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Interbev et “Charolais de Bourgogne”

Le bœuf bourguignon se lance à l’assaut… de la Bourgogne

Face au succès remporté par l’opération “Bœuf Bourguignon local” menée par le Conseil général de la Côte d’Or, l’association Charolais de Bourgogne et Interbev ont décidé de rebondir déclinant la démarche cette fois à l’échelon régional. Et quoi de mieux que la Foire gastronomique de Dijon pour lancer officiellement l’opération…
Par Frédéric Duclos
Le bœuf bourguignon se lance  à l’assaut… de la Bourgogne
Dominique Girard conseiller général du canton d’Auxonne, Jean-Pierre Fleury président d’Interbev Bourgogne, et Régis Taupin président de l’association “Charolais de Bourgogne“ réunis lors du lancement de l’opération “Bœuf bourguignon Charolais de Bourgogn
Lancée mi-octobre par le Conseil Général de Côte d’Or, l’opération “Bœuf bourguignon local” a été couronnée de succès. Son but : proposer de la viande produite localement aux établissements publiques sous compétence du département (collèges, centre médico-sociaux, EPAD). Ainsi, en moins d’un mois, pas moins de trois tonnes de morceaux à bourguignon ont été servies dans les cuisines collectives gérées par le Conseil général de Côte d’Or.
Partenaire dès le début de l’opération, l’association “Charolais de Bourgogne” et la marque éponyme qu’elle représente ne pouvait en rester là. A l’instar de l’opération de même nature «Steak haché Charolais de Bourgogne» engagée l’an dernier et qui a permis de fournir plus de trente tonnes de viande contre les cinq espérées initialement, Charolais de Bourgogne a décidé d’élargir cette fois la démarche “bœuf bourguignon” à l’ensemble de la région en association avec Interbev Bourgogne. «Toutes les familles de la filière viande sont réunies au sein de l’interprofession» a souligné Jean-Pierre Fleury, président d’Interbev Bourgogne. «Mais la filière est en danger» a-t-il averti, non sans rappeler l’opération menée la veille par les éleveurs dans les chambres froides de la distribution et de la restauration rapide. «À Dijon, capitale de la gastronomie, nous avons trouvé de la viande en provenance de Lituanie, d’Australie, de Grande Bretagne, des Pays Bas…» Et Jean-Pierre Fleury ne cache pas son inquiétude en citant l’enseigne Mc Donald’s qui, «à grand renfort de matraquage publicitaire, annonce aux consommateurs que la viande qu’elle utilise est majoritairement française, alors que nous avons constaté des stocks issus, pour 66%, de l’importation». «Des pratiques qui vont à l’encontre de la filière et du consommateur». C’est sans nul doute sur ce dernier aspect que l’association Charolais de Bourgogne a su prendre toute sa dimension. Créée il y a près de quinze ans, l’association qui regroupe 1650 éleveurs, 6 organisations de producteurs, 5 abattoirs et une soixantaine de magasins a su conforter sa position et imposer sa marque comme un gage de viande de qualité. «Au fils des scandales alimentaires, nous avons su répondre à la demande des consommateurs» a rappelé Régis Taupin président de Charolais de Bourgogne. Avec un potentiel de 200 établissements dans la région, l’association espère atteindre le même succès que pour l’opération steak haché. Un objectif à portée de mains, sans aucun doute, et, comme l’a souligné Régis Taupin qui permettra «à nos enfants de consommer de la viande locale».