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PAC

Le casse-tête des SIE

Pour respecter le critère de verdissement PAC, certains agriculteurs ont fait le choix d’atteindre le taux de 5 % de SIE en implantant des cultures dérobées. La période pour semer ces dernières a été fixée dans la Nièvre entre le 6 août et le 30 septembre. Mais la sécheresse actuelle rend parfois impossible le respect de cette réglementation.
Par Ma signature
Le casse-tête des SIE
Johanna Donvez, (au centre avec le carnet) recense les problématiques rencontrées par les agriculteurs sur le terrain. À ses côtés, Stéphane Aurousseau, le président de la FDSEA (avec le chapeau).
Semer ou ne pas semer ? Telle est la question que se posent actuellement les céréaliers et les polyculteurs éleveurs du département.
Depuis le 6 août dernier, ils sont dans l’obligation de planter des cultures dérobées afin de respecter les fameux critères de verdissement des 5 % de SIE pour obtenir les aides de la PAC 2018. Il faut rappeler que la réglementation communautaire a imposé l’instauration d’une période de huit semaines consécutives pendant laquelle, les SIE devaient être implantées. Dans la Nièvre, c’est donc la période du 6 août au 3 septembre qui a été retenue en accord avec la profession, pour deux raisons. D’une part pour permettre aux agriculteurs de toucher le paiement vert avec l’acompte PAC, mais aussi pour favoriser l’implantation des cultures d’automne.

Or depuis plusieurs semaines, le manque d’eau se fait cruellement sentir. Alors, que faire ? Dans la Nièvre, plusieurs agriculteurs ont alerté les services de l’État et la FDSEA58 sur l’impossibilité de respecter ces obligations. Certains craignent même que des sanctions puissent être prises. C’est pour tenter de rassurer le monde agricole et constater l’ampleur du phénomène que la DDT a souhaité se rendre dans plusieurs parcelles du département afin de dresser un premier bilan de la situation.

Des dossiers aux cas par cas
Mardi 7 août, une délégation conduite par Johanna Donvez, chef du service Économie Agricole à la DDT 58, accompagnée par Cédric Zombotto, responsable des Grandes Cultures à la Chambre d’Agriculture de la Nièvre et Maëlla Guegan, animatrice à la FDSEA 58, s’est  d’abord rendue à Cosnes, Beaumont-Sardolles et Saint-Hilaire-Fontaine. Partout le même constat, la sécheresse ne permet pas une levée convenable des cultures. La DDT incite donc les agriculteurs en difficulté sur ce sujet à se faire connaître au plus vite. Du cas par cas est possible, si la situation de force majeure est prouvée et justifiée par l’agriculteur. D’ores et déjà, certains dossiers ont pu être réglés par une modification de la déclaration PAC. Les services de l’État sont donc à votre service en cas de besoin.
Contact : DDT de la Nièvre, 03 86 71 52 24