Cuma
L’union fait la force
Les Cumistes de Côte d’Or, réunis en assemblée générale, ont fait le point sur leurs activités. Les bénéfices du collectif ne sont plus à prouver et devraient se multiplier devant plusieurs nouveautés.
Belle affluence vendredi 10 avril à Bretigny, lors de l’assemblée générale de l’antenne Côte d’Or de la Fédération Cuma de Bourgogne. «Ce rendez-vous départemental n’a pourtant plus de pouvoir décisionnel depuis la régionalisation de notre réseau. Cette mobilisation démontre un dynamisme certain, étroitement lié au développement de l’animation que l’antenne propose sur le terrain» commente le président Frédéric Faurois. L’ensemble des partenaires du réseau étaient présents à cette réunion, banques et assurances comprises.
Une Côte d’Or 40% Cuma
Un état des lieux a tout d’abord été dressé sur 2013, année au cours de laquelle 217 Cuma étaient recensées dans le département, dont 182 étaient cotisantes au réseau. «La restructuration se poursuit avec une baisse du nombre de coopératives mais le nombre d’exploitations adhérentes se maintient» indique le président. Le nombre moyen d’adhérents par Cuma est passé de 11 à 15 en seulement trois ans. Environ 40% des exploitations agricoles côte d’oriennes ont un engagement auprès d’une ou de plusieurs Cuma. Le chiffre d’affaires, qui représente l’ensemble des factures émises par une Cuma à ses adhérents, a dépassé les cinq millions d’euros en 2013, soit une moyenne de 26 238€ par Cuma. Ce montant, sensiblement le même qu’en 2012 (25 770€) reste nettement en dessous de la moyenne nationale de 49 000 euros.
Après une année 2012 exceptionnelle en investissements (3,6 millions d’euros), la tendance a logiquement été revue à la baisse (2,9 millions d’euros). A l’image des Cuma et de leurs activités, les investissemenst réalisés sur la campagne 2013 sont divers et variés. Plus de 80 Cuma ont investi dans 130 matériels. Les broyeurs de végétaux ont été majoritaires et les Cuma d’éleveurs se sont montrées particulièrement actives.
Une crise moins ressentie
Les chiffres 2014 qui seront publiés l’an prochain devraient traduire les difficultés actuelles du terrain. «L’an passé a été très difficile pour le monde agricole, y compris les Cuma» relève Frédéric Faurois, qui s’attend à une tendance baissière des investissements. Si les coopératives d’utilisation de matériel agricole ne sont pas épargnées par la conjoncture, elles restent, d’après Damien Baumont, élu de la Chambre d’agriculture, «la première piste pour retrouver du revenu» avec la gestion des charges de mécanisation qu’elles permettent : «il n’est plus à démontrer l’économie substantielle dégagée par l’investissement partagé. Et au-delà de ces investissements, la conduite économique des tracteurs permise par le passage au banc d’essai moteur, le travail en commun, tout comme peut-être l’assolement, sont aussi des sources d’économie sur les exploitations. Certains craindront de perdre leur liberté individuelle, mais celle-ci sera d’autant plus réduite face à une trésorerie négative». D’autres leviers s’offrent aux agriculteurs désirant optimiser leurs charges de mécanisation, comme la conduite économique des tracteurs (le carburant est un poste en constante augmentation sur les exploitations) ou encore un ensemble d’organisations et pratiques dont les Cuma sont particulièrement porteuses.
Une Côte d’Or 40% Cuma
Un état des lieux a tout d’abord été dressé sur 2013, année au cours de laquelle 217 Cuma étaient recensées dans le département, dont 182 étaient cotisantes au réseau. «La restructuration se poursuit avec une baisse du nombre de coopératives mais le nombre d’exploitations adhérentes se maintient» indique le président. Le nombre moyen d’adhérents par Cuma est passé de 11 à 15 en seulement trois ans. Environ 40% des exploitations agricoles côte d’oriennes ont un engagement auprès d’une ou de plusieurs Cuma. Le chiffre d’affaires, qui représente l’ensemble des factures émises par une Cuma à ses adhérents, a dépassé les cinq millions d’euros en 2013, soit une moyenne de 26 238€ par Cuma. Ce montant, sensiblement le même qu’en 2012 (25 770€) reste nettement en dessous de la moyenne nationale de 49 000 euros.
Après une année 2012 exceptionnelle en investissements (3,6 millions d’euros), la tendance a logiquement été revue à la baisse (2,9 millions d’euros). A l’image des Cuma et de leurs activités, les investissemenst réalisés sur la campagne 2013 sont divers et variés. Plus de 80 Cuma ont investi dans 130 matériels. Les broyeurs de végétaux ont été majoritaires et les Cuma d’éleveurs se sont montrées particulièrement actives.
Une crise moins ressentie
Les chiffres 2014 qui seront publiés l’an prochain devraient traduire les difficultés actuelles du terrain. «L’an passé a été très difficile pour le monde agricole, y compris les Cuma» relève Frédéric Faurois, qui s’attend à une tendance baissière des investissements. Si les coopératives d’utilisation de matériel agricole ne sont pas épargnées par la conjoncture, elles restent, d’après Damien Baumont, élu de la Chambre d’agriculture, «la première piste pour retrouver du revenu» avec la gestion des charges de mécanisation qu’elles permettent : «il n’est plus à démontrer l’économie substantielle dégagée par l’investissement partagé. Et au-delà de ces investissements, la conduite économique des tracteurs permise par le passage au banc d’essai moteur, le travail en commun, tout comme peut-être l’assolement, sont aussi des sources d’économie sur les exploitations. Certains craindront de perdre leur liberté individuelle, mais celle-ci sera d’autant plus réduite face à une trésorerie négative». D’autres leviers s’offrent aux agriculteurs désirant optimiser leurs charges de mécanisation, comme la conduite économique des tracteurs (le carburant est un poste en constante augmentation sur les exploitations) ou encore un ensemble d’organisations et pratiques dont les Cuma sont particulièrement porteuses.
Une après-midi découverte
La thématique de l’assemblée générale était le guidage et la modulation, dans un contexte où le matériel partagé permet plus facilement l’accès aux nouvelles technologies. Une après-midi découverte étaient proposée à Norges-la-Ville, avec notamment le drone agricole et toutes ses incidences sur les matériels. La SAS Bresson a fait le point sur la modulation de la fertilisation avec la présence, entre autres, de la société Airinov et du droniste Thomas Lallouette. Plusieurs agriculteurs avaient fait le déplacement, tout comme de nombreux élève du lycée de Quétigny.
Des offres alléchantes
Deux nouveaux dispositifs ont été dévoilés lors de cette assemblée. Le premier concerne les bancs d’essais moteur, le second l’investissement en matériel. «Un programme visant à faciliter l’accès au banc d’essai moteur a été mis en place en partenariat avec le Conseil départemental et l’Ademe Bourgogne» indique l’animateur Édouard Benard, «l’aide est très importante puisqu’elle représente 50% de la facture. Pour un passage de son tracteur, en plus d’un diagnostic et d’un conseil, un agriculteur ne devra débourser que 60€ HT au lieu de 120€ HT.
On ne le répétera jamais assez, mais les gains sont substantiels. Pour un 300 chevaux, on peut gagner jusqu’à 5 litres de l’heure, c’est énorme».
Quatre semaines de passage sont organisées cette année dans le département. La première s’est achevée le 17 avril et concernait les cantons de Chevigny-Saint-Sauveur, Longvic, Genlis, Auxonne, Nuits-Saint-Georges, Brazey-en-Plaine, Beaune et Ladoix-Serrigny. La seconde se déroulera du 14 au 19 septembre sur les cantons d’Is-sur-Tille, Fontaine-lès-Dijon, Saint-Apollinaire, Dijon, Chenôve et Talant. Le troisième rendez-vous se tiendra du 28 septembre au 2 octobre à Semur-en-Auxois et Arnay-le-Duc. Le dernier créneau concerne Châtillon-sur-Seine et Montbard du 2 au 6 novembre. Pour s’inscrire, contacter le 03 80 28 81 91, il sera également possible d’organiser une journée de formation «Éco-conduite».
Le second dispositif favorable aux Cuma est relatif au nouveau programme de développement rural européen qui «fait la part belle à l’investissement collectif» selon Édouard Benard : «il est effectif depuis quelques jours seulement : pour certains matériels achetés en collectif, l’Europe, via la Région, octroie une subvention minimale de 50%. En individuel, elle n’est qu’à 30%... Certaines aides peuvent même monter à 75%, comme c’est le cas pour les aires de lavage. Dans ce nouveau dispositif, les plafonds sont également revus à la hausse. Cela devrait être très bénéfique pour les Cuma dans les années à venir».
Des offres alléchantes
Deux nouveaux dispositifs ont été dévoilés lors de cette assemblée. Le premier concerne les bancs d’essais moteur, le second l’investissement en matériel. «Un programme visant à faciliter l’accès au banc d’essai moteur a été mis en place en partenariat avec le Conseil départemental et l’Ademe Bourgogne» indique l’animateur Édouard Benard, «l’aide est très importante puisqu’elle représente 50% de la facture. Pour un passage de son tracteur, en plus d’un diagnostic et d’un conseil, un agriculteur ne devra débourser que 60€ HT au lieu de 120€ HT.
On ne le répétera jamais assez, mais les gains sont substantiels. Pour un 300 chevaux, on peut gagner jusqu’à 5 litres de l’heure, c’est énorme».
Quatre semaines de passage sont organisées cette année dans le département. La première s’est achevée le 17 avril et concernait les cantons de Chevigny-Saint-Sauveur, Longvic, Genlis, Auxonne, Nuits-Saint-Georges, Brazey-en-Plaine, Beaune et Ladoix-Serrigny. La seconde se déroulera du 14 au 19 septembre sur les cantons d’Is-sur-Tille, Fontaine-lès-Dijon, Saint-Apollinaire, Dijon, Chenôve et Talant. Le troisième rendez-vous se tiendra du 28 septembre au 2 octobre à Semur-en-Auxois et Arnay-le-Duc. Le dernier créneau concerne Châtillon-sur-Seine et Montbard du 2 au 6 novembre. Pour s’inscrire, contacter le 03 80 28 81 91, il sera également possible d’organiser une journée de formation «Éco-conduite».
Le second dispositif favorable aux Cuma est relatif au nouveau programme de développement rural européen qui «fait la part belle à l’investissement collectif» selon Édouard Benard : «il est effectif depuis quelques jours seulement : pour certains matériels achetés en collectif, l’Europe, via la Région, octroie une subvention minimale de 50%. En individuel, elle n’est qu’à 30%... Certaines aides peuvent même monter à 75%, comme c’est le cas pour les aires de lavage. Dans ce nouveau dispositif, les plafonds sont également revus à la hausse. Cela devrait être très bénéfique pour les Cuma dans les années à venir».