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Foire-concours aux reproducteurs de Moulins-Engilbert

«La météo pluvieuse accentue le sentiment de morosité générale»

45 animaux, soit 10 de moins que les années précédentes, ont été présentés à la foire-concours aux reproducteurs de Moulins-Engilbert, mardi 4 novembre au matin. La pluie qui s’est invitée à la fête explique cette moindre participation.
Par Emmanuel Coulombeix
«La météo pluvieuse accentue  le sentiment de morosité générale»
Le Prix de la ville et du canton de Moulins-Engilbert est allé à Jordy, présenté par le Gaec Beauzon (Préporché).
Le champ de foire de Moulins-Engilbert a reçu, mardi matin, la traditionnelle foire-concours aux reproducteurs organisée par le Comité des foires de la ville. Et, de 6h30 -début des opérations du jury- jusqu’à 13h -proclamation officielle des résultats-, les gouttes de pluie n’ont pas cessé de venir chatouiller le cuir des bovins et les joues de leurs éleveurs. Si tant est que, selon Alain Guinot, le président du comité, «les effectifs se seraient maintenus si la météo n’avait pas découragé certains éleveurs qui n’ont finalement pas apporté une dizaine de leurs animaux». Du coup, 45 veaux, laitonnes et taureaux de 18 mois, se sont affrontés, sous les averses, à peine protégés par les barnums blancs installés devant la caserne des pompiers, au cours de ce concours qui demeurent un rendez-vous incontournable de l’élevage du canton. Ce sont 10 animaux de moins que les années précédentes. «Le mauvais temps n’a fait qu’amplifier un sentiment de morosité générale, liée aussi à la conjoncture» expliquait Alain Guinot sur le coup de midi. Le marché qui avait lieu au cadran, dans le même temps, a confirmé la tendance de celui de la semaine précédente, ni plus ni moins. Et le cœur n’y est pas. Ainsi, «il faut doublement remercier la dizaine de participants de la foire-concours, des habitués du canton et de Fours et Decize, non seulement parce qu’ils sont venus dans un contexte sombre mais aussi parce que les animaux affichaient une très bonne qualité. Moulins-Engilbert reste une très belle présentation» a-t-il souligné.

Ventes en berne mais contacts pris
Lucide, l’organisateur reconnaît que les visiteurs ne sont pas venus aussi nombreux que d’habitude. Entre 150 et 200, ce qui n’est pas si mal, ont fait le déplacement mardi dernier, tout au long de la matinée. «C’est une moindre affluence mais ceux qui sont venus étaient peut-être plus intéressés et s’il n’ya eu que très peu de ventes, en revanche de nombreux contacts ont été pris. Ce qui nous fait tenir, alors qu’il y a des années que l’élevage ne gagne pas, c’est encore l’amour du métier et l’attachement à la race charolaise. Cette année, cela renforce encore cette impression» a estimé Alain Guinot, avant que Joël Pautet, dont Jumbo a remporté le 1er prix d’honneur des veaux non inscrits, ne lui annonce qu’il venait d’être vendu. A la question de savoir s’il avait été bien vendu, l’éleveur de La Nocle Maulaix a répondu «correctement, mais les prix ne valorisent pas particulièrement les veaux. Il est parti au tarif maison, à un gars qui n’habite pas très loin de Moulins-Engilbert» a-t-il précisé. A peine les concours suscitent-ils peut-être le déclic commercial, qui traîne un peu plus en longueur dans les cours de fermes. Petit-fils de Champion, de chez Malleron (18), Jumbo ira donc défendre ses couleurs lors du concours de La Nocle Maulaix, organisée par le même Joël Pautet, le 15 novembre après-midi. Là, comme d’habitude, sera dévoilé le nom du Super prix d’honneur des veaux non inscrits de toutes les foires-concours non reconnues de la Nièvre.