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Vols en agriculture

La Chambre d’agriculture signe la convention pour la mise en place du réseau «Alerte entreprises agricoles Nièvre»

Les vols à répétition qui interviennent depuis quelques années dans les exploitations agricoles de la Nièvre posent de plus en plus de problèmes. Comme dans d’autres départements, préfecture, gendarmerie et Chambre d’agriculture ont signé une convention destinée à organiser un moyen de lutte contre les vols.
Par Chambre d’agriculture de la Nièvre
La Chambre d’agriculture signe la convention pour la mise en place du réseau «Alerte entreprises agricoles Nièvre»
Chez Didier Guyon, Jean-Pierre Condamine, vice-président de la Chambre d’agriculture de la Nièvre, accueilli Michelle Kirry, préfète et le lieutenant colonel Barth, commandant du groupement de gendarmerie de la Nièvre.
Lundi 7 juillet dernier, Michèle Kirry, préfète de la Nièvre, Le lieutenant colonel Barth, commandant du groupement de gendarmerie de la Nièvre, et le président de la Chambre d’agriculture, représenté par son premier vice-président, Jean-Pierre Condamine, ont signé la convention qui met en place un réseau d’alertes contre les vols (voir notre édition du 4 juillet).
Rendez-vous avait été donné chez Didier Guyon, à Mesves-sur-Loire, qui a pu apporter son témoignage : [I]«les vols sur le matériel d’irrigation se chiffrent en plusieurs dizaines de milliers d’euros. Outre la perte financière liée à la franchise, j’ai maintenant des soucis avec ma compagnie d’assurance. J’ai installé des systèmes d’alarme qui sont coûteux et je dors avec le téléphone à côté de moi. C’est stressant»[i].
J.P. Condamine a alerté préfète et gendarmerie sur le danger d’une réaction violente des agriculteurs: [I]«si on ne fait rien, il va y avoir des drames !»[i] M. Barth a rappelé l’utilité de ce plan d’alerte qui va se mettre en place dans les prochaines semaines : [I]«Nous avons des patrouilles de nuit qui peuvent se rendre sur les lieux. La fluidité de l’information permettra d’améliorer nos interventions. Notre département était épargné jusqu’à ces dernières années. Il est maintenant rattrapé par le phénomène de délinquance d’opportunité. Et il n’est plus à l’abri des réseaux organisés au niveau international qui travaillent en vrais professionnels avec des outils très efficaces»[i]. Il a aussi apporté quelques précisions aux couleurs de démenti : [I]«quand nous sommes sur le bord de la route, c’est moins pour verbaliser que pour faire de la surveillance de véhicules ou de personnes»[i].

Sans attendre la pleine puissance du réseau [I]«Alerte entreprises agricoles Nièvre»[i], la gendarmerie a décidé de mettre en place dès cet été des patrouilles de surveillance. Trois brigades motorisées circuleront plusieurs fois par semaine pour rencontrer les agriculteurs sur leur lieu de travail afin de les sensibiliser au vol et aux mesures de prévention à mettre en œuvre et éventuellement, être informés sur des comportements suspects. Deux gendarmes [I]«référents sûreté»[i] sont aussi désignés pour se rendre à la demande des agriculteurs sur l’exploitation et effectuer un diagnostic sécurité.

N’hésitez pas à rejoindre ce réseau en renvoyant le formulaire d’inscription que la Chambre d’agriculture vous a envoyé en juin avec son bulletin d’information. Le réseau [I]«Alerte entreprises agricoles Nièvre»[i] est un outil supplémentaire pour lutter contre les vols. Son efficacité dépendra de l’engagement de chacun.