Assemblée générale de l’Admien
La colère des irrigants
L’association pour la défense et le maintien de l’irrigation dans les exploitations nivernaises (Admien) a tenu son assemblée générale mercredi 7 février au Marault. 80 agriculteurs étaient présents.
Avec la présence d’Eric Frétillier, président des Irrigants de France et Jean-Louis Laurent, président des Irrigants de l’Allier et vice-président des Irrigants de France, l’assemblée générale de l’Admien a attiré plus de 80 participants. Des agriculteurs qui sont venus débattre du coût de l’énergie et de la politique de l’eau au niveau national, à commencer par la volonté de développer les retenues d’eau afin de pouvoir recueillir l’eau en hiver pour la réutiliser en été. Thierry Bordin, de la Chambre d’agriculture du Loiret, est intervenu afin d’expliquer comment optimiser un maximum l’eau suite à des essais réalisés sur des cultures de maïs, de soja et de cultures à paille (blé, orge). Enfin, si l’irrigation est traditionnellement utilisée dans la vallée de la Loire, entre Loire et Allier, le secteur du centre nivernais cherche aussi à sécuriser ses rendements et un noyau d’agriculteurs seraient intéressés pour intégrer le système sur leurs exploitations.
Vers un partage collectif de l’eau ?
Cette assemblée générale fut aussi l’occasion de débattre du nouvel arrêté préfectoral paru en août 2017 et qui a fait se lever un tollé général chez les agriculteurs irrigants. Celui-ci, interdisant tout nouveau prélèvement sur l’axe Loire-Allier, depuis le Mont Gerbier des Joncs jusqu’à Nantes, a été pris par Nacer Meddah, l’ancien préfet de la région Centre Val de Loire. Pris sur l’ensemble du bassin Loire en prévision du réchauffement climatique, il concerne de très nombreux départements dont une bonne partie de la Nièvre. Pour Didier Guyon, président des Irrigants du département, ce n’est qu’un pas de plus vers la restriction des activités agricoles et le prélude à d’autres mesures pouvant aboutir à la création d’une organisation unique de gestion collective sur l’axe de la Loire. Soit un partage collectif de l’eau entre tous les irrigants. «Nous sommes contre pour deux raisons,» explique Didier Guyon. «D’abord, cela bloque tous les nouveaux prélèvements, ensuite, ceux qui existent auront accès à de moins en moins d’eau». Soulignant que sur la Nièvre, en période de crue, il coule aujourd’hui 2000 m3 par seconde, soit 7,2 M de m3 par heure, alors que l’irrigation sur le département ne représente que 6,2 M de m3 par an, il paraît nécessaire pour le président des Irrigants de la Nièvre, «de mettre en œuvre la seule solution qui existe et qui consiste à stocker l’eau». Précisant que «les moyens techniques existent». «Aujourd’hui le Préfet nous fait de la répression, nous on demande de la prévention. On en parle depuis 20 ans mais rien ne se passe. Là on a bon espoir que ça bouge un peu mais il y a tellement de contraintes administratives, sociétales qui pèsent sur la volonté collective». Didier Guyon s’alarme de voir que «la France est le deuxième pays à avoir les plus grosses réserves en eau en Europe et pourtant l’avant dernier en terme d’utilisation. On a de l’eau mais on ne l’utilise pas». Pour l’agriculteur, le dossier de l’eau devient un véritable enjeu de sécurité publique. «L’eau, avant d’inonder les villes, devrait être retenue». Pour Didier Guyon, comme pour l’ensemble des agriculteurs irrigants, il est aujourd’hui urgent de mettre en place une véritable politique de stockage de l’eau.
Vers un partage collectif de l’eau ?
Cette assemblée générale fut aussi l’occasion de débattre du nouvel arrêté préfectoral paru en août 2017 et qui a fait se lever un tollé général chez les agriculteurs irrigants. Celui-ci, interdisant tout nouveau prélèvement sur l’axe Loire-Allier, depuis le Mont Gerbier des Joncs jusqu’à Nantes, a été pris par Nacer Meddah, l’ancien préfet de la région Centre Val de Loire. Pris sur l’ensemble du bassin Loire en prévision du réchauffement climatique, il concerne de très nombreux départements dont une bonne partie de la Nièvre. Pour Didier Guyon, président des Irrigants du département, ce n’est qu’un pas de plus vers la restriction des activités agricoles et le prélude à d’autres mesures pouvant aboutir à la création d’une organisation unique de gestion collective sur l’axe de la Loire. Soit un partage collectif de l’eau entre tous les irrigants. «Nous sommes contre pour deux raisons,» explique Didier Guyon. «D’abord, cela bloque tous les nouveaux prélèvements, ensuite, ceux qui existent auront accès à de moins en moins d’eau». Soulignant que sur la Nièvre, en période de crue, il coule aujourd’hui 2000 m3 par seconde, soit 7,2 M de m3 par heure, alors que l’irrigation sur le département ne représente que 6,2 M de m3 par an, il paraît nécessaire pour le président des Irrigants de la Nièvre, «de mettre en œuvre la seule solution qui existe et qui consiste à stocker l’eau». Précisant que «les moyens techniques existent». «Aujourd’hui le Préfet nous fait de la répression, nous on demande de la prévention. On en parle depuis 20 ans mais rien ne se passe. Là on a bon espoir que ça bouge un peu mais il y a tellement de contraintes administratives, sociétales qui pèsent sur la volonté collective». Didier Guyon s’alarme de voir que «la France est le deuxième pays à avoir les plus grosses réserves en eau en Europe et pourtant l’avant dernier en terme d’utilisation. On a de l’eau mais on ne l’utilise pas». Pour l’agriculteur, le dossier de l’eau devient un véritable enjeu de sécurité publique. «L’eau, avant d’inonder les villes, devrait être retenue». Pour Didier Guyon, comme pour l’ensemble des agriculteurs irrigants, il est aujourd’hui urgent de mettre en place une véritable politique de stockage de l’eau.