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Bassins d'€™alimentation de captage

La profession organise la riposte

Au programme de la dernière session de la Chambre régionale d'agriculture : les bassins d'alimentation de captage. L'engagement pris d'élaborer une stratégie régionale permettant de mieux adapter les décisions à la réalité agronomique et économique du terrain a été tenu. Etienne Henriot a présenté les premiers résultats d'un travail collectif , au service d'une meilleure prise en compte des enjeux agricoles.

Par Anne-Marie Klein
La profession organise la riposte
Etienne Henriot a présenté les premiers éléments de réflexion issus du travail mené en commun entre la FRSEA, la Chambre régionale d'agriculture et les organismes stockeurs, afin que les agriculteurs ne se soient plus mis au pied du mur des décisions résu
[I]«Il ne s'agit pas de s'opposer, mais de trouver des synergies pour avancer dans la recherche de solutions concertées avec tous les acteurs concernés par les bassins d'alimentation de captage et en tout premier lieu les agriculteurs»[i]. En présentant la session de la Chambre régionale d'agriculture un premier schéma d'organisation professionnelle sur le sujet très discuté des BAC, Etienne Henriot a clairement fait ressortir qu'il s'agissait avant tout [I]«d'anticiper pour ne pas subir»[i]. La proposition présentée et validée par la Chambre régionale s'inscrit dans une démarche de réflexion nationale engagée par la profession agricole, relayée en région et qui sera déclinée sur le plan départemental.
C'est une proposition d'action collective où [I]«chacun tient sa place»[i], le syndicat majoritaire comme force de propositions, les Chambres d'agriculture et les OS pour l'accompagnement technique et le suivi économique.
Le cadre actuel des études réalisées pour la protection de la dernière tranche des bassins d'alimentation de captages intéresse une vaste portion de terres agricoles en production.

[INTER]Repredre l'€™initiative en amont.[inter]
A la diversité des situations sur le plan local, s'ajoute la diversité de traitement des agriculteurs qui n'ont pas souvent la main sur de tels dispositifs. Il fallait donc reprendre l'initiative, explique Etienne Henriot et permettre aux agriculteurs d'être acteurs à part entière de la démarche le plus en amont possible. Une réflexion commune s'est donc engagée au plan régional, qui a réuni le syndicalisme majoritaire (FRSEA), la Chambre régionale d'agriculture et les organismes économiques, dont les coopératives, pour dresser le constat de la situation, en analyser les effets et évaluer l'impact des décisions de protection des captages prioritaires, sur le plan agronomique et économique.
«L'idée» précise Etienne Henriot, [I]«c'est que les agriculteurs soient associés dès le début à l'étude»[i]. Le dispositifs seraient déployés sur le plan local, tout en permettant au plan régional d'avoir une vision d'ensemble de tous les BAC de Bourgogne et d'échanger avec les instances administrative régionales : DREAL, DRAAF, Agences de l'eau.
En travaillant très en amont, avant que les décisions ne s'imposent, la profession va pouvoir préciser le message agronomique et communiquer sur les enjeux économiques, avec un objectif : éviter le gel des territoires, y compris dans les zones les plus sensibles, où le partage des expertises et des expériences peut permettre d'avancer sur des solutions économiquement viables et acceptables sur le plan environnemental.