreux public, que ce soit pour les événements agricoles annuels (ventes aux enchères, salons, concours de Nevers) ou pour des manifestations plus ouvertes telles qu’Univerbois ou, récemment, le Mondial Charolais.
Une SEML à la place du GIE
Pour autant, c’est une autre gouvernance qui devra être mise sur pied. De nouveaux partenaires du monde agricole seront sollicités, en plus des six anciens associés du GIE (Herd Book Charolais, Ufragec, Gercela, Charolais embryons, Chambre d’agriculture de la Nièvre et Société départementale d’agriculture). Jusqu’alors, «l’affrontement de personnes n’a pas arrangé les choses» a estimé Jean-Luc Gauthier, impliqué doublement dans le débat, à la fois en tant que conseiller général (RAN) de Saint-Benin d’Azy et de président de la Société d’agriculture, donc membre du GIE: «il va falloir éviter de reproduire les erreurs du passé, en installant une équipe compétente, à l’ancrage agricole et avec une véritable ouverture sur l’extérieur» a-t-il dit. Le souhait de Daniel Barbier est que «la participation du Conseil général soit la plus brève possible et que de nouveaux partenaires rejoignent la structure». Il a évoqué l’éventuelle venue d’Interbev (Interprofession du bétail et des viandes), dont Emmanuel Bernard, au niveau régional, s’était beaucoup investi dans l’organisation du Mondial charolais en août dernier. En tout cas, le GIE vit ses derniers jours sous sa forme actuelle. Au cours de cette année, pour gérer le Marault, il devrait laisser la place à une nouvelle Société d’économie mixte locale (SEML), à laquelle ses anciens associés pourront adhérer. Et Jean-Luc Gauthier de prévenir : «Si la SEML n’est pas capable d’avoir un fonctionnement cohérent, nous retrouverons les difficultés». L’enjeu va être de transformer la ferme en véritable agropôle, et d’imaginer un développement économiquement viable sur la durée...
500 000 euros. Cette décision devrait donc permettre à la structure de faire face aux difficultés financières qui empêchaient jusqu’à maintenant de faire des travaux de remise aux normes. Sachant que le Marault, tout au long de l’année, accueille un nombreux public, que ce soit pour les événements agricoles annuels (ventes aux enchères, salons, concours de Nevers) ou pour des manifestations plus ouvertes telles qu’Univerbois ou, récemment, le Mondial Charolais.
Une SEML à la place du GIE
Pour autant, c’est une autre gouvernance qui devra être mise sur pied. De nouveaux partenaires du monde agricole seront sollicités, en plus des six anciens associés du GIE (Herd Book Charolais, Ufragec, Gercela, Charolais embryons, Chambre d’agriculture de la Nièvre et Société départementale d’agriculture). Jusqu’alors, «l’affrontement de personnes n’a pas arrangé les choses» a estimé Jean-Luc Gauthier, impliqué doublement dans le débat, à la fois en tant que conseiller général (RAN) de Saint-Benin d’Azy et de président de la Société d’agriculture, donc membre du GIE: «il va falloir éviter de reproduire les erreurs du passé, en installant une équipe compétente, à l’ancrage agricole et avec une véritable ouverture sur l’extérieur» a-t-il dit. Le souhait de Daniel Barbier est que «la participation du Conseil général soit la plus brève possible et que de nouveaux partenaires rejoignent la structure». Il a évoqué l’éventuelle venue d’Interbev (Interprofession du bétail et des viandes), dont Emmanuel Bernard, au niveau régional, s’était beaucoup investi dans l’organisation du Mondial charolais en août dernier. En tout cas, le GIE vit ses derniers jours sous sa forme actuelle. Au cours de cette année, pour gérer le Marault, il devrait laisser la place à une nouvelle Société d’économie mixte locale (SEML), à laquelle ses anciens associés pourront adhérer. Et Jean-Luc Gauthier de prévenir : «Si la SEML n’est pas capable d’avoir un fonctionnement cohérent, nous retrouverons les difficultés». L’enjeu va être de transformer la ferme en véritable agropôle, et d’imaginer un développement économiquement viable sur la durée...