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Bourgogne Franche-Comté

La Safer... Vous allez l’aimer !

La Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) Bourgogne Franche-Comté vient de lancer une campagne de communication visant à mettre en avant ses différentes actions.
Par Aurélien Genest
La Safer... Vous allez l’aimer !
Jean-Luc Desbrosses (président de la Safer BFC), entouré de Lionel de Villemereuil et Jean-Roch Gaillet, les directeurs de la Safer Bourgogne Franche-Comté et de la Draaf Bourgogne.
[I]«Jusqu’à aujourd’hui, notre communication se faisait principalement par le biais de gens mécontents. Notre image est donc assez négative»[i] fait remarquer le président Jean-Luc Desbrosses. Principal orateur d’une conférence de presse organisée le 19 novembre à Dijon, l’agriculteur de Saône-et-Loire a développé et illustré son propos : [I]«c’est comme en ce moment pour les impôts : ceux qui n’en paient encore pas, on ne les entend pas. A la Safer, c’est un peu pareil. Il y a des gens qui ne sont pas retenus, ceux-ci avaient un projet qu’ils pensaient être le meilleur. Il sont logiquement déçus mais il n’y a malheureusement pas assez de foncier pour répondre favorablement à toutes les attentes»[i]. Selon le directeur Lionel de Villemereuil, une cinquantaine de candidatures peuvent être enregistrées sur un même dossier alors qu’une seule, voire quelques personnes seulement peuvent être satisfaites... [I]«Ce n’est pas toujours facile et l’on se fait parfois secouer»[i] reconnaît Jean-Luc Desbrosses.

[INTER]«Positiver»[inter]
Conscients de la [I]«complexité»[i] de ses actions et de son [I]«déficit»[i] en communication, les responsables de la Safer sont bien décidés à [I]«positiver»[i]. Pour Lionel de Villemereuil, certains points méritent d’être démystifiés, comme le droit de préemption exercé par la Safer: [I]«Lorsqu’un particulier souhaite acquérir un terrain en zone rural, il est souvent informé du droit de préemption de la Safer. Cela contribue à nous donner là aussi une image assez négative. Dans la réalité, nous n’exerçons ce droit qu’à 40, voire 50 reprises sur 15 000 notifications annuelles. C’est très peu»[i]. Pour mettre en avant les actions exercées au quotidien par la Safer, Jean-Luc Desbrosses souhaite s’appuyer sur la grande diversité des productions de Bourgogne France-Comté : [I]«nous avons des tas d’exemples qui pourraient intéresser la presse et le public, dans tous les domaines de productions, tous les types d’installations, de reconversions, d’agrandissements d’exploitations agricoles qui existent ici. Nous avons la plus grande Safer de France suite à la fusion des deux structures régionales il y a deux ans. Il y a beaucoup d’éléments intéressants à mettre en avant»[i]. Pour Jean-Roch Gaillet, directeur de la Draaf, lui aussi présent à cette conférence de presse, [I]«Le travail de la Safer est exemplaire et mérite d’être connu. Mais de l’extérieur, il n’est pas forcément facile de comprendre l’ensemble de ses actions. Pour le grand public, c’est clairement quelque chose de compliqué, d’où l’intérêt de cette campagne»[i].

[INTER]Un rôle déterminant[inter]
Les missions de la Safer sont majoritairement axées autour des ventes, acquisitions et locations de foncier. Sa vocation agricole est connue de tous, avec le renouvellement des générations comme grande priorité. Près de 40% de ses activités foncières agricoles sont d’ailleurs dédiés aux jeunes agriculteurs, avec une partie non négligeable de hors cadre familiaux. Dans ses orientations, la Safer privilégie les filières, dont certaines sont en difficultés comme celle du lait hors AOC. [I]«Nous prenons en compte les problèmes de rentabilité et de contraintes de travail. Nous essayons de privilégier ces productions»[i] rappelle Jean-Luc Desbrosses, qui précise le panel d’activités de son entreprise : [I]«la Safer se préoccupe du développement de nos territoires dans son ensemble. Le contexte est particulier avec un foncier qui se raréfie (perte annuelle de 78 000 hectares au niveau national). Nous sommes capables de transmettre des exploitations dans leur globalité sous toutes leur forme. Nous intervenons auprès des collectivités pour leur développement économique. Nous pouvons citer le développement des infrastructures comme les routes, les autoroutes ou encore la LGV... Nous sommes attentifs au non gaspillage des terres. Le territoire forestier fait également partie de nos missions»[i]. D’autres orientations de la Safer ont évolué ces dernières années, comme son implication en faveur des biens ruraux et de l’aspect environnemental (un travail commun avec l’Agence de l’eau est pris comme exemple). Jean-Luc Desbrosses ne tarit pas d’éloges sur le rôle des Safer au niveau national : [I]«ce n’est pas un hasard si l’agriculture française est devenue un modèle au niveau européen. En matière de foncier, le statut du fermage et les Safer ont structuré l’agriculture, permis aux agriculteurs d’investir, de se développer, de produire, d’exporter. Dans l’économie nationale, l’agriculture n’a pas à rougir par rapport à d’autres secteurs d’activités. La Safer apporte sa pierre à l’édifice en travaillant sur le foncier, support indispensable à toute activité agricole»[i].