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Entreprise Doux

L'offre Sofiprotéol favorable aux éleveurs

Xavier Beulin a éclairci l'offre « coordonnée élargie » proposée par sofiprotéol. Des créances remboursées et plus d'emplois sauvés sont au programme si l'offre est choisie par le tribunal de commerce de Quimper auquel elle a été présentée le 25 juillet, et dont on attendait la décision pour le premier jour d'août.
Par Ma signature
L'offre Sofiprotéol favorable aux éleveurs
[I]«Nous avons l'€™engagement des administrateurs judiciaires de régler les créances des éleveurs qui ont eu lieu avant le 1er juin grâce au financement par les repreneurs des stocks en cours. Ce qui représente une valeur de 17 à 19 millions d'€™euros»[i], a déclaré Xavier Beulin, le président de la FNSEA devant la presse le 25 juillet, évoquant l'€™offre coordonnée de Sofiprotéol déposée le 24 juillet au tribunal de commerce de Quimper.  [I]«On parle de 100 % des créances des éleveurs Doux»[i], insiste-t-il. Cette offre prévoit [I]«dans un deuxième temps»[i], de rembourser les créances des intermédiaires, notamment des coopératives.
En concurrence avec Sofiprotéol, quinze autres offres ont été déposées dont une par Charles Doux qui espère une continuation de son entreprise. [I]«Si Doux remporte la mise, les éleveurs ne verront pas la queue d'€™une cerise d'€™une créance»[i], lâche Xavier Beulin.
L'€™offre coordonnée de Sofiprotéol propose donc de sauver près de
2 700 emplois en reprise direct et 371 emplois devenant prioritaires dans l'€™offre, soit près de 550 emplois de plus que proposés dans la première offre. Xavier Beulin espère [I]«un geste du gouvernement»[i]. Il souhaite que le contrat de génération promis par François Hollande soit mis en place dans le cadre de cette reprise, notamment [I]«pour les salariés qui
sont à deux, trois ans de la retraite»[i]. [I]«Nous en avons fait la demande, mais nous n'€™avons pas eu de réponses aujourd'€™hui»[i], ajoute-t-il.
Deux sites ne trouvent pas de repreneurs : les abattoirs de Graincourt dans le Nord et Pleucadeuc dans le Morbihan. [I]«Il y a une surcapacité industrielle énorme en matière d'€™abattage de dinde en France. Le choix s'€™est porté sur l'€™optimisation du site de Blancafort pour la dinde. Pleucadeuc fait les frais de la restructuration»[i], admet Xavier Beulin. En effet, l'€™offre de Sofiprotéol veut se concentrer sur le marché national. Les exportations, notamment pour la dinde, ne sont pas optimisées, selon le président de la centrale agricole. [I]«Nous voulons garder le potentiel export mais on ne peut pas en faire une «usine à cash». Sur le court terme, nous voulons amener une solution aux éleveurs et une solution en terme de consommation nationale. Il faut moins d'€™importation et plus de consommation d'€™origine France»[i].
Xavier Beulin demande une audience à François Hollande
Autre sujet qui inquiète Xavier Beulin : la flambée des prix des matières premières. [I]«Depuis trois mois, le prix de l'€™alimentation animale ne cesse d'€™augmenter, ce qui impacte aussi la volaille»[i]. Le président de la FNSEA souhaite une [I]«renégociation des tarifs»[i] avec la grande distribution dans le cadre de l'€™accord du 3 mai 2011. Une lettre a été envoyée à la grande et moyenne distribution le 20 juillet. S'€™il n'€™a aucune réponse la semaine prochaine, Xavier Beulin va [I]«monter au créneau»[i] car [I]«la situation n'€™est plus tenable»[i].
Plus largement, la sécheresse aux Etats-Unis provoque une flambée des cours du blé, du maÏs et du soja. Un sujet d'€™actualité qui préoccupe de plus en plus le président de la FNSEA. Dans ce cadre, Xavier Beulin a sollicité, par courrier le 25 juillet, un rendez-vous avec François Hollande pour évoquer la situation. Dans la continuité du G 20 et du pacte de croissance, celui-ci souhaite que le président de la République puisse [I]«convaincre»[i] ses [I]«partenaires européens de la nécessité d'€™un pacte de stabilité des matières premières agricoles car il n'€™est pas admissible de jouer avec la sécurité alimentaire des peuples»[i].

Charles Doux et la banque Barclays

La banque Barclays devraient prendre 80 % du capital de Doux selon les déclarations faites par le délégué central syndical CGT Raymond Gouiffès, à l'€™AFP. Cette prise de contrôle par la banque interviendrait dans le cadre d'€™un plan de continuité proposé par Charles Doux, le PDG de l'€™entreprise de volailles. Il ne resterait à Charles Doux que 20 % de part (contre 80 % aujourd'€™hui). En prenant le contrôle du groupe, Barclays rachète sa créance de 140 millions d'€™euros. Dans une interview au journal Ouest-France le 26 juillet, Michel Leonard, le DG de Doux précise que «les produits frais pourraient être cédés aux candidats ayant déposé une offre de reprise auprès du tribunal de Quimper». Le plan de continuation étant plutôt porté sur les produits transformés et les activités export hors UE. Dans le détail, il précise que 25 millions d'€™euros sont réunis dont 10 millions de la Barclays, 12 millions d'€™euros d'€™un client saoudien et 3 millions de Factor, établissement de crédit spécialisé. Concernant les emplois, 3 185 pourraient être préservés «  contre 3078 pour l'€™offre du consortium », précise-t-il. La décision du tribunal de Quimper qui tranchera entre les 15 offres, dont celle de Charles Doux et de Sofiprotéol, était attendue pour le 10 août.