Concours des ovins reproducteurs de Moulins-Engilbert
La prime aux habitués
Le concours des ovins reproducteurs de Moulins-Engilbert s'est tenu mardi 6 août sur le champ de foire, en marge de la foire. Parmi les élevages primés, on retrouve de nombreux habitués qui ont trusté les principaux lots. Malgré 10 moutons de plus qu'il y a un an, la participation est fragile.
Comme Evan Hanbury ou Thierry Renier, éleveurs habitués à venir présenter leurs moutons au concours de Moulins-Engilbert, et qui ont remporté la majeure partie des prix cette année, ils étaient 8 exposants mardi dernier sur le champ de foire à braver les orages et la pluie. Ils avaient amené 70 moutons reproducteurs, à la grande satisfaction des organisateurs, au premier rang desquels Alain Guinot, le président du Comité des foires de la commune. 70 ovins, «c'est 10 de mieux qu'en 2012» se réjouissait ce dernier, vers midi, même si çà ne doit pas faire oublier la lente baisse de participation constatée dans les événements de ce type dans la région. Et de faire le constat que, «en 2007, nous avions encore 15 exposants pour une centaine d'animaux en plus». Malgré la météo capricieuse de ce mardi matin, les éleveurs ont tout de même amené une quinzaine de bêtes de plus que le nombre d'inscrits, la veille, ce qui a bien failli entraîner l'annulation pure et simple de la manifestation. «Par respect pour ceux qui étaient inscrits et parce que les plaques avaient déjà été fabriquées», selon Alain Guinot, l'événement traditionnel a tout de même eu lieu.
[INTER]5 ou 6 ventes[inter]
Compte tenu des averses, il y a eu beaucoup moins de visiteurs aux abords du barnum monté sur le champ de foire. Autre conséquence, plus gênante, «il y a eu 5 ou 6 ventes de moutons cette année, alors que d'habitude, à Moulins-Engilbert, c'est jusqu'à 15 bêtes qui changeaient de main durant le concours» selon l'organisateur. Signe que les éleveurs aussi ont tendance à moins se déplacer pour venir acheter. «Tous ceux qui partent en retraite ne sont pas remplacés par des jeunes motivés pour s'installer» souligne-t-il, une fois de plus, inéxorablement. La foire-concours de Luzy, il y a quinze jours, avait fait le même constat. Peut-être aussi que l'intérêt économique de tels rendez-vous s'émousse un peu: «Je continue parce que je suis un passionné qui a fait çà toute sa vie mais nous ne sommes pas payés pour notre savoir-faire et çà coûte de plus en plus cher de trouver les bonnes souches» témoignait Evan Hanbury, l'un des grands gagnants de cette édition, juste avant la remise des prix. Lui qui élève 50 mères inscrites à Limanton, en plus des vaches et des chevaux AQPS, souhaite ardemment pérenniser sa participation aux différents concours (il va tous les ans à la foire de Decize, au Salon de Paris et au Sommet de l'élevage à Cournon): «Même s'il n'y a pas d'achat, çà nous fait une publicité essentielle pour maintenir les contacts commerciaux tout au long de l'année» insiste-t-il. Pourvu que les moutonniers de la région partagent encore longtemps ce point de vue...
[INTER]5 ou 6 ventes[inter]
Compte tenu des averses, il y a eu beaucoup moins de visiteurs aux abords du barnum monté sur le champ de foire. Autre conséquence, plus gênante, «il y a eu 5 ou 6 ventes de moutons cette année, alors que d'habitude, à Moulins-Engilbert, c'est jusqu'à 15 bêtes qui changeaient de main durant le concours» selon l'organisateur. Signe que les éleveurs aussi ont tendance à moins se déplacer pour venir acheter. «Tous ceux qui partent en retraite ne sont pas remplacés par des jeunes motivés pour s'installer» souligne-t-il, une fois de plus, inéxorablement. La foire-concours de Luzy, il y a quinze jours, avait fait le même constat. Peut-être aussi que l'intérêt économique de tels rendez-vous s'émousse un peu: «Je continue parce que je suis un passionné qui a fait çà toute sa vie mais nous ne sommes pas payés pour notre savoir-faire et çà coûte de plus en plus cher de trouver les bonnes souches» témoignait Evan Hanbury, l'un des grands gagnants de cette édition, juste avant la remise des prix. Lui qui élève 50 mères inscrites à Limanton, en plus des vaches et des chevaux AQPS, souhaite ardemment pérenniser sa participation aux différents concours (il va tous les ans à la foire de Decize, au Salon de Paris et au Sommet de l'élevage à Cournon): «Même s'il n'y a pas d'achat, çà nous fait une publicité essentielle pour maintenir les contacts commerciaux tout au long de l'année» insiste-t-il. Pourvu que les moutonniers de la région partagent encore longtemps ce point de vue...
Le palmarès
Charollais non inscrits:
Agneaux: 1er prix, Evan Hanbury (Limanton, 58); 2ème, Evan Hanbury; 3ème, Thierry Renier (Issy l'Evêque, 71).
Prix d'ensemble: 1er prix, Evan Hanbury; 2ème, Thierry Renier.
Anthenais: 1er prix, Evan Hanbury; 2ème, M. Skierra (Crux-la-Ville, 58).
Adultes: 1er prix, M. Skierra.
Agnelles: 1er prix d'ensemble, Marie-Claire Harvey (Luzy, 58).
Charollais inscrits:
- Agneaux: 1er prix, Thierry Renier; 2ème, Evan Hanbury; 3ème, EARL Thierry Buteau (Issy l'Evêque, 71).
- Prix d'ensemble: 1er prix, EARL Buteau; 2ème, Evan Hanbury.
- Anthenais: 1er prix, M. Skierra; 2ème, Thierry Renier; 3ème, Evan Hanbury.
- Adultes: 1er prix, Evan Hanbury; 2ème, Marie-Claire Harvey.
Texel:
- Anthenais: 1er prix, élevage Jean-Michel Blond (La Celle en Morvan, 58).
Suffolk: - Agneaux: 1er prix, élevage Julie Chevalier (Saint-Sulpice, 58)