Marchés mondiaux
La fin de l’euphorie sur les prix
Le rapport Cyclope dresse le constat de la fin de l’euphorie sur les prix des marchés mondiaux. Maïs, soja, blé, sucre... toutes les matières premières agricoles sont concernées. Pour Philippe Chalmin cette baisse des prix «sonne le glas de l’illusion que la quête des matières premières tirerait la croissance mondiale». Même si les cours restent soutenus par une croissance des besoins alimentaires.
La grande euphorie des prix sur les marchés mondiaux des années 2007 à 2014 n’est plus. C’est ce que constate le rapport Cyclope, coordonné par l’économiste Philippe Chalmin. Et ce rapport n’est guère optimiste sur l’évolution des marchés mondiaux. 2015 devrait voir ainsi la confirmation d’une baisse des prix sur le maïs, le blé, le soja, le sucre... A quelques semaines de la fin de la campagne des grains 2014-2015 dans l’hémisphère Nord, les variations des prix révèlent l’hésitation des opérateurs, car aucun facteur clair ne prédomine. Seul El Nino tient en haleine les spéculateurs. Viendra ou viendra pas ? Ce phénomène climatique menace essentiellement la zone Pacifique : les céréales en Australie, l’huile de Palme en Indonésie et Malaisie... En fait le seul fait vraiment marquant, c’est l’effondrement des cours du baril de pétrole, un prix divisé par deux au second semestre qui représente selon le rapport «l’événement le plus important de l’année».
Le baromètre chinois
La Chine, désormais 3ème importateur mondial de viande bovine, reste la «clé» des marchés de matières premières, en dépit du ralentissement de sa croissance en 2014. Sur la sécurité alimentaire, la stratégie des Chinois évolue. Ils se concentrent sur la production de riz ou de blé et acceptent d’être «durablement importateurs de maïs et de soja» pour nourrir le bétail, faute d’avoir suffisamment de terres agricoles pour tout cultiver.
La Chine semble maintenant avoir plutôt fait le choix de maîtriser les circuits commerciaux, comme en témoignent les prises de contrôle du géant céréalier Cofco dans plusieurs groupes de négoce internationaux, révèle François Luguenot, co-auteur du rapport et responsable de l’analyse des marchés chez In Vivo. Singapour est en passe «de s’imposer comme le deuxième hub mondial» (hub =centre névralgique NDLR) dans ce domaine, confirme Philippe Chalmin.
Pour l’économiste la tendance actuelle ne remet pas en cause la ligne de fond : «l’alimentation reste le défi du XXIème siècle». Le monde a faim et faim de viande en particulier. En 2014 seul le prix des viandes a progressé et les prix du bœuf ont quasiment doublé sur le marché international en dix ans ! A l’exception de l’Europe où «la conjoncture reste déprimée». Cette tendance haussière pourrait cependant connaître une détente en 2015, avec notamment la remontée du prix du baril. Sur le marché du porc en revanche, Cyclope prédit que les prix mondiaux devraient rester élevés compte-tenu de la forte demande asiatique. La Chine en particulier, avec un cheptel en baisse, pourrait soutenir les conjonctures américaines et européennes qui en ont bien besoin.
Le baromètre chinois
La Chine, désormais 3ème importateur mondial de viande bovine, reste la «clé» des marchés de matières premières, en dépit du ralentissement de sa croissance en 2014. Sur la sécurité alimentaire, la stratégie des Chinois évolue. Ils se concentrent sur la production de riz ou de blé et acceptent d’être «durablement importateurs de maïs et de soja» pour nourrir le bétail, faute d’avoir suffisamment de terres agricoles pour tout cultiver.
La Chine semble maintenant avoir plutôt fait le choix de maîtriser les circuits commerciaux, comme en témoignent les prises de contrôle du géant céréalier Cofco dans plusieurs groupes de négoce internationaux, révèle François Luguenot, co-auteur du rapport et responsable de l’analyse des marchés chez In Vivo. Singapour est en passe «de s’imposer comme le deuxième hub mondial» (hub =centre névralgique NDLR) dans ce domaine, confirme Philippe Chalmin.
Pour l’économiste la tendance actuelle ne remet pas en cause la ligne de fond : «l’alimentation reste le défi du XXIème siècle». Le monde a faim et faim de viande en particulier. En 2014 seul le prix des viandes a progressé et les prix du bœuf ont quasiment doublé sur le marché international en dix ans ! A l’exception de l’Europe où «la conjoncture reste déprimée». Cette tendance haussière pourrait cependant connaître une détente en 2015, avec notamment la remontée du prix du baril. Sur le marché du porc en revanche, Cyclope prédit que les prix mondiaux devraient rester élevés compte-tenu de la forte demande asiatique. La Chine en particulier, avec un cheptel en baisse, pourrait soutenir les conjonctures américaines et européennes qui en ont bien besoin.