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Insémination artificielle

La Cecna ouvre son antenne à Corbigny

Lundi 9 novembre, en fin de marché, la coopérative d’insémination artificielle Cecna a ouvert, après deux ans d’attente, son antenne au sein de la Sicagemac.
Par Emmanuel Coulombeix
La Cecna ouvre son antenne à Corbigny
Philippe Guillien, Jean Doudeau et Pierrick Drevillon ont inauguré, lundi matin, l’antenne de Corbigny de la Cecna.
L’opérateur, qui disposait de deux antennes à Lucy-les-Bois (89) et Varzy (58) vient donc de regrouper ses sites et ses sept inséminateurs dans un bungalow, provisoire, au marché au cadran. Selon Pierrick Drevillon, le responsable de l’équipe, «nous étions trop éloignés des éleveurs, de leur quotidien, de leurs besoins. Ainsi, nous allons pouvoir les accompagner et partager leur vie».

L’idée de venir à la Sicagemac remonte à deux ans et est née de l’envie de son président, Philippe Guillien, de «ramener de l’animation sur le marché». Après deux ans d’attente, dont un rien que pour les travaux d’aménagement (lignes de téléphone spécifiques, approvisionnement, azote pour le stockage des doses de semences...), la Cecna est désormais dans ses murs à Corbigny. Lundi, une inauguration en bonne et dûe forme, à la fin des enchères, a permis de sensibiliser les éleveurs présents. L’IA, dans la Nièvre, ne représente que 6% des plus de
200 000 vaches du territoire, ce qui est peu, mais la coopérative se fixe des objectifs commerciaux ambitieux : «augmenter de 2 à 3% par an à partir de 2016, sachant qu’un inséminateur peut faire 3000 inséminations par an». Présente entre Nevers et Paris, pour l’IA des laitières, des chevaux, des chiens et même des girafes, la Cecna veut devenir une référence dans l’allaitant, et notamment dans la race charolaise. Elle rappelle que c’est elle qui a produit Lorcini, le taureau charolais le plus gros exporté dans le monde entier. Il est né à Pontigny, à 10 km de son centre d’insémination icaunais.