Salon de l’agriculture
La Nièvre en goguette à Paris
Le salon de l’agriculture ouvre ses portes demain, samedi 21 février, à Paris. Coûte que coûte, quelques Nivernais pérennisent leur participation à ce grand rendez-vous agricole, devenu, au fil du temps, une vitrine de la ferme France pour les Parisiens.
Le Salon de l’agriculture fait de moins en moins figure de rendez-vous professionnel pour les agriculteurs et de plus en plus de vitrine de promotion du monde rural pour des citadins qui ne mettent pas toujours un pied dans une ferme, le reste de l’année. Cela n’empêche pas l’événement de battre tous les ans des records de fréquentation (plus de 700 000 visiteurs en 2014) mais cela émousse un peu les ambitions des paysans tricolores...
Et les Nivernais n’échappent pas à la règle, quelques éleveurs et producteurs fermiers du crû faisant figures d’exceptions. C’est que, sous la concurrence montante de salons plus professionnels, ou aux dates et aux lieux jugés plus «stratégiques», les agriculteurs du «Vert pays des eaux vives» ne sont plus légion pour aller rencontrer ceux que les médias appellent «le grand public». Le Sommet de l’élevage à Cournon, le Space à Rennes et même le Sima à Paris Nord Villepinte attirent plus nombreux les chefs d’entreprises agricoles que sont devenus les agriculteurs. Le coût et l’efficacité d’un déplacement doivent êtres optimisés... Se faire voir est important, pour trouver les contacts hors du département, mais «les retombées ne sont pas toujours au rendez-vous», selon un éleveur habitué de Paris qui sera encore là cette fois-ci...
Derniers des mohicans
Hormis les Toques nivernaises, les Craquants du Val de Loire, Les Faïençons de Thierry Cagnat, les Négus de Nevers, le Circuit automobile de Magny-Cours, la faïencerie Georges, la Camionnette d’alimentation culturelle générale et le Centre archéologique de Bibracte, qui chacun représenteront une parcelle particulière des atouts nivernais, peu d’agriculteurs ou producteurs du département iront faire l’article à Paris. Une douzaine, très majoritairement du Morvan, en tout et pour tout. Cela fait plusieurs années que le compteur est bloqué. On trouvera là les producteurs fermiers de Morvan Terroirs, les Ruchers du Morvan, derniers des Mohicans qui loueront le seul stand particulier à côté de l’espace régional Bourgogne, un producteur de foie gras de Donzy, Fréderic Coudray-Ozbolt, et 5 élevages au concours bovin charolais plus une poignée à ceux des différentes races ovines... Et c’est tout ! Ce n’est pourtant pas faute aux collectivités publiques de mettre à disposition des infrastructures et une mutualisation de moyens, bien au contraire ! Pour la première fois, le Conseil général de la Nièvre s’associera d’ailleurs aux départements de Côte d’Or, de Saône-et-Loire et de l’Allier pour contribuer à tenir le stand Charolais France, réservé chaque année par le Herd Book Charolais dans le hall principal des animaux. Cette fois-ci, de retour dans le grand hall 1 rénové (allée K stand 67), le Village Charolais a retenu la thématique «produire et manger charolais», pour mettre en avant, à la fois auprès du public citadin et des éleveurs étrangers «l’expertise des acteurs de l’univers du charolais». Six animaux représentant les standards de la race seront présentés en parallèle de dégustations et démonstrations culinaires. Selon le dossier de presse du Conseil général, «s’inscrivant dans une démarche dynamique visant à promouvoir un fleuron de la filière viande nivernaise, cette présence... tend à valoriser l’innovation et la compétitivité du secteur». Nombre des naisseurs charolais qui participent au salon attendent un retour sur investissement, qui se fait plus maigre dès que la conjoncture difficile et les rétropédalages de la Pac sont pesants...
Concours gages de l’excellence
Reste que le concours spécial de la race bovine charolaise, organisé par le Centre de recherche génétique du Marault, demeure encore un porte-voix de l’exception dans la race. Au risque de présenter des animaux parfois aux qualités un peu décalées par rapport à ce que le marché de la viande attend des producteurs moyens, le Concours général agricole demeure la marque de l’excellence et de la reconnaissance professionnelle de ses heureux concurrents. En être absent, cela revient parfois à se priver de «retombées importantes s’agissant d’un marché européen important» dit le Conseil général. Eurovision, championne 2014 présentée par le Gaec Beauzon frères de Préporché, sera de retour, à côté d’Intégral présenté par l’EARL de Beaumont (Alligny-en-Morvan), de Gandin présenté par Gilles Mayet (Livry), d’Iniesta présenté par la SCEA Melaye Sennepin (La Celle-sur-Nièvre) et d’Hatenan par la SAS La ferme du Rompoue (Chougny). Côté moutons, cinq élevages nivernais sont aussi engagés aux concours des 23, 24 et 26 février : l’élevage Christophe et Julie Chevalier (Saint-Sulpice) présentera ses Suffolk, Christophe Rainon (Saint-Saulge), ses deux béliers Charmoise, l’élevage Pommier-Lospied (Tronsanges), ses Berrichon du Cher, et Laure Rogemont (Alluy) et le Gaec Marion (Luzy), leurs moutons charollais. Côté produits, outre les vins, peu de Nivernais s’intéressent au Concours général agricole. Pour des raisons de coûts et de manque de retombées, Frédéric Coudray-Ozbolt (Donzy) renonce cette année à faire participer son foie gras à la compétition...
Journées régionale et départementale
Il n’en est pas moins vrai que l’absence est parfois plus visible -et donc contre-productive- que de dépenser des euros pour «monter à Paris». Les collectivités régionale et départementales l’ont d’ailleurs bien compris, qui pour la troisième année vont proposer une espace commun de 130 m2, dans le hall 3 (allée C, stand 81). Le stand Bourgogne Prestige, mutualisé, au cœur du pavillon des «régions de France et d’Outre-mer», proposera aux visiteurs un concentré de «notre excellence régionale». Fruit de la collaboration des quatre Conseils généraux, du Conseil régional, de Bourgogne tourisme et de la Chambre régionale d’agriculture, il a été ré-adapté cette année. A la place du coin «tourisme» de l’an dernier, un espace «Ici, on déguste» proposera la promotion et la dégustation des produits bourguignons, et plus particulièrement des vins et fromages. «Ici, on visite», «Ici, on découvre» et «Ici, on cuisine» feront découvrir les attraits touristiques, artisanaux et culinaires de la Bourgogne. Et puis, hors la journée d’inauguration régionale du 24 février, chaque département bénéficiera de deux journées qui lui seront entièrement dédiées sur l’espace régional. Pour la Nièvre, les dates retenues sont le vendredi 27 et le samedi 28 février. Morvan Terroirs y proposera de déguster les produits de ses adhérents. Le centre archéologique de Bibracte fera découvrir la cuisine gauloise. Des tablettes permettront de visiter virtuellement les sites remarquables du département. Et enfin, les Toques nivernaises, aidés de Fréderic Coudray-Ozbolt, feront goûter aux visiteurs des recettes à base de produits nivernais. Bon appétit, bien sûr !
Et les Nivernais n’échappent pas à la règle, quelques éleveurs et producteurs fermiers du crû faisant figures d’exceptions. C’est que, sous la concurrence montante de salons plus professionnels, ou aux dates et aux lieux jugés plus «stratégiques», les agriculteurs du «Vert pays des eaux vives» ne sont plus légion pour aller rencontrer ceux que les médias appellent «le grand public». Le Sommet de l’élevage à Cournon, le Space à Rennes et même le Sima à Paris Nord Villepinte attirent plus nombreux les chefs d’entreprises agricoles que sont devenus les agriculteurs. Le coût et l’efficacité d’un déplacement doivent êtres optimisés... Se faire voir est important, pour trouver les contacts hors du département, mais «les retombées ne sont pas toujours au rendez-vous», selon un éleveur habitué de Paris qui sera encore là cette fois-ci...
Derniers des mohicans
Hormis les Toques nivernaises, les Craquants du Val de Loire, Les Faïençons de Thierry Cagnat, les Négus de Nevers, le Circuit automobile de Magny-Cours, la faïencerie Georges, la Camionnette d’alimentation culturelle générale et le Centre archéologique de Bibracte, qui chacun représenteront une parcelle particulière des atouts nivernais, peu d’agriculteurs ou producteurs du département iront faire l’article à Paris. Une douzaine, très majoritairement du Morvan, en tout et pour tout. Cela fait plusieurs années que le compteur est bloqué. On trouvera là les producteurs fermiers de Morvan Terroirs, les Ruchers du Morvan, derniers des Mohicans qui loueront le seul stand particulier à côté de l’espace régional Bourgogne, un producteur de foie gras de Donzy, Fréderic Coudray-Ozbolt, et 5 élevages au concours bovin charolais plus une poignée à ceux des différentes races ovines... Et c’est tout ! Ce n’est pourtant pas faute aux collectivités publiques de mettre à disposition des infrastructures et une mutualisation de moyens, bien au contraire ! Pour la première fois, le Conseil général de la Nièvre s’associera d’ailleurs aux départements de Côte d’Or, de Saône-et-Loire et de l’Allier pour contribuer à tenir le stand Charolais France, réservé chaque année par le Herd Book Charolais dans le hall principal des animaux. Cette fois-ci, de retour dans le grand hall 1 rénové (allée K stand 67), le Village Charolais a retenu la thématique «produire et manger charolais», pour mettre en avant, à la fois auprès du public citadin et des éleveurs étrangers «l’expertise des acteurs de l’univers du charolais». Six animaux représentant les standards de la race seront présentés en parallèle de dégustations et démonstrations culinaires. Selon le dossier de presse du Conseil général, «s’inscrivant dans une démarche dynamique visant à promouvoir un fleuron de la filière viande nivernaise, cette présence... tend à valoriser l’innovation et la compétitivité du secteur». Nombre des naisseurs charolais qui participent au salon attendent un retour sur investissement, qui se fait plus maigre dès que la conjoncture difficile et les rétropédalages de la Pac sont pesants...
Concours gages de l’excellence
Reste que le concours spécial de la race bovine charolaise, organisé par le Centre de recherche génétique du Marault, demeure encore un porte-voix de l’exception dans la race. Au risque de présenter des animaux parfois aux qualités un peu décalées par rapport à ce que le marché de la viande attend des producteurs moyens, le Concours général agricole demeure la marque de l’excellence et de la reconnaissance professionnelle de ses heureux concurrents. En être absent, cela revient parfois à se priver de «retombées importantes s’agissant d’un marché européen important» dit le Conseil général. Eurovision, championne 2014 présentée par le Gaec Beauzon frères de Préporché, sera de retour, à côté d’Intégral présenté par l’EARL de Beaumont (Alligny-en-Morvan), de Gandin présenté par Gilles Mayet (Livry), d’Iniesta présenté par la SCEA Melaye Sennepin (La Celle-sur-Nièvre) et d’Hatenan par la SAS La ferme du Rompoue (Chougny). Côté moutons, cinq élevages nivernais sont aussi engagés aux concours des 23, 24 et 26 février : l’élevage Christophe et Julie Chevalier (Saint-Sulpice) présentera ses Suffolk, Christophe Rainon (Saint-Saulge), ses deux béliers Charmoise, l’élevage Pommier-Lospied (Tronsanges), ses Berrichon du Cher, et Laure Rogemont (Alluy) et le Gaec Marion (Luzy), leurs moutons charollais. Côté produits, outre les vins, peu de Nivernais s’intéressent au Concours général agricole. Pour des raisons de coûts et de manque de retombées, Frédéric Coudray-Ozbolt (Donzy) renonce cette année à faire participer son foie gras à la compétition...
Journées régionale et départementale
Il n’en est pas moins vrai que l’absence est parfois plus visible -et donc contre-productive- que de dépenser des euros pour «monter à Paris». Les collectivités régionale et départementales l’ont d’ailleurs bien compris, qui pour la troisième année vont proposer une espace commun de 130 m2, dans le hall 3 (allée C, stand 81). Le stand Bourgogne Prestige, mutualisé, au cœur du pavillon des «régions de France et d’Outre-mer», proposera aux visiteurs un concentré de «notre excellence régionale». Fruit de la collaboration des quatre Conseils généraux, du Conseil régional, de Bourgogne tourisme et de la Chambre régionale d’agriculture, il a été ré-adapté cette année. A la place du coin «tourisme» de l’an dernier, un espace «Ici, on déguste» proposera la promotion et la dégustation des produits bourguignons, et plus particulièrement des vins et fromages. «Ici, on visite», «Ici, on découvre» et «Ici, on cuisine» feront découvrir les attraits touristiques, artisanaux et culinaires de la Bourgogne. Et puis, hors la journée d’inauguration régionale du 24 février, chaque département bénéficiera de deux journées qui lui seront entièrement dédiées sur l’espace régional. Pour la Nièvre, les dates retenues sont le vendredi 27 et le samedi 28 février. Morvan Terroirs y proposera de déguster les produits de ses adhérents. Le centre archéologique de Bibracte fera découvrir la cuisine gauloise. Des tablettes permettront de visiter virtuellement les sites remarquables du département. Et enfin, les Toques nivernaises, aidés de Fréderic Coudray-Ozbolt, feront goûter aux visiteurs des recettes à base de produits nivernais. Bon appétit, bien sûr !