Sécheresse
La facture s'annonce salée
Les responsables professionnels, les élus, le gouvernement, les éleveurs... commencent à faire les comptes de la sécheresse. La facture sera lourde et pas seulement sur le plan alimentaire. Difficile pour le moment de savoir qui paiera. En l'absence de marges de manœuvre financière le ministre s'en remet à «la solidarité»...
Plusieurs centaines de millions d'euros, rien que pour l'élevage... Telle est l'évaluation faite par le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, du coût de la sécheresse. C'est du moins la somme qui sera nécessaire pour indemniser les pertes subies avec le Fonds de calamité agricole. Un fond insuffisamment doté, puisqu'il ne recèle que 90 à 100 millions d'euros et un fond réservé aux seuls systèmes d'élevage et de polyculture-élevage.
Xavier Beulin, président de la FDSEA, parle d'un surcoût de 270 euros par UBG. Pierre Chevalier, président de Fédération nationale bovine, évoque un coût de 200 euros par vache. Certains évoquent un déficit fourrager dont la facture pourrait atteindre 2,2 milliards d'euros.
Conséquence immédiate d'une situation à haut risque, le rythme d'entrée des bovins dans les abattoirs s'accélère, au point que les professionnels, comme les élus, cherchent à endiguer la chute des cours. Dominique Langlois, président d'Interbev, prévoit un excédent de 100 000 tonnes de viande sur le marché et Pierre Chevalier estime déjà la chute des cours à [I]«un bon 5%»[i].
Le gouvernement prône [I]«la solidarité»[i] tous azimuts
Bruno Le Maire en appelle à [I]«la solidarité économique»[i] de la part des abatteurs, des industriels et de la distribution, afin d'éviter [I]«l'écroulement des cours»[i].
Contraint par un manque de marge de manœuvre budgétaire évident, Bruno Le Maire, n'en finit pas de prôner la «solidarité», terrain sur lequel il est rejoint par Xavier Beulin qui se [I]«refuse à demander de manière incantatoire des aides publiques»[i].
Le ministre de l'Agriculture se tourne résolument vers les banques et la Commission européenne pour soulager les trésoreries des élevages. Ainsi, le ministre a demandé au Crédit Agricole de débloquer une enveloppe de 700 millions d'euros de prêts de trésorerie pour faire face aux besoins urgents d'achat de paille et de fourrage. Le taux d'intérêt est fixé à 1,5% pour les jeunes agriculteurs et 2% pour les autres. [I]«Les sommes sont disponibles immédiatement»[i] a assuré le ministre, mais il n'a pas accédé à la demande de la FNSEA d'un taux zéro.
Groupama devrait prendre en compte la couverture climatique des jeunes agriculteurs dont la demande a été rejetée après le 15 avril, date à laquelle l'assureur a suspendu la souscription de tout nouveau contrat, du fait d'un risque climatique «avéré». Quant à la MSA, elle a également fait un geste, en reportant le deuxième appel à cotisation du mois de juin, ce qui correspond à une avance de trésorerie de 80 millions d'euros.
Seul le ciel reste insensible à la détresse des éleveurs... Mais de toute façon, on sait déjà que la pluie, même tardive, arrivera trop tard et ne suffira pas à résoudre les difficultés actuelles.
d'après AP
Xavier Beulin, président de la FDSEA, parle d'un surcoût de 270 euros par UBG. Pierre Chevalier, président de Fédération nationale bovine, évoque un coût de 200 euros par vache. Certains évoquent un déficit fourrager dont la facture pourrait atteindre 2,2 milliards d'euros.
Conséquence immédiate d'une situation à haut risque, le rythme d'entrée des bovins dans les abattoirs s'accélère, au point que les professionnels, comme les élus, cherchent à endiguer la chute des cours. Dominique Langlois, président d'Interbev, prévoit un excédent de 100 000 tonnes de viande sur le marché et Pierre Chevalier estime déjà la chute des cours à [I]«un bon 5%»[i].
Le gouvernement prône [I]«la solidarité»[i] tous azimuts
Bruno Le Maire en appelle à [I]«la solidarité économique»[i] de la part des abatteurs, des industriels et de la distribution, afin d'éviter [I]«l'écroulement des cours»[i].
Contraint par un manque de marge de manœuvre budgétaire évident, Bruno Le Maire, n'en finit pas de prôner la «solidarité», terrain sur lequel il est rejoint par Xavier Beulin qui se [I]«refuse à demander de manière incantatoire des aides publiques»[i].
Le ministre de l'Agriculture se tourne résolument vers les banques et la Commission européenne pour soulager les trésoreries des élevages. Ainsi, le ministre a demandé au Crédit Agricole de débloquer une enveloppe de 700 millions d'euros de prêts de trésorerie pour faire face aux besoins urgents d'achat de paille et de fourrage. Le taux d'intérêt est fixé à 1,5% pour les jeunes agriculteurs et 2% pour les autres. [I]«Les sommes sont disponibles immédiatement»[i] a assuré le ministre, mais il n'a pas accédé à la demande de la FNSEA d'un taux zéro.
Groupama devrait prendre en compte la couverture climatique des jeunes agriculteurs dont la demande a été rejetée après le 15 avril, date à laquelle l'assureur a suspendu la souscription de tout nouveau contrat, du fait d'un risque climatique «avéré». Quant à la MSA, elle a également fait un geste, en reportant le deuxième appel à cotisation du mois de juin, ce qui correspond à une avance de trésorerie de 80 millions d'euros.
Seul le ciel reste insensible à la détresse des éleveurs... Mais de toute façon, on sait déjà que la pluie, même tardive, arrivera trop tard et ne suffira pas à résoudre les difficultés actuelles.
d'après AP