Europe
La Bulgarie prend les rênes de l’UE
Le 1er janvier 2018, la Bulgarie a pris, pour la première fois, la présidence tournante du Conseil de l’UE.
Le pays est situé en Europe du Sud-Est, dans la partie nord-est de la péninsule balkanique. Avec ses 110 000 km2, le pays se trouve au carrefour entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique. C’est un pays européen, balkanique, riverain de la mer Noire et du Danube. La Bulgarie dont la capitale est Sofia compte 7,1 millions d’habitants, dont 71 % sont concentrés dans les villes.
En 1946, la Bulgarie devient République populaire. Le parti communiste bulgare impose un pouvoir autocratique et procède à la nationalisation de l’industrie. Les terres agricoles sont réunies dans des exploitations collectives. Elle se retrouve dans la sphère d’influence soviétique, parmi les pays dits socialistes. En 1989, le chef d’État de longue date Todor Jivkov est démis de ses fonctions et un système multipartite est mis en place. Avec l’adoption de la constitution de 1991, le pays devient une république parlementaire, avec un parlement unicaméral et un président directement élu. Il s’agit actuellement du socialiste Roumen Radev. La Bulgarie adhère à l’Otan en 2004 et est membre de l’UE depuis le 1er janvier 2007, mais ne fait pas partie de l’espace Schengen. Le pays se classe à la 21e place dans l’UE pour ce qui est du PIB. Un régime de stabilisation des changes est en place en Bulgarie, dans le cadre duquel la devise nationale, le lev bulgare, est lié à l’euro.
Malgré une transition rapide depuis son adhésion à l’UE, la Bulgarie a été durement touchée par la crise financière de 2008, les crises à répétition et le développement incertain de la zone euro. La reprise économique en 2014 (+ 3%) a conservé le même rythme en 2016, soutenue par une augmentation de la demande intérieure. Les prévisions annoncent 2,7% de croissance pour 2018. Le déficit public a été réduit à 2,5% en 2015 et devrait continuer à baisser. Le gouvernement bulgare fait face à de nombreux défis : le déficit des entreprises publiques, la mauvaise collecte fiscale, une sous-utilisation des fonds de l’UE et la baisse des investissements étrangers. Le pays est également confronté à des problèmes de corruption au sein de l’administration, à la faiblesse du système judiciaire, à un état de droit insuffisamment développé et au développement du crime organisé. Il a vu son taux de chômage grimper jusqu’en 2013, atteignant un taux record de 13%. Il est redescendu à 8,2% en 2016.
«L’union fait la force»
L’industrie représente 28 % du PIB et emploie 30 % de la population active. Le secteur dépend toujours des secteurs manufacturiers lourds (métallurgie, chimie, fabrication de machines) qui se développés pendant la période socialiste. Mais les secteurs les plus dynamiques aujourd’hui sont le textile, les produits pharmaceutiques, les cosmétiques, la téléphonie mobile et les logiciels. La contribution du secteur tertiaire au PIB est de 66 % et ce dernier emploie 63 % de la population active. Depuis son entrée dans l’UE, la Bulgarie connaît une croissance importante de ses échanges commerciaux. Les pays membres de l’UE représentent environ 64 % des exportations et des importations du pays. Les exportations bulgares se dirigent principalement vers l’Allemagne, l’Italie, la Turquie, la Roumanie, la Grèce et la France. La Bulgarie exporte majoritairement des biens intermédiaires et des produits agricoles bruts. Le pays importe principalement du carburant, de l’énergie et des biens pharmaceutiques en provenance de l’Allemagne, Russie, Italie, Roumanie, Turquie et Grèce.
Les priorités de la présidence bulgare sont dictées par son slogan «L’union fait la force» qui est aussi la devise figurant sur les armoiries de la République de Bulgarie. Elle a quatre domaines prioritaires. Le premier concerne la cohésion économique et sociale, centrée sur le cadre financier pluriannuel de l’UE, les futures politiques de cohésion et Pac, ainsi que sur l’approfondissement de l’Union économique et monétaire. Le deuxième a trait à la sécurité et la stabilité en Europe : décisions conjointes pour une plus grande sécurité des frontières extérieures, une gestion plus efficace de la migration, jeter les bases d’une Union de défense y compris en mettant en place la première coopération structurée permanente au sein de l’UE. Le troisième dossier est lié à la perspective européenne et aux Balkans occidentaux : l’intention de la Bulgarie est de profiter de son expertise régionale pour soutenir les réformes des pays des Balkans occidentaux liés à l’adhésion à l’UE. Elle veillera à accorder un plus grand soutien géopolitique et économique aux Balkans occidentaux par le biais de l’amélioration de leur connexion avec l’UE dans les domaines ferroviaire, aérien, digital, éducatif et énergétique. Le dernier domaine concerne l’économie numérique et les compétences pour l’avenir : focus sur l’achèvement du marché numérique unique de l’UE et le développement de l’économie et des capacités numériques. Ce dossier comprend un paquet cybersécurité, une directive relative aux droits d’auteur, le libre flux des données à caractère non personnel, un code des communications électroniques, la protection de la vie privée dans les communications électroniques.
En 1946, la Bulgarie devient République populaire. Le parti communiste bulgare impose un pouvoir autocratique et procède à la nationalisation de l’industrie. Les terres agricoles sont réunies dans des exploitations collectives. Elle se retrouve dans la sphère d’influence soviétique, parmi les pays dits socialistes. En 1989, le chef d’État de longue date Todor Jivkov est démis de ses fonctions et un système multipartite est mis en place. Avec l’adoption de la constitution de 1991, le pays devient une république parlementaire, avec un parlement unicaméral et un président directement élu. Il s’agit actuellement du socialiste Roumen Radev. La Bulgarie adhère à l’Otan en 2004 et est membre de l’UE depuis le 1er janvier 2007, mais ne fait pas partie de l’espace Schengen. Le pays se classe à la 21e place dans l’UE pour ce qui est du PIB. Un régime de stabilisation des changes est en place en Bulgarie, dans le cadre duquel la devise nationale, le lev bulgare, est lié à l’euro.
Malgré une transition rapide depuis son adhésion à l’UE, la Bulgarie a été durement touchée par la crise financière de 2008, les crises à répétition et le développement incertain de la zone euro. La reprise économique en 2014 (+ 3%) a conservé le même rythme en 2016, soutenue par une augmentation de la demande intérieure. Les prévisions annoncent 2,7% de croissance pour 2018. Le déficit public a été réduit à 2,5% en 2015 et devrait continuer à baisser. Le gouvernement bulgare fait face à de nombreux défis : le déficit des entreprises publiques, la mauvaise collecte fiscale, une sous-utilisation des fonds de l’UE et la baisse des investissements étrangers. Le pays est également confronté à des problèmes de corruption au sein de l’administration, à la faiblesse du système judiciaire, à un état de droit insuffisamment développé et au développement du crime organisé. Il a vu son taux de chômage grimper jusqu’en 2013, atteignant un taux record de 13%. Il est redescendu à 8,2% en 2016.
«L’union fait la force»
L’industrie représente 28 % du PIB et emploie 30 % de la population active. Le secteur dépend toujours des secteurs manufacturiers lourds (métallurgie, chimie, fabrication de machines) qui se développés pendant la période socialiste. Mais les secteurs les plus dynamiques aujourd’hui sont le textile, les produits pharmaceutiques, les cosmétiques, la téléphonie mobile et les logiciels. La contribution du secteur tertiaire au PIB est de 66 % et ce dernier emploie 63 % de la population active. Depuis son entrée dans l’UE, la Bulgarie connaît une croissance importante de ses échanges commerciaux. Les pays membres de l’UE représentent environ 64 % des exportations et des importations du pays. Les exportations bulgares se dirigent principalement vers l’Allemagne, l’Italie, la Turquie, la Roumanie, la Grèce et la France. La Bulgarie exporte majoritairement des biens intermédiaires et des produits agricoles bruts. Le pays importe principalement du carburant, de l’énergie et des biens pharmaceutiques en provenance de l’Allemagne, Russie, Italie, Roumanie, Turquie et Grèce.
Les priorités de la présidence bulgare sont dictées par son slogan «L’union fait la force» qui est aussi la devise figurant sur les armoiries de la République de Bulgarie. Elle a quatre domaines prioritaires. Le premier concerne la cohésion économique et sociale, centrée sur le cadre financier pluriannuel de l’UE, les futures politiques de cohésion et Pac, ainsi que sur l’approfondissement de l’Union économique et monétaire. Le deuxième a trait à la sécurité et la stabilité en Europe : décisions conjointes pour une plus grande sécurité des frontières extérieures, une gestion plus efficace de la migration, jeter les bases d’une Union de défense y compris en mettant en place la première coopération structurée permanente au sein de l’UE. Le troisième dossier est lié à la perspective européenne et aux Balkans occidentaux : l’intention de la Bulgarie est de profiter de son expertise régionale pour soutenir les réformes des pays des Balkans occidentaux liés à l’adhésion à l’UE. Elle veillera à accorder un plus grand soutien géopolitique et économique aux Balkans occidentaux par le biais de l’amélioration de leur connexion avec l’UE dans les domaines ferroviaire, aérien, digital, éducatif et énergétique. Le dernier domaine concerne l’économie numérique et les compétences pour l’avenir : focus sur l’achèvement du marché numérique unique de l’UE et le développement de l’économie et des capacités numériques. Ce dossier comprend un paquet cybersécurité, une directive relative aux droits d’auteur, le libre flux des données à caractère non personnel, un code des communications électroniques, la protection de la vie privée dans les communications électroniques.
Une agriculture en développement
Le secteur agricole bulgare a mis près de 20 ans pour se réorganiser, se moderniser et retrouver des niveaux de production d’avant l’effondrement du régime communiste. L’agriculture reste un secteur peu performant, mais continue à se développer. Le secteur agricole bulgare emploie près de 20 % de la population active, mais ne contribue que pour 4 à 5 % environ au produit intérieur brut (PIB) en fonction des années. L’agriculture bulgare est caractérisée par une très forte polarité des exploitations agricoles. La surface moyenne des exploitations est de 10 ha. Cependant, 78 % de la surface agricole utile (SAU) est exploitée par des unités de plus de 100 ha (5 232 exploitations), 15 % par des unités de 5 à 100 ha et 7 % par des unités de moins de 5 ha. Les productions végétales représentent 60 % de la valeur de la production agricole. Outre l’huile de rose qu’elle vend en Europe pour la fabrication de parfum, la production est peu diversifiée et dominée par les céréales – blé, seigle, triticale, orge, avoine, maïs, riz – et les oléo-protéagineux - tournesol et colza (18 % du volume de la production). Les légumes (tomates, concombres, poivrons) et les fruits (prunes, cerises, pommes, pêches) représentent seulement 7 % du volume de la production végétale. Le secteur de l’élevage représente environ 27 % de la valeur de la production agricole. La Bulgarie est en passe de devenir un pays exportateur de produits agricoles. En témoigne le solde excédentaire des échanges agricoles, grâce notamment à la forte progression des exportations de matières premières agricoles (céréales et oléo-protéagineux). Le pays importe surtout des produits transformés (viandes, lait et produits laitiers, préparations alimentaires, boissons). Les échanges de produits agroalimentaires entre la France et la Bulgarie sont en faveur de la Bulgarie même si nos exportations vers la Bulgarie progressent. En ce qui concerne le bio, la superficie agricole est passée de 40 000 ha en 2012 à 161 000 ha en 2016. Les producteurs, transformateurs et commerçants qui étaient au nombre de 400 en 2007 sont plus de 4 500 aujourd’hui.