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Agroéquipement

La filière optimiste pour l'€™année 2014

2013 est de nouveau sous le signe de la croissance du marché pour les constructeurs et les distributeurs de machines agricoles. Dans un contexte favorable, la filière rappelle que l'€™embauche des jeunes n'€™est pas si simple.
Par CR
La filière optimiste pour l'€™année 2014
Malgré un contexte favorable, la filière a encore des difficultés à recruter, et notamment les jeunes qui semblent bouder les métiers de l'agroéquipement.
Selon Patrick Perard, président d'€™Axema (industriels de l'€™agroéquipement), [I]«41% des industriels tablent sur une baisse de 6% à 25% des commandes globales de matériels neufs du 2nd semestre en cultures végétales»[i]. Sur le second semestre 2013, les constructeurs et les distributeurs ont constaté un [I]«accroissement des stocks à la fois en neuf et en occasion»[i], autrement dit une diminution des ventes, a-t-il continué, lors d'€™une conférence à Paris, le 30 octobre.
Mais le bon premier semestre 2013 permet à l'€™année de se terminer sur une hausse du chiffre d'€™affaires par rapport à 2012. Il passe de 5,4 milliards d'€™euros à 5,6 Mds. Pour la suite, les agroéquipementiers tablent sur un léger repli pour 2014 : le chiffre d'€™affaires est estimé à 5,4 milliards d'€™euros contre 5,6 en 2013. [I]«Après deux années exceptionnelles, c'€™est plutôt un retour à la normale»[i], précise Raphaël Lucchesi, président du Sedima (distributeurs de l'€™agroéquipement), qui ne cache pas son optimisme pour la suite. D'€™autant plus que la France voit son marché en hausse de 4% en 2013, alors que la moyenne des à‰tats membres de l'€™Union européenne est en recul de 4%.
[INTER]Des postes à pourvoir[inter]
Dans un contexte économique favorable, les constructeurs et les distributeurs rappellent que l'€™embauche de nouveaux salariés est un autre enjeu prioritaire. Les jeunes ne semblent pas être attirés par les métiers du machinisme. [I]«Nous faisons un réel travail sur l'€™image des métiers de la filière»[i], explique Raphaël Lucchesi. En réalité, ils connaissent peu cette filière : [I]«Beaucoup de jeunes découvrent nos métiers»[i], ajoute Patrick Perard. Et les premiers résultats se font sentir : certains établissements affichent [I]«complet»[i] pour les modules de formation en agroéquipement. [I]«Le cas le plus flagrant, c'€™est le Centre de formation d'€™apprentis (CFA) de Narcé. Il était sur le point de fermer les classes d'€™agroéquipement»[i], poursuit-il. C'€™est après le Sima 2013 (salon international du machinisme agricole) et le travail de revalorisation des métiers de l'€™agroéquipement que le CFA de Narcé a finalement maintenu les formations. Entre 2012 et 2013, les responsables du Sedima précisent qu'€™il y a eu 7% d'€™embauche sur un total de 30 000 salariés. «La moyenne d'€™âge des salariés est en train de diminuer», constate Raphaël Lucchesi. Néanmoins, les professionnels rappellent que les efforts pour revaloriser l'€™image des métiers de l'€™agroéquipement doivent se poursuivre.

Les robots de traite émergent sur le marché de l'€™occasion

«Le paysage laitier est en train d'€™évoluer», a déclaré hier Raphaël Lucchesi, président du Sedima (distributeurs de l'€™agroéquipement). Les constructeurs et les distributeurs sont très optimistes pour les ventes de robot de traite, alors que celles des appareils traditionnels sont relativement stables. L'€™ensemble des constructeurs de machines agricoles tablent sur une hausse des ventes de 6 à 25% des robots de traite en 2013. Par ailleurs, un nouveau marché se développe pour le matériel d'€™élevage : celui de l'€™occasion. Un marché sur lequel émergent les robots de traite.