Jardin écologique
La Merlette fait le printemps
À Cosne-sur-Loire, le jardin des Merlettes est un jardin pédagogique et expérimental. Christine Coulomb, une passionnée, y propose aux amateurs comme aux professionnels des stages de jardinage.
À Cosne-sur-Loire, un petit coin de verdure, véritable havre de paix, semble préservé du temps. C’est le Jardin des Merlettes, créé il y a dix ans par Christine Coulomb, une «reconvertie heureuse». Auparavant économiste agricole dans la région parisienne, celle-ci quitte tout pour venir s’installer à Cosne sur Loire près de sa maman et mettre en place son jardin écologique. Ce sera le jardin des Merlettes, en lieu et place d’un ancien pré où étaient cultivés blés et colza. Sur ces quatre hectares, elle se livre alors à un travail du sol qu’elle laisse en jachère pendant un an, creuse les réseaux d’eau et construit la clôture à l’aide d’un chantier d’insertion et épaulée de sa famille et de ses amis.
Le projet est simple : «Faire un jardin respectueux de la nature qui soit économe en eau, en place, en énergie, et qui respecte la nature au maximum». Mais pour cela elle devra mettre à profit ses connaissances acquises lors de sa formation d’un an à l’école du paysage à Versailles et sa saison de taille au jardin du roi. «À chaque fois on se pose la question, est-ce qu’on enlève, est-ce qu’on laisse ?» Et si Christine comprend bien les impératifs de productivité des professions agricoles, elle avoue se situer sur un tout autre créneau : «celui de faire de beaux fruits et de beaux légumes».
La culture du beau
Mais un beau fruit c’est quoi ? Pour Christine Coulomb, c’est «une expérience gastronomique». La passion des arbres fruitiers lui a été transmise par son grand-père puis par son père. Et au-delà des fruits, cette esthète de la nature voit avant tout des variétés uniques dont elle cherche à tirer le meilleur. Pour cela elle effectue un travail très méticuleux : «Il faut beaucoup de patience et de persévérance. On n’irrigue pas mais on enlève l’herbe, on surveille, on coupe, on taille. Je n’utilise que des produits naturels autorisés en bio, des décoctions maison, du cuivre et de la bouillie bordelaise.» «Regardez par exemple, dit-elle en prenant une poignée de terre à l’étrange parfum d’arabica, le marc de café éloigne les fourmis et l’achillée repousse les pucerons». Un travail soigneux motivé par le seul objectif d’obtenir un résultat incomparable. Plus que des poires, des pommes, des coings, ce sont des «produits de luxe» qui étonneront par leur saveur.
Dans son jardin, Christine cultive quelque 60 variétés de pommes et pas moins de 40 variétés de poires différentes. Pommiers à fleurs, reinettes, granny smith... mais aussi des variétés plus rares : l’oca rouge, St-Jean, St-Germaine, Mr Peas Good pour les pommes et Catillac, Quart de livre pour les poires. Des variétés butinées ça et là grâce au Parc Naturel du Morvan ou à des associations comme Croqueurs de pomme et que notre jardinière conserve précieusement et cherche à sublimer grâce à un travail de longue haleine. Moins motivé par des impératifs de production que par l’utopie d’un jardin originel. Le secret de Christine ? «Lorsque le bouquet de fleurs s’ouvre, je ne garde qu’une poire par bouquet et en principe le fruit sera énorme et on aura quelque chose d’extraordinaire au goût.» Christine Coulomb accueille régulièrement des visiteurs, notamment des enfants, des jeunes, parfois en situation de handicap, à qui elle fait découvrir sa passion et le bon goût du terroir. Et lorsque les papilles s’éveillent aux saveurs, difficile, dit-elle, de revenir à des fruits plus ordinaires.
La merlette veille au grain
Christine Coulomb propose également des stages destinés aux professionnels comme aux amateurs. Elle y reçoit des personnes venues de toute la France curieuses d’apprendre ses méthodes pour les appliquer à leur touR. L’occasion pour les visiteurs de découvrir l’étonnant jardin conservatoire organisé en cadran solaire. Élaboré par Christine en 2001 puis installé en 2010, c’est un peu la surprise du chef, un petit temple érigé en l’honneur du soleil. «Un clin d’oeil à la centrale nucléaire, juste en face», précise Christine avec malice. Mis au point avec les mesures de la société française d’astronomie, il donne l’heure et la date du calendrier grâce à la projection de l’ombre d’une merlette. Celle-ci fait figure de mascotte, gardienne ailée du jardin.
Le projet est simple : «Faire un jardin respectueux de la nature qui soit économe en eau, en place, en énergie, et qui respecte la nature au maximum». Mais pour cela elle devra mettre à profit ses connaissances acquises lors de sa formation d’un an à l’école du paysage à Versailles et sa saison de taille au jardin du roi. «À chaque fois on se pose la question, est-ce qu’on enlève, est-ce qu’on laisse ?» Et si Christine comprend bien les impératifs de productivité des professions agricoles, elle avoue se situer sur un tout autre créneau : «celui de faire de beaux fruits et de beaux légumes».
La culture du beau
Mais un beau fruit c’est quoi ? Pour Christine Coulomb, c’est «une expérience gastronomique». La passion des arbres fruitiers lui a été transmise par son grand-père puis par son père. Et au-delà des fruits, cette esthète de la nature voit avant tout des variétés uniques dont elle cherche à tirer le meilleur. Pour cela elle effectue un travail très méticuleux : «Il faut beaucoup de patience et de persévérance. On n’irrigue pas mais on enlève l’herbe, on surveille, on coupe, on taille. Je n’utilise que des produits naturels autorisés en bio, des décoctions maison, du cuivre et de la bouillie bordelaise.» «Regardez par exemple, dit-elle en prenant une poignée de terre à l’étrange parfum d’arabica, le marc de café éloigne les fourmis et l’achillée repousse les pucerons». Un travail soigneux motivé par le seul objectif d’obtenir un résultat incomparable. Plus que des poires, des pommes, des coings, ce sont des «produits de luxe» qui étonneront par leur saveur.
Dans son jardin, Christine cultive quelque 60 variétés de pommes et pas moins de 40 variétés de poires différentes. Pommiers à fleurs, reinettes, granny smith... mais aussi des variétés plus rares : l’oca rouge, St-Jean, St-Germaine, Mr Peas Good pour les pommes et Catillac, Quart de livre pour les poires. Des variétés butinées ça et là grâce au Parc Naturel du Morvan ou à des associations comme Croqueurs de pomme et que notre jardinière conserve précieusement et cherche à sublimer grâce à un travail de longue haleine. Moins motivé par des impératifs de production que par l’utopie d’un jardin originel. Le secret de Christine ? «Lorsque le bouquet de fleurs s’ouvre, je ne garde qu’une poire par bouquet et en principe le fruit sera énorme et on aura quelque chose d’extraordinaire au goût.» Christine Coulomb accueille régulièrement des visiteurs, notamment des enfants, des jeunes, parfois en situation de handicap, à qui elle fait découvrir sa passion et le bon goût du terroir. Et lorsque les papilles s’éveillent aux saveurs, difficile, dit-elle, de revenir à des fruits plus ordinaires.
La merlette veille au grain
Christine Coulomb propose également des stages destinés aux professionnels comme aux amateurs. Elle y reçoit des personnes venues de toute la France curieuses d’apprendre ses méthodes pour les appliquer à leur touR. L’occasion pour les visiteurs de découvrir l’étonnant jardin conservatoire organisé en cadran solaire. Élaboré par Christine en 2001 puis installé en 2010, c’est un peu la surprise du chef, un petit temple érigé en l’honneur du soleil. «Un clin d’oeil à la centrale nucléaire, juste en face», précise Christine avec malice. Mis au point avec les mesures de la société française d’astronomie, il donne l’heure et la date du calendrier grâce à la projection de l’ombre d’une merlette. Celle-ci fait figure de mascotte, gardienne ailée du jardin.
Prochaines formations
Concevoir, planter et entretenir des parterres de vivaces : 11 et 12 mai
Potager simplifié : mise en place des cultures : 18 et 19 mai
Renseignements et inscriptions : info@jardindesmerlettes.com
Potager simplifié : mise en place des cultures : 18 et 19 mai
Renseignements et inscriptions : info@jardindesmerlettes.com