Laurent Pacquet présente deux animaux
« La finalité, c’est l’assiette »!
Sélectionneur et partiellement engraisseur à Langeron, dans la Nièvre, Laurent Pacquet, de l’EARL éponyme, fera concourir deux de ses bovins lors du Mondial Charolais le week-end prochain.
Laurent Pacquet est lucide: [I]«le monde de la génétique a été souvent critiqué par des éleveurs de bovins non inscrits parce qu’ils n’avaient pas accès à des animaux orientés vers la production de viande! Ils regrettaient que les bêtes voient plutôt leurs qualités esthétiques valorisées dans les concours plutôt que vers le marché de la boucherie. Le Mondial charolais, outre qu’il aura lieu à deux pas de chez nous, sera une belle occasion de montrer que nous sommes capables de penser à faire des bovins pour les exigences économiques du marché. Dans ma tête, j’ai intégré le fait que le charolais, il finit dans l’assiette!»[i]. Et, de fait, le chef de l’EARL Laurent Pacquet, à Langeron, a inscrit, comme deux autres de ses collègues nivernais, deux de ses animaux à la fois dans le concours de reproducteurs mais aussi dans celui des animaux de boucherie du prochain Mondial charolais au Marault.
[INTER]Finalité unique[inter]
C’est tout son raisonnement professionnel que le sélectionneur a adapté. Ainsi, ne fait-il plus vraiment la différence entre les bovins maigres qu’il vend à d’autres engraisseurs et les 20% de ses animaux qu’il finit lui-même. [I]«Au Marault, je vais montrer que j’ai fait l’effort d’en garder un, parmi d’autres, pour la boucherie. Sans se vanter, quand on arrive dans les marchés, comme moi à Sancoins (18), c’est bien nous les sélectionneurs qui présentons le plus souvent les meilleurs animaux. Pour moi, l’objectif est d’inciter les non-sélectionneurs à venir chez nous pour acheter des reproducteurs qui n’ont pas que des qualités esthétiques»[i]. Ainsi, à côté d’Impérial, qui participera au concours des reproducteurs, [I]«un taureau très haut de gamme de 995 kg que j’ai acheté dans l’Allier en 2013 et que j’ai mis en service au printemps dans mon élevage pour faire des taureaux l’an prochain»[i] dit Laurent Pacquet, Ena, fille de Boss (ndlr: ex-champion de Moulins en 2006), affrontera une centaine de concurrentes dans le concours [I]«viande»[i]. [I]«L’idéal, ce serait de finir tous mes animaux, mais après, c’est une autre affaire, une question de temps et de débouchés»[i] confie l’éleveur. Au Congrès mondial, il pourra donc plus que tout valoriser sa sélection génétique. Avec un leit motiv qui revient comme un slogan: [I]«32 ans que je suis installé et que j’ai toujours un peu engraissé »![i]
[INTER]Finalité unique[inter]
C’est tout son raisonnement professionnel que le sélectionneur a adapté. Ainsi, ne fait-il plus vraiment la différence entre les bovins maigres qu’il vend à d’autres engraisseurs et les 20% de ses animaux qu’il finit lui-même. [I]«Au Marault, je vais montrer que j’ai fait l’effort d’en garder un, parmi d’autres, pour la boucherie. Sans se vanter, quand on arrive dans les marchés, comme moi à Sancoins (18), c’est bien nous les sélectionneurs qui présentons le plus souvent les meilleurs animaux. Pour moi, l’objectif est d’inciter les non-sélectionneurs à venir chez nous pour acheter des reproducteurs qui n’ont pas que des qualités esthétiques»[i]. Ainsi, à côté d’Impérial, qui participera au concours des reproducteurs, [I]«un taureau très haut de gamme de 995 kg que j’ai acheté dans l’Allier en 2013 et que j’ai mis en service au printemps dans mon élevage pour faire des taureaux l’an prochain»[i] dit Laurent Pacquet, Ena, fille de Boss (ndlr: ex-champion de Moulins en 2006), affrontera une centaine de concurrentes dans le concours [I]«viande»[i]. [I]«L’idéal, ce serait de finir tous mes animaux, mais après, c’est une autre affaire, une question de temps et de débouchés»[i] confie l’éleveur. Au Congrès mondial, il pourra donc plus que tout valoriser sa sélection génétique. Avec un leit motiv qui revient comme un slogan: [I]«32 ans que je suis installé et que j’ai toujours un peu engraissé »![i]