Session de la Chambre régionale d'agriculture à la Ferme du Marault (58)
La volatilité : une nouvelle donnée à intégrer dans les exploitations
Réunie en session à la Ferme du Marault, la Chambre régionale d'agriculture a dressé le constat d'une agriculture fortement impactée par la volatilité des prix. Le constat dressé, restent à identifier les marges de manœuvre des exploitations et «à développer les gènes de résistance» qui permettront aux agriculteurs de s'adapter avec pragmatisme à un contexte perturbé et perturbant.
La Chambre régionale d'agriculture s'est réunie à la Ferme du Marault, dans la Nièvre. L'occasion pour ses membres de constater que les effets de la sécheresse exceptionnelle de ce mois d'août et du début du mois de septembre se font sentir sur l'ensemble des départements de Bourgogne. [I]«D'année atypique, en année atypique, le constat reste le même»[i] insiste Dominique Chambrette, président de la Chambre régionale, mais cette année aura certainement plus qu'une autre soufflé le froid et le chaud, dans le désordre et avec des conséquences inégales en fonction des zones et des systèmes.
Au tableau des encouragements : des cours bien orientés pour les productions végétales et des cours de la viande qui se sont améliorés. Au tableau des déceptions : une vendange qui s'annonce en retrait pour les viticulteurs, l'impact de la crise Doux qui se fait sentir sur l'ensemble de la filière avicole, une crise du lait préoccupante et surtout des charges d'exploitation en augmentation constante. [I]«La volatilité fait partie de tous les systèmes d'exploitation, pour ce que l'on produit et pour tout ce que l'on achète»[i] constate le président de la Chambre régionale. Dans ces circonstances, le travail des Chambres s'oriente plus que jamais vers l'accompagnement et le conseil, [I]«pour remettre les exploitations face à leurs marges de progrès et leur proposer des solutions constructives pour l'avenir»[i].
[INTER]Identifier les marges de progrès[inter]
Chacun aujourd'hui est confronté à ses propres contraintes, qu'elles viennent du sol, du climat, ou de la situation historique de l'exploitation et ce qui compte c'est d'identifier à chaque fois les marges de progrès, ce qui fait que certains réussissent et d'autres pas. L'agriculture bénéficie actuellement d'un renversement d'image : le contexte économique, l'accroissement de la démographie et l'évolution climatique provoquent un regain d'intérêt pour la production agricole. Le consommateur fait le lien entre son assiette et le champ ou le pré. C'est un progrès et c'est un atout pour se faire entendre. La politique agricole commune reste plus que jamais essentielle pour le développement des agricultures nationales, les Européens des pays de l'Est qui en bénéficient aujourd'hui en sont bien convaincus désormais.
Reste que la forte volatilité des prix des matières premières [I]«prouve une nouvelle fois l'interdépendance des productions végétales et animales»[i]. Une volatilité d'autant plus exacerbée que l'Europe a baissé sa garde en n'ayant plus de politique de stockage. [I]«Sans stockage, pas de sécurité ni sur les volumes, ni sur les prix»[i] alerte le président de la Chambre régionale. Une alerte qui prend tout son sens à la lumière de l'exposé de François Roze sur la volatilité des marchés agricoles, une situation qui n'a plus rien d'exceptionnel, mais qui s'explique par plusieurs facteurs.
Un facteur climatique, avec une forte progression observée dans la dernière décennie. C'est un élément de contexte qui crée de l'incertitude et un facteur de risque supplémentaire pour les entreprises. Le maÏs s'envole à Chicago, entraînant dans son sillage d'autres produits céréaliers et oléagineux. Et l'indice IPAMPA viande bovine traduit la tendance à la hausse de toutes les matières premières nécessaires à l'élevage. L'augmentation des prix de la viande à la production ne suffisant pas à compenser cette envolée. Deux productions sont plus fortement exposées : le poulet dont le prix est particulièrement stable sur les trois dernières années et le lait où l'écart se creuse entre la progression de l'indice Ipampa et la baisse du prix de vente industriel.
D'autres facteurs alimentent l'instabilité des prix et des marchés, comme le taux de change euro/dollar et l'évolution du prix du baril de pétrole, les orientations de la politique agricoles de l'Europe qui limitent les stocks, la financiarisation des marchés des matières premières, les usages non alimentaires... Avec une conclusion qui va orienter tout le travail d'accompagnement des Chambres d'agriculture autour d'une question : « Comment développer des gènes de résistance ? » à cette forte volatilité et à ses conséquences.
[INTER]Proposer des solutions constructives[inter]
Les facteurs de progrès existent car on constate qu'à partir d'une même orientation certains s'en sortent mieux que d'autres. Il faut désormais intégrer la volatilité dans le pilotage stratégique des entreprises agricoles, certes, mais cette volatilité n'expliquent pas toujours tout. Le résultat d'exploitation peut aussi dépendre de facteurs qui propres à l'exploitation et/ou d'éléments dépendants de l'environnement, du contexte international, des choix politiques nationaux ou européens... Les Chambres d'agriculture se trouvent ainsi dans leur cœur de métier : le développement pour accompagner au mieux les exploitations dans les différentes phases de leur vie. Avec une volonté réaffirmée par Dominique Chambrette : [I]«mettre en avant les points forts et se faire un devoir de proposer des solutions constructives pour assurer l'avenir»[i].
Représentant le Préfet de la Région Bourgogne, Jean-Roch Gaillet directeur de la DRAAF, a insisté sur le fait que l'actuel ministre de l'Agriculture était [I]«très mobilisé sur le sujet de la volatilité»[i]. Le Président de la République devrait faire quelques annonces au Space, lors de sa venue. Autre sujet important qui mobilise les attentions [I]«la PAC et les interrogations liées aux négociations en cours, au zonage, à l'avenir de la PHAE, de la PMTVA, aux limites du verdissement... »[i]. Sur le plan national, la rentrée de l'enseignement agricole s'est déroulée [I]«de façon satisfaisante»[i], seul bémol la rénovation des bacs Pro a amené une diminution [I]«mécanique»[i] des effectifs de 4%. Sur le plan des productions, une mauvaise année se dessine pour la viticulture avec une conjugaison tout à fait inhabituelle d'un effet mildiou et d'un effet oÏdium. Le dossier Nitrates [I]«est suivi de près et collectivement»[i], ce qui a abouti [I]«à la remise d'un rapport qui se tenait et qui a clarifié la situation»[i].
Le 18 septembre se tiendra la première réunion de la commission inter-régionale viande de boucherie qui va définir une stratégie partagée en ce qui concerne l'abattage et la répartition de l'enveloppe au titre de l'aide à la modernisation de structures d'abattage. A l'image [I]«du grand moment»[i] qu'à constitué le salon du charolais à Saulieu, Jean-Roch Gaillet a appelé de ses vœux [I]«d'autres moments de cette envergure en élevage et dans toutes les productions, tant il est important de perpétuer ces événements dynamiques pour l'agriculture et ses acteurs»[i].
Au tableau des encouragements : des cours bien orientés pour les productions végétales et des cours de la viande qui se sont améliorés. Au tableau des déceptions : une vendange qui s'annonce en retrait pour les viticulteurs, l'impact de la crise Doux qui se fait sentir sur l'ensemble de la filière avicole, une crise du lait préoccupante et surtout des charges d'exploitation en augmentation constante. [I]«La volatilité fait partie de tous les systèmes d'exploitation, pour ce que l'on produit et pour tout ce que l'on achète»[i] constate le président de la Chambre régionale. Dans ces circonstances, le travail des Chambres s'oriente plus que jamais vers l'accompagnement et le conseil, [I]«pour remettre les exploitations face à leurs marges de progrès et leur proposer des solutions constructives pour l'avenir»[i].
[INTER]Identifier les marges de progrès[inter]
Chacun aujourd'hui est confronté à ses propres contraintes, qu'elles viennent du sol, du climat, ou de la situation historique de l'exploitation et ce qui compte c'est d'identifier à chaque fois les marges de progrès, ce qui fait que certains réussissent et d'autres pas. L'agriculture bénéficie actuellement d'un renversement d'image : le contexte économique, l'accroissement de la démographie et l'évolution climatique provoquent un regain d'intérêt pour la production agricole. Le consommateur fait le lien entre son assiette et le champ ou le pré. C'est un progrès et c'est un atout pour se faire entendre. La politique agricole commune reste plus que jamais essentielle pour le développement des agricultures nationales, les Européens des pays de l'Est qui en bénéficient aujourd'hui en sont bien convaincus désormais.
Reste que la forte volatilité des prix des matières premières [I]«prouve une nouvelle fois l'interdépendance des productions végétales et animales»[i]. Une volatilité d'autant plus exacerbée que l'Europe a baissé sa garde en n'ayant plus de politique de stockage. [I]«Sans stockage, pas de sécurité ni sur les volumes, ni sur les prix»[i] alerte le président de la Chambre régionale. Une alerte qui prend tout son sens à la lumière de l'exposé de François Roze sur la volatilité des marchés agricoles, une situation qui n'a plus rien d'exceptionnel, mais qui s'explique par plusieurs facteurs.
Un facteur climatique, avec une forte progression observée dans la dernière décennie. C'est un élément de contexte qui crée de l'incertitude et un facteur de risque supplémentaire pour les entreprises. Le maÏs s'envole à Chicago, entraînant dans son sillage d'autres produits céréaliers et oléagineux. Et l'indice IPAMPA viande bovine traduit la tendance à la hausse de toutes les matières premières nécessaires à l'élevage. L'augmentation des prix de la viande à la production ne suffisant pas à compenser cette envolée. Deux productions sont plus fortement exposées : le poulet dont le prix est particulièrement stable sur les trois dernières années et le lait où l'écart se creuse entre la progression de l'indice Ipampa et la baisse du prix de vente industriel.
D'autres facteurs alimentent l'instabilité des prix et des marchés, comme le taux de change euro/dollar et l'évolution du prix du baril de pétrole, les orientations de la politique agricoles de l'Europe qui limitent les stocks, la financiarisation des marchés des matières premières, les usages non alimentaires... Avec une conclusion qui va orienter tout le travail d'accompagnement des Chambres d'agriculture autour d'une question : « Comment développer des gènes de résistance ? » à cette forte volatilité et à ses conséquences.
[INTER]Proposer des solutions constructives[inter]
Les facteurs de progrès existent car on constate qu'à partir d'une même orientation certains s'en sortent mieux que d'autres. Il faut désormais intégrer la volatilité dans le pilotage stratégique des entreprises agricoles, certes, mais cette volatilité n'expliquent pas toujours tout. Le résultat d'exploitation peut aussi dépendre de facteurs qui propres à l'exploitation et/ou d'éléments dépendants de l'environnement, du contexte international, des choix politiques nationaux ou européens... Les Chambres d'agriculture se trouvent ainsi dans leur cœur de métier : le développement pour accompagner au mieux les exploitations dans les différentes phases de leur vie. Avec une volonté réaffirmée par Dominique Chambrette : [I]«mettre en avant les points forts et se faire un devoir de proposer des solutions constructives pour assurer l'avenir»[i].
Représentant le Préfet de la Région Bourgogne, Jean-Roch Gaillet directeur de la DRAAF, a insisté sur le fait que l'actuel ministre de l'Agriculture était [I]«très mobilisé sur le sujet de la volatilité»[i]. Le Président de la République devrait faire quelques annonces au Space, lors de sa venue. Autre sujet important qui mobilise les attentions [I]«la PAC et les interrogations liées aux négociations en cours, au zonage, à l'avenir de la PHAE, de la PMTVA, aux limites du verdissement... »[i]. Sur le plan national, la rentrée de l'enseignement agricole s'est déroulée [I]«de façon satisfaisante»[i], seul bémol la rénovation des bacs Pro a amené une diminution [I]«mécanique»[i] des effectifs de 4%. Sur le plan des productions, une mauvaise année se dessine pour la viticulture avec une conjugaison tout à fait inhabituelle d'un effet mildiou et d'un effet oÏdium. Le dossier Nitrates [I]«est suivi de près et collectivement»[i], ce qui a abouti [I]«à la remise d'un rapport qui se tenait et qui a clarifié la situation»[i].
Le 18 septembre se tiendra la première réunion de la commission inter-régionale viande de boucherie qui va définir une stratégie partagée en ce qui concerne l'abattage et la répartition de l'enveloppe au titre de l'aide à la modernisation de structures d'abattage. A l'image [I]«du grand moment»[i] qu'à constitué le salon du charolais à Saulieu, Jean-Roch Gaillet a appelé de ses vœux [I]«d'autres moments de cette envergure en élevage et dans toutes les productions, tant il est important de perpétuer ces événements dynamiques pour l'agriculture et ses acteurs»[i].