Après la 5ème vente aux enchères du Marault
L’intérêt du programme «VF» reste à confirmer commercialement
Il y avait du monde, jeudi 6 février au Marault, pour la vente aux enchères de reproducteurs «vêlage facile» sur le ring du Marault. Toutefois, sur les quelques 200 visiteurs, seuls 35 s’étaient équipés de boîtiers électroniques pour participer aux enchères.
Même en demi teinte, le succès de la vente de jeudi dernier au Marault est bien réel. D’affluence, d’abord, puisque près de 200 visiteurs curieux sont venus observer les quarante veaux (deux avaient été retirés juste avant la vente) soumis aux enchères sur le ring de l’agropôle du Marault. D’estime, ensuite, car le public ne s’y trompe pas: cette 5ème vente [I]«vêlage facile»[i], qui procède du programme du même nom, mis en place par le Herd Book Charolais à la station d’évaluation en 2009, offre au regard des professionnels des animaux de bon niveau, dûment sélectionnés dans la France entière (seize départements représentés cette année) sur leurs critères de facilité de naissance. Succès commercial, ensuite, puisque la moitié (50%) des veaux présentés jeudi dernier ont trouvé acquéreurs durant les enchères électroniques plus quelques autres à l’issue, durant l’heure de vente amiable réservée aux visiteurs dans la stabulation derrière le ring. Les invendus resteront visibles et disponibles durant encore un mois sur le site de Magny-Cours et, selon Michel Baudot, le président du HBC, cette phase est habituellement prisée des éleveurs: [I]«l’an dernier, nous n’avons retourné que trois veaux à leurs propriétaires sur les quarante-neuf que nous avions sélectionnés à la station en 2013. Un reproducteur avait même été acheté trois semaines après la vente par des Hongrois pour 4000 euros et un autre par des Ukrainiens pour 3800 euros»[i].
[INTER]Seulement 35 boîtiers sur 85[inter]
Reste que le choix de spécialiser la station d’évaluation du Marault sur l’orientation raciale [I]«vêlage facile»[i] la prive sans doute de quelques bonnes opportunités commerciales. Jeudi dernier, sur 200 visiteurs, seuls 35 semblaient avoir fait le déplacement dans l’optique d’acheter, puisque c’est le nombre de boîtiers électroniques qui avaient été distribués avant la vente, sur les quelques 85 disponibles, selon Martial Tardivon, le chef des ventes du marché au cadran de Moulins-Engilbert qui animait les enchères. [I]«C’est sensiblement le même nombre que l’an dernier et il y a eu plus d’affluence cette fois-ci»[i] nuançait-il toutefois à la fin de la journée. [I]«Si nous voulions trouver et proposer les meilleurs charolais de toute la France, nous pourrions sans mal trouver plus d’acheteurs et faire exploser les ventes»[i] confirmait Michel Baudot qui précisait que [I]«la conjoncture défavorable et les vêlages retardés»[i] expliquent la moindre performance commerciale. En 2013, les enchères s’étaient aussi soldées par 50% de ventes (avant les accords amiables) mais sur un nombre de veaux plus important: 49 contre 40 en 2014. La proportion est stable mais le total de vente est donc inférieur de cinq à six animaux par rapport à l’année précédente. [I]«Ce n’est pas grave. C’est aussi un choix du conseil d’administration du Herd Book de donner une orientation commerciale à la station du Marault. Nous avons serré les critères d’ascendance cette année, donc il y a eu moins de choix dans les fermes et l’offre potentielle était moins large. Mais c’est notre vocation de promouvoir le vêlage facile. Nous devons insuffler une politique raciale»[i] souligne Michel Baudot, [I]«ce qui répond aussi à une attente des professionnels »[i]. Il en veut pour preuve [I]«les deux ou trois ventes amiables qui viennent de se conclure dans le quart d’heure qui a suivi la fin des enchères électroniques»[i].
[INTER]Programme renforcé[inter]
Non seulement le programme vêlage facile n’est pas remis en cause, mais encore sort-il renforcé. Ceux des veaux qui ont été échangés jeudi dernier aux enchères ont été bien vendus. Le prix de vente moyen s’est établi à 3023 euros, pour des mises à prix de départ de 2480 euros. Le top prix revient à Hambourg, un veau qui a été adjugé à 4880 euros. Deux autres sont partis à 3660 ou 4140 euros, beaucoup entre 2500 et 3000 euros. A noter que ce sont les premiers reproducteurs présentés sur le ring qui ont trouvé acquéreurs le plus vite, la fin de la vente se caractérisant par de nombreux retraits faute d’enchérissement. A chaque nouvelle présentation pourtant, l’inspecteur du HBC présentait les caractéristiques génétiques et morphologiques de chaque animal, qui parfois atteignaient des sommets (des index largement au-dessus de 100 en squelette, en muscle ou en synthèse n’ont pas trouvé d’acquéreurs). Ce qui fait dire à Michel Baudot que [I]«sur le vêlage, nous avons encore beaucoup de travail, là où 90% de la reproduction se fait en monte naturelle et où la charrue est notre premier concurrent. Cela prouve que les éleveurs sont exigeants, qu’ils veulent bien faire du sans corne mais qu’ils ne veulent pas voir se dégrader les qualités morphologiques. Pour faire des concessions sur le développement musculaire ou squelettique, ils doivent tenir compte de leurs priorités d’élevage»[i].
[INTER]Seulement 35 boîtiers sur 85[inter]
Reste que le choix de spécialiser la station d’évaluation du Marault sur l’orientation raciale [I]«vêlage facile»[i] la prive sans doute de quelques bonnes opportunités commerciales. Jeudi dernier, sur 200 visiteurs, seuls 35 semblaient avoir fait le déplacement dans l’optique d’acheter, puisque c’est le nombre de boîtiers électroniques qui avaient été distribués avant la vente, sur les quelques 85 disponibles, selon Martial Tardivon, le chef des ventes du marché au cadran de Moulins-Engilbert qui animait les enchères. [I]«C’est sensiblement le même nombre que l’an dernier et il y a eu plus d’affluence cette fois-ci»[i] nuançait-il toutefois à la fin de la journée. [I]«Si nous voulions trouver et proposer les meilleurs charolais de toute la France, nous pourrions sans mal trouver plus d’acheteurs et faire exploser les ventes»[i] confirmait Michel Baudot qui précisait que [I]«la conjoncture défavorable et les vêlages retardés»[i] expliquent la moindre performance commerciale. En 2013, les enchères s’étaient aussi soldées par 50% de ventes (avant les accords amiables) mais sur un nombre de veaux plus important: 49 contre 40 en 2014. La proportion est stable mais le total de vente est donc inférieur de cinq à six animaux par rapport à l’année précédente. [I]«Ce n’est pas grave. C’est aussi un choix du conseil d’administration du Herd Book de donner une orientation commerciale à la station du Marault. Nous avons serré les critères d’ascendance cette année, donc il y a eu moins de choix dans les fermes et l’offre potentielle était moins large. Mais c’est notre vocation de promouvoir le vêlage facile. Nous devons insuffler une politique raciale»[i] souligne Michel Baudot, [I]«ce qui répond aussi à une attente des professionnels »[i]. Il en veut pour preuve [I]«les deux ou trois ventes amiables qui viennent de se conclure dans le quart d’heure qui a suivi la fin des enchères électroniques»[i].
[INTER]Programme renforcé[inter]
Non seulement le programme vêlage facile n’est pas remis en cause, mais encore sort-il renforcé. Ceux des veaux qui ont été échangés jeudi dernier aux enchères ont été bien vendus. Le prix de vente moyen s’est établi à 3023 euros, pour des mises à prix de départ de 2480 euros. Le top prix revient à Hambourg, un veau qui a été adjugé à 4880 euros. Deux autres sont partis à 3660 ou 4140 euros, beaucoup entre 2500 et 3000 euros. A noter que ce sont les premiers reproducteurs présentés sur le ring qui ont trouvé acquéreurs le plus vite, la fin de la vente se caractérisant par de nombreux retraits faute d’enchérissement. A chaque nouvelle présentation pourtant, l’inspecteur du HBC présentait les caractéristiques génétiques et morphologiques de chaque animal, qui parfois atteignaient des sommets (des index largement au-dessus de 100 en squelette, en muscle ou en synthèse n’ont pas trouvé d’acquéreurs). Ce qui fait dire à Michel Baudot que [I]«sur le vêlage, nous avons encore beaucoup de travail, là où 90% de la reproduction se fait en monte naturelle et où la charrue est notre premier concurrent. Cela prouve que les éleveurs sont exigeants, qu’ils veulent bien faire du sans corne mais qu’ils ne veulent pas voir se dégrader les qualités morphologiques. Pour faire des concessions sur le développement musculaire ou squelettique, ils doivent tenir compte de leurs priorités d’élevage»[i].