80 ans du Pouilly Fumé
La jeune génération qui monte
À 26 ans, Mathieu Blanchet fait partie de cette jeune génération de vignerons attachée à perpétuer la tradition familiale. Associé à Pouilly-sur-Loire avec son père Francis, il ne tarit pas d’éloges sur une appellation qui rime pour lui avec passion.
À 26 ans seulement, Mathieu Blanchet à déjà derrière lui une solide formation en matière de viticulture. BTS viticulture œnologie, licence 3 biologie biochimie, diplôme national d’oenologue, pour le jeune homme suivre un tel cursus paraissait «indispensable». «Cette formation m’a apporté du recul, des connaissances précieuses sur les nouvelles techniques. Cela me permet de pouvoir évaluer la meilleure façon de faire et d’apporter un plus quand il y a des contraintes sur une exploitation». Ce goût pour le savoir et l’innovation, il le tient sans doute de son père Francis, lui-même «très progressiste, et qui va d’essai en essai, d’innovation en innovation, avec une vraie volonté de progrès».
Si le père et le fils ont conservé des techniques comme le labours et le travail des sols, qui «à présent se généralisent sur l’ensemble du domaine», c’est que la volonté de progrès se manifeste surtout dans la maîtrise de la vinification. «Avec des méthodes sans intrants, par le froid, afin de faire des vins intègres qui nous ressemblent». Mathieu Blanchet est à l’image d’une appellation jeune, dynamique et vivante mais qui reste attachée à ses racines. Il incarne l’amour du terroir et la fidélité à ses valeurs. Un terroir dont il aime à vanter les richesses. «À quelques mètres près, le sol va changer. Les couleurs de la pierre vont refléter la lumière et chaque terroir est différent, selon les pentes, l’exposition. Le sol est extrêmement riche et unique à Pouilly».
Une typicité sans pareille
Cette richesse sans pareille est-elle due aux vents d’ouest dominants qui insufflent la fraîcheur de la Loire pendant la maturation ? Toujours est-il que le goût typique et si caractéristique du Pouilly ne cesse d’éveiller les passions.
Celles des vignerons et des grands amateurs de vin. Chacun célèbre ainsi à sa manière ce «fumet qui a le goût du fumé» , ces «arômes de cendres de cheminée mais qui laissent un parfum agréable comme de doux souvenirs» où l’on retrouve l’étincelle de deux pierres d’argile à silex frottées l’une contre l’autre. «Cette fumée douce, légèrement épicée, ce poivre blanc qui vous chatouille les narines». Le jeune vigneron en parle en vrai poète, comme tous ses confrères si fous de leur terroir.
Plus qu’un métier, une passion
Pour Mathieu Blanchet, plus qu’un métier, être vigneron c’est une passion. Et qui requiert patience et vigilance de chaque instant. «Il faut être vigneron mais aussi mécanicien, comptable et avoir l’œil sur tout, faire preuve de rigueur, de conscience, être aussi commercial et commerçant. Il faut savoir vendre et avoir un bon contact avec le client». Le vigneron apprécie cette absence de routine dans le travail et les liens qui se sont tissés avec la clientèle même étrangère. «On a une relation particulière avec certains de nos clients, on connaît leurs enfants... nos importateurs viennent déjeuner à la maison»
Ce que Mathieu apprécie aussi c’est tout le travail effectué en cave. Un travail dont l’importance est primordiale et pour lequel chaque étape est cruciale : «le travail en cave c’est préserver ce qu’on a fait en vigne. Il y a le pressurage et la façon dont on écrase le raisin va induire des goûts différents. Puis le travail de fermentation et de filtration. Il faut être compétent et connaisseur jusqu’à l’étape de la mise en bouteille».
Plus qu’une étape, la mise en bouteille est un véritable aboutissement pour les vignerons. Où chaque année, chaque cuvée se révèlent uniques et différentes. «Les années sèches donneront des vins soutenus, charpentés, puissants, aux arômes volatiles. Les grosses pluies donneront des vins plus frais, plus élégants, au profil aromatique».
Avec les vins de Pouilly, la météo devient elle-même fascinante. Suave, chaleureuse ou fraîche et élégante, jamais ennuyeuse.
Si le père et le fils ont conservé des techniques comme le labours et le travail des sols, qui «à présent se généralisent sur l’ensemble du domaine», c’est que la volonté de progrès se manifeste surtout dans la maîtrise de la vinification. «Avec des méthodes sans intrants, par le froid, afin de faire des vins intègres qui nous ressemblent». Mathieu Blanchet est à l’image d’une appellation jeune, dynamique et vivante mais qui reste attachée à ses racines. Il incarne l’amour du terroir et la fidélité à ses valeurs. Un terroir dont il aime à vanter les richesses. «À quelques mètres près, le sol va changer. Les couleurs de la pierre vont refléter la lumière et chaque terroir est différent, selon les pentes, l’exposition. Le sol est extrêmement riche et unique à Pouilly».
Une typicité sans pareille
Cette richesse sans pareille est-elle due aux vents d’ouest dominants qui insufflent la fraîcheur de la Loire pendant la maturation ? Toujours est-il que le goût typique et si caractéristique du Pouilly ne cesse d’éveiller les passions.
Celles des vignerons et des grands amateurs de vin. Chacun célèbre ainsi à sa manière ce «fumet qui a le goût du fumé» , ces «arômes de cendres de cheminée mais qui laissent un parfum agréable comme de doux souvenirs» où l’on retrouve l’étincelle de deux pierres d’argile à silex frottées l’une contre l’autre. «Cette fumée douce, légèrement épicée, ce poivre blanc qui vous chatouille les narines». Le jeune vigneron en parle en vrai poète, comme tous ses confrères si fous de leur terroir.
Plus qu’un métier, une passion
Pour Mathieu Blanchet, plus qu’un métier, être vigneron c’est une passion. Et qui requiert patience et vigilance de chaque instant. «Il faut être vigneron mais aussi mécanicien, comptable et avoir l’œil sur tout, faire preuve de rigueur, de conscience, être aussi commercial et commerçant. Il faut savoir vendre et avoir un bon contact avec le client». Le vigneron apprécie cette absence de routine dans le travail et les liens qui se sont tissés avec la clientèle même étrangère. «On a une relation particulière avec certains de nos clients, on connaît leurs enfants... nos importateurs viennent déjeuner à la maison»
Ce que Mathieu apprécie aussi c’est tout le travail effectué en cave. Un travail dont l’importance est primordiale et pour lequel chaque étape est cruciale : «le travail en cave c’est préserver ce qu’on a fait en vigne. Il y a le pressurage et la façon dont on écrase le raisin va induire des goûts différents. Puis le travail de fermentation et de filtration. Il faut être compétent et connaisseur jusqu’à l’étape de la mise en bouteille».
Plus qu’une étape, la mise en bouteille est un véritable aboutissement pour les vignerons. Où chaque année, chaque cuvée se révèlent uniques et différentes. «Les années sèches donneront des vins soutenus, charpentés, puissants, aux arômes volatiles. Les grosses pluies donneront des vins plus frais, plus élégants, au profil aromatique».
Avec les vins de Pouilly, la météo devient elle-même fascinante. Suave, chaleureuse ou fraîche et élégante, jamais ennuyeuse.