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Biodiversité

La biodiversité agricole et les Français

Par Ma signature
La Fondation du Patrimoine et Ceva Santé Animale ont commandé une étude à la société d’études marketing Opinéa pour appréhender les connaissances des Français sur la biodiversité animale et en particulier sur la notion de race agricole.
- Un Français sur trois n’a pas conscience de la menace qui plane sur l’élevage traditionnel. Si 83 % des Français se disent prêts à soutenir l’élevage traditionnel en achetant plus cher un fromage ou une viande issus d’une race agricole locale (près de la moitié d’entre eux accepterait de payer entre 5 % et 20 % plus cher), seuls 20 % d’entre eux savent que nombre de ces races locales agricoles sont menacées. Et 35 % ne savent pas ou estiment que l’élevage local français n’est pas en danger.
- Si 26 % des Français savent que la vache Bordelaise est en voie d’extinction, 11 % pensent à tort qu’il s’agit de la Charolaise ou de la Normande (9 %) tandis qu’une majorité d’entre eux (53 %) ne sait pas si l’une de ces races locales est menacée.
- Pourtant, un arrêté du 29 avril 2015, modifié par un arrêté du 13 mars 2017, précise la «liste des races reconnues, des races locales et des races menacées d’être perdues pour l’agriculture» en bovin, caprin, ovin et porcin. Il en ressort que plus de 80 % des races locales risquent de disparaître dont :
- 22 races bovines sur 30 reconnues locales en France (Bordelaise, Bretonne pie noire, Moka...)
- 23 des 47 races locales ovines (Avranchine, Boulonnaise, Landaise, Ouessant...) ;
- 8 des 10 races locales caprines (Créole, Poitevine, Provençale, Pyrénéenne...) ;
- 7 des 12 races locales porcines (Cul Noir Limousin, Pie Noir du Pays Basque, Porc Blanc de l’Ouest...).
Pourtant, 95 % les Français jugent importante la préservation des races agricoles françaises.

Le chiffre de la semaine

33 % des ruraux jugent primordial l’accès numérique aux services publics.
Selon une enquête menée par l’Ifop en juillet, 21 % des Français citent la couverture numérique et l’accès au très haut débit comme 1er critère pour apprécier l’endroit où ils vivent. Pour les zones rurales, ce pourcentage passe à 32 %. Pour les ruraux, l’accès aux services publics est cependant cité en premier. Conscient de l’enjeu du numérique, le gouvernement s’est engagé à garantir l’accès au haut débit partout en France «au plus tard d’ici 2022», selon le Premier ministre.