Après les éléphants roses...
La Vache verte, pour séduire les consommateurs-citoyens
Paris recevra la fameuse conférence mondiale sur le climat (COP 21) à la fin de l’année. Pour éviter que l’événement ne se transforme en procès des «pets de vache», les éleveurs français ont imaginé un mouvement, «la Vache verte», dont les outils multimédias veulent aller contre les préjugés environnementaux des consommateurs et des citoyens. Un temps de «communication positive», selon Emmanuel Bernard qui lançait l’opération dans la Nièvre, dimanche 19 juillet à Langeron...
La fête intercommunale de la Communauté de communes du Nivernais bourbonnais, dimanche 19 juillet à Langeron, avait pour thème «Le grand boeuf». L’époux de Mme Pacquet, la maire de la commune, avait amené à pied, Impérial, son taureau, et un de ses veaux, exposés à la vue des visiteurs, en contrebas du bourg. L’affiche de l’événement avait été conçue autour de ce thème, figurant un énorme taureau stylisé et coloré en violet. Histoire de rappeler la vocation d’élevage du territoire, à la fois à ses habitants et aux touristes de passage durant l’été. Outre les jeux inter-communaux de l’après-midi, des stands d’artisanat, de fromages et de miel, étaient disposés tout le long des rues principales du village. Et, face à la mairie, Interbev, l’interprofession de la viande en Bourgogne, avait installé un stand et deux banderoles, aux couleurs de la Vache verte.
Rien d’étonnant à ce que les professionnels prennent toute leur place aux festivités, même avec des éléments de communication un peu déroutants dans ce kaléïdoscope de couleurs festives. Après les éléphants roses, les Langeronnais ont découvert, quarante ans après, les bovins pastels, des symboles stupéfiants de positivisme médiatique, sans jamais toucher à de quelconques brins d’herbe, par ailleurs très rare, du fait de la météo, dans les champs environnants.
Couleur de l’espoir... et de l’environnement
Trève de plaisanterie ! Si la fête a battu son plein toute la journée, la Vache verte, pas malade pour un sou, était le support à une action de communication d’envergure nationale, déclinée dans les départements, et lancée par la Confédération nationale de l’élevage (CNE) et les fédérations professionnelles (FNB et FNO). Emmanuel Bernard, éleveur près de Cercy-la-Tour, président de la Section bocine de la FDSEA58 qui occupe des responsabilités nationales dans les instances professionnelles, avait fait le déplacement pour expliciter la nouvelle campagne de communication. En tee-shirt floqué pour l’occasion et casquette au logo de la Vache verte, il sensibilisait les passants à l’impact positif de l’élevage sur l’environnement. Il distribuait des livrets et s’entretenait avec les maires des communes représentées, plaidait en faveur de son métier auprès des passants venus festoyer... Jean-Pierre Raclin, éleveur sur la commune, assurait le service après-vente auprès des visiteurs, dont bon nombre de ses connaissances habituelles. A l’heure de l’inauguration officielle, sous le barnum disposé devant la mairie, les élus ont souhaité la bienvenue à cette 5ème édition de la fête et ont laissé à Emmanuel Bernard, durant dix minutes, le soin de dévoiler les objectifs et les enjeux de la vache aux couleurs de l’espoir et de l’environnement.
«Mouvement» positiviste
Car tel est bien là l’ambition de ce qui se présente comme un «mouvement» ! La Vache verte est née il y a plus de deux ans, à la suite d’une réflexion des professionnels sur l’impact environnemental de l’élevage. «Depuis dix ans, la FAO sort un rapport sur la pollution d’origine bovine, qui est pour certains une source de propagande anti-élevage. Nous étions sur la défensive» indique Emmanuel Bernard. Et puis la décision d’organiser la COP 21 fin 2015 à Paris a été le déclic : «nous avons voulu éviter que cet événement international ne se transforme en procès des pets de vache, alors que dans nos systèmes de production, en France mais aussi en Europe (comme en Irlande), nous pratiquons une autonomie alimentaire à plus de 90%, loin des feed lots ou des usages d’hormones de croissance» insiste le responsable. Tordre le cou à des préjugés : tel est bien l’objectif, décliné en slogan - «l’équilibre est dans le pré»-, en site internet (www.vacheverte.fr), en autocollants, en banderoles (qui seront bientôt installées sur les clôtures de plusieurs exploitations nivernaises) et en livrets d’information. «Les bienfaits de l’élevage sur la captation du carbone par les prairies ou l’apport socio-économique de nos métiers au territoire participent d’un message résolument positif. Nous ne sommes plus sur la défensive mais nous devons mieux communiquer nos atouts et nos richesses, nos difficultés et notre action en faveur des équilibres requis par la société» avance sans état d’âme le responsable syndical. L’action de communication ne fait que commencer. Un rendez-vous est déjà prévu à Nevers, début août, afin de sensibiliser les citadins et transformer la COP 21 en opportunité de prosélytisme bovin, ovin et caprin...
Rien d’étonnant à ce que les professionnels prennent toute leur place aux festivités, même avec des éléments de communication un peu déroutants dans ce kaléïdoscope de couleurs festives. Après les éléphants roses, les Langeronnais ont découvert, quarante ans après, les bovins pastels, des symboles stupéfiants de positivisme médiatique, sans jamais toucher à de quelconques brins d’herbe, par ailleurs très rare, du fait de la météo, dans les champs environnants.
Couleur de l’espoir... et de l’environnement
Trève de plaisanterie ! Si la fête a battu son plein toute la journée, la Vache verte, pas malade pour un sou, était le support à une action de communication d’envergure nationale, déclinée dans les départements, et lancée par la Confédération nationale de l’élevage (CNE) et les fédérations professionnelles (FNB et FNO). Emmanuel Bernard, éleveur près de Cercy-la-Tour, président de la Section bocine de la FDSEA58 qui occupe des responsabilités nationales dans les instances professionnelles, avait fait le déplacement pour expliciter la nouvelle campagne de communication. En tee-shirt floqué pour l’occasion et casquette au logo de la Vache verte, il sensibilisait les passants à l’impact positif de l’élevage sur l’environnement. Il distribuait des livrets et s’entretenait avec les maires des communes représentées, plaidait en faveur de son métier auprès des passants venus festoyer... Jean-Pierre Raclin, éleveur sur la commune, assurait le service après-vente auprès des visiteurs, dont bon nombre de ses connaissances habituelles. A l’heure de l’inauguration officielle, sous le barnum disposé devant la mairie, les élus ont souhaité la bienvenue à cette 5ème édition de la fête et ont laissé à Emmanuel Bernard, durant dix minutes, le soin de dévoiler les objectifs et les enjeux de la vache aux couleurs de l’espoir et de l’environnement.
«Mouvement» positiviste
Car tel est bien là l’ambition de ce qui se présente comme un «mouvement» ! La Vache verte est née il y a plus de deux ans, à la suite d’une réflexion des professionnels sur l’impact environnemental de l’élevage. «Depuis dix ans, la FAO sort un rapport sur la pollution d’origine bovine, qui est pour certains une source de propagande anti-élevage. Nous étions sur la défensive» indique Emmanuel Bernard. Et puis la décision d’organiser la COP 21 fin 2015 à Paris a été le déclic : «nous avons voulu éviter que cet événement international ne se transforme en procès des pets de vache, alors que dans nos systèmes de production, en France mais aussi en Europe (comme en Irlande), nous pratiquons une autonomie alimentaire à plus de 90%, loin des feed lots ou des usages d’hormones de croissance» insiste le responsable. Tordre le cou à des préjugés : tel est bien l’objectif, décliné en slogan - «l’équilibre est dans le pré»-, en site internet (www.vacheverte.fr), en autocollants, en banderoles (qui seront bientôt installées sur les clôtures de plusieurs exploitations nivernaises) et en livrets d’information. «Les bienfaits de l’élevage sur la captation du carbone par les prairies ou l’apport socio-économique de nos métiers au territoire participent d’un message résolument positif. Nous ne sommes plus sur la défensive mais nous devons mieux communiquer nos atouts et nos richesses, nos difficultés et notre action en faveur des équilibres requis par la société» avance sans état d’âme le responsable syndical. L’action de communication ne fait que commencer. Un rendez-vous est déjà prévu à Nevers, début août, afin de sensibiliser les citadins et transformer la COP 21 en opportunité de prosélytisme bovin, ovin et caprin...
Formation sur l’utilisation de l’outil informatique
Face à la dématérialisation d’un certain nombre de documents (PAC, bon d’équarrissage …), la Commission des agricultrices de la FDSEA de la Nièvre a souhaité que soit mis en place une formation sur l’utilisation des outils informatiques.
Au programme : utilisation du traitement de texte, utilisation du navigateur internet, utilisation d’une boite mail … Celle-ci aura lieu à la Chambre d’agriculture de Nevers, sur deux demi-journées, les 4 et 14 septembre de 9h à 12h30. N’hésitez pas à nous faire part de vos besoins pour adapter au mieux la formation aux attentes de chacun.
Contact : Maëla GUEGAN au 03.86.93.40.92 ou fdsea58@wanadoo.fr
Au programme : utilisation du traitement de texte, utilisation du navigateur internet, utilisation d’une boite mail … Celle-ci aura lieu à la Chambre d’agriculture de Nevers, sur deux demi-journées, les 4 et 14 septembre de 9h à 12h30. N’hésitez pas à nous faire part de vos besoins pour adapter au mieux la formation aux attentes de chacun.
Contact : Maëla GUEGAN au 03.86.93.40.92 ou fdsea58@wanadoo.fr