Circuits courts
La plateforme Agrilocal est lancée
Le Conseil départemental a lancé officiellement le 15 mai dernier la plateforme Agrilocal. Un outil informatique qui doit permettre de mettre en relation des producteurs et des centrales d’achats. Un dispositif déjà existant dans d’autres départements. La Ferme des Desrues a servi de cadre à l’évènement.
Manger sain et local, tel est l’objectif d’Agrilocal 58. Cette plateforme internet permet de mettre en relation producteurs locaux, artisans et fournisseurs avec les acheteurs de la restauration collective publique (collèges, Éphad, hôpitaux…). Pour le moment les acteurs privés comme les restaurants ne font pas partie du dispositif. L’outil a été créé dans le département du Puy-de-Dôme et la Nièvre est le 34 ème département à adhérer à ce projet. «Nous sommes actuellement dans une phase d’expérimentation, tout doit être opérationnel pour la rentrée prochaine» a affirmé Alain Lassus, le président du Conseil départemental.
L’inscription est gratuite. Il suffit de se connecter sur www.agrilocal58.fr et de créer un compte. L’acheteur peut ainsi publier ses besoins en produits alimentaires et les producteurs proposent leurs tarifs et indiquent la disponibilité des produits. Les commandes sont réalisées dans le respect du code des marchés publics. Les producteurs sont alors avertis s’ils ont été retenus ou non. En cas de réponse positive, le transport des marchandises, dont la date a été convenue entre les deux parties, revient au fournisseur. Actuellement 5 producteurs et 18 utilisateurs ont été répertoriés sur la plateforme nivernaise. L’intérêt est que le Conseil départemental de la Nièvre a aussi accès aux bases de données des producteurs du Cher et de l’Allier. «Agrilocal est un moyen indirect de soutien à l’emploi, même si j’ai bien conscience que ce n’est pas cet outil qui va régler le problème de l’agriculture» a reconnu Alain Lassus.
Un outil qui suscite des interrogations
Malgré son caractère très novateur, Agrilocal58 comporte quelques écueils. Ainsi, Il n’existe pas de suivi d’un producteur qui ne remplirait pas les critères d’intégration à la plateforme, par manque de volume par exemple. Ensuite pour les éleveurs le problème majeur reste la valorisation de l’ensemble de la bête. En général, les établissements scolaires ne prennent de préférence des «avants», notamment pour le bourguignon. L’éleveur doit donc réaliser son équilibre matière en trouvant un autre débouché aux morceaux réputés «nobles». Pour faire avancer ce dossier le président du Conseil départemental n’est pas opposé à faire rentrer la restauration privée dans le dispositif, mais encore faut-il en étudier la faisabilité sur le plan réglementaire. L’autre problème soulevé par les participants à l’inauguration est le coup généré par un approvisionnement local. C’est le cas notamment du proviseur du collège de Moulin-Engilbert qui a évoqué les problèmes de coûts des repas par rapport au budget imparti aux établissements et la multiplication des outils de gestion qui pose question. Des remarques qui ont été bien notées par les deux agents du conseil départemental Maxime Albert et Barbara Roy, en charge de l’information et de l’accompagnement des utilisateurs de la plateforme.
Contacts. 03 86 60 58 74 (ou 75) ou par mail (agrilocal58@nievre.fr).
L’inscription est gratuite. Il suffit de se connecter sur www.agrilocal58.fr et de créer un compte. L’acheteur peut ainsi publier ses besoins en produits alimentaires et les producteurs proposent leurs tarifs et indiquent la disponibilité des produits. Les commandes sont réalisées dans le respect du code des marchés publics. Les producteurs sont alors avertis s’ils ont été retenus ou non. En cas de réponse positive, le transport des marchandises, dont la date a été convenue entre les deux parties, revient au fournisseur. Actuellement 5 producteurs et 18 utilisateurs ont été répertoriés sur la plateforme nivernaise. L’intérêt est que le Conseil départemental de la Nièvre a aussi accès aux bases de données des producteurs du Cher et de l’Allier. «Agrilocal est un moyen indirect de soutien à l’emploi, même si j’ai bien conscience que ce n’est pas cet outil qui va régler le problème de l’agriculture» a reconnu Alain Lassus.
Un outil qui suscite des interrogations
Malgré son caractère très novateur, Agrilocal58 comporte quelques écueils. Ainsi, Il n’existe pas de suivi d’un producteur qui ne remplirait pas les critères d’intégration à la plateforme, par manque de volume par exemple. Ensuite pour les éleveurs le problème majeur reste la valorisation de l’ensemble de la bête. En général, les établissements scolaires ne prennent de préférence des «avants», notamment pour le bourguignon. L’éleveur doit donc réaliser son équilibre matière en trouvant un autre débouché aux morceaux réputés «nobles». Pour faire avancer ce dossier le président du Conseil départemental n’est pas opposé à faire rentrer la restauration privée dans le dispositif, mais encore faut-il en étudier la faisabilité sur le plan réglementaire. L’autre problème soulevé par les participants à l’inauguration est le coup généré par un approvisionnement local. C’est le cas notamment du proviseur du collège de Moulin-Engilbert qui a évoqué les problèmes de coûts des repas par rapport au budget imparti aux établissements et la multiplication des outils de gestion qui pose question. Des remarques qui ont été bien notées par les deux agents du conseil départemental Maxime Albert et Barbara Roy, en charge de l’information et de l’accompagnement des utilisateurs de la plateforme.
Contacts. 03 86 60 58 74 (ou 75) ou par mail (agrilocal58@nievre.fr).
Agrilocal en chiffre
Après 6 ans d’utilisation au plan national, Agrilocal totalise 2 000 acheteurs dont 40 % sont les collèges et 20 % les écoles primaires, le reste est partagé par les hôpitaux ou Ephad. 14 millions de chiffre d’affaires ont été générés depuis son lancement dans le Puy-de-Dôme. Côté volume, 3 500 tonnes d’aliments locaux soit 15 % en Agriculture Biologique ont été échangées. Cette plateforme est utilisée en France par 40 départements.