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Films

La mise en valeur du département

Le réalisateur Jean-Christophe Zounia sort le 22 mars prochain deux DVD intitulés, «Rencontres en Morvan volume II» et «Le marché au cadran, témoignages d’agriculteurs du Morvan et d’ailleurs». Ces deux films mettent avant à la fois le travail des agriculteurs mais aussi la ruralité dans ce qu’elle a de meilleur. Rencontre avec le réalisateur.
Par Théophile Mercier
La mise en valeur du département
Le reportage sur le Cadran donne la parole aux agriculteurs en activité.
- Comment sont nés vos projets ?
«Je voulais poursuivre le travail que j’avais engagé sur mon premier reportage « rencontre en Morvan volume I ». C’est en allant au Marché au Cadran pour réaliser un plan de coupe pour ce film que j’ai eu l’idée de tourner un autre reportage spécifiquement sur ce lieu incontournable du commerce agricole».

- Quelle est l’idée directrice de vos projets ?
«J’ai d’abord une attache particulière pour le Morvan. J’ai de la famille à Saint Didier sur Arroux. Ensuite, le côté « vieille France » et tradition me plaît énormément. J’ai pour inspiration des gens comme Raymond Depardon qui met en avant des lieux dont on ne parle pas beaucoup. Je précise que mes films sont neutres et sans revendications. Je réalise à l’instinct sans préparation. Je veux simplement mettre en avant la ruralité, l’agriculture et son évolution.
Dans «Rencontres en Morvan, volume II» vous découvrirez donc la vie de Bernard Berthot, un agriculteur passionné de 78 ans ; de Simone Roullot, agricultrice à la retraite de 84 ans et de Jeanne-Marie Perrigueur, 95 ans. Et dans le reportage «Le marché au cadran, témoignages d’agriculteurs du Morvan et d’ailleurs», il s’agit de donner la parole à ces agriculteurs encore en activité».

- Comment avez-vous été accueillis vous qui n’êtes pas spécialiste de l’agriculture ?
«Plutôt bien. Je filme avec une petite caméra, donc ça fait déjà moins peur qu’avec une grosse équipe de tournage. Ensuite, n’étant en effet pas un spécialiste, je préfère laisser parler mes interlocuteurs. Ce qui est étonnant, c’est que ces derniers oublient que je suis en train de les filmer, ce qui donne des séquences de vérité. Malheureusement, je comptais sur les cinémas locaux pour relayer mes films mais les diffuseurs ont refusé mon projet. L’essentiel pour moi étant que ces films puissent trouver place dans les salons des gens, c’est qui m’importe».