Vente directe sur internet
L’initiative de Sébastien Girardet
Installé à son compte depuis 2005 à Cossaye, et devant la dégradation financière de son exploitation, cet éleveur a décidé de se lancer dans le e-commerce. Une piste pour sortir du marasme mais aussi une façon de montrer sa détermination.
Tout est parti en 2015 de ce qu’il nomme «une psychothérapie de la ferme» et Sébastien Girardet explique : «On se pose des questions. Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce qui va se passer ? Est-ce que je vais arriver à aller jusqu’à la retraite ?» Alors oui, «ce n’est pas que chez moi qu’il y a des problèmes, mais on ne peut pas laisser les gars tomber les uns derrière les autres sans réagir». Sébastien Girardet possède 131 hectares dont vingt en prairie temporaire et vingt en méteil. L’idée pour le méteil étant bien évidemment de gagner sur le poste très lourd de l’alimentation. Point par point, il va lister tout ce qui peut lui coûter moins cher.
Que ce soit le prix de l’abonnement de téléphone ou de faire des formations afin que les charges vétérinaires soient moins lourdes. En parallèle, il veut aussi rendre son exploitation moins gourmande en glyphosate ou autres produits du même type et «même sans devenir bio, tendre vers quelque chose de plus sain». Son circuit de vente est plutôt classique mais lui qui aime faire ses achats sur le net imagine un jour commercialiser sa viande sur la toile. L’idée est dans l’air, il va donc se renseigner et se faire conseiller – comme auprès du CERD - afin de concrétiser son intuition.
Du local pour construire au national
Mais s’il veut vendre ailleurs, c’est bien en local que tout s’est joué. Un traiteur de Champvert, une entreprise de Onlay pour fabriquer ses conserves et une société proche de chez lui pour la mise en place du site internet.
Mais c’est lui qui en écrit les pages, souhaitant apporter toute la sincérité et la transparence possible afin que les clients potentiels puissent comprendre sa démarche et voir la qualité de ses produits. Pour «allier le respect des animaux, de la terre, du producteur et des consommateurs que nous sommes». Sébastien Girardet propose depuis 2016 des colis de viande pour l’hiver ou l’été mais aussi produits cuisinés sauces ou terrines. Ses acheteurs peuvent ainsi réserver leur achat (des colis de un à dix kilos) et lorsqu’ils sont suffisamment nombreux et le carnet de commandes plein, la vache est menée à l’abattoir. Mais si l’idée semble fonctionner, le site affichant 4 000 visites depuis sa création et ayant enregistré 150 commandes, l’éleveur découvre des contraintes financières nouvelles pour se faire référencer ou faire de la publicité. Car actuellement la moitié de ses commandes vient du bouche-à-oreille local et pas d’une diffusion sur internet, trop onéreuse. De plus, l’activité est chronophage même s’il reste persuadé de la pertinence de son initiative, les citadins étant demandeurs. Mais comment les toucher ? Sébastien Girardet a là aussi son idée.
«Le Bon Coin» version vente directe
Et pourquoi pas un «Bon Coin version vente directe?» Pas une société mais une structure dédiée, sous l’égide des Pouvoirs publics, «voire même du ministère de l’Agriculture». Car l’espoir et la volonté ne suffisent pas «et avant d’être dans le trou, je veux trouver une solution d’avenir, une parmi d’autres. Je suis convaincu que c’est les gens de la ville qu’il faut atteindre. L’espoir c’est bien mais à un moment il faudrait de l’action, de l’argent» et d’ajouter qu’il faut que la profession se fédère «on est concurrents parce qu’on essaye de s’en sortir alors qu’on devrait être collègues». Alors en attendant que les institutions se saisissent de l’idée pour construire cette plateforme où les professionnels pourraient atteindre les consommateurs sans devoir être tributaires de publicité payantes, Sébastien Girardet a une ultime demande. Pouvoir simplement bénéficier d’une couverture correcte en matière de téléphonie et d’internet : «En 2005 ça marchait, en 2017 ça ne marche plus». Les coupures étant un frein supplémentaire à son activité. En attendant, l’éleveur continue d’avancer, idée après idée, sans jamais baisser les bras.
Que ce soit le prix de l’abonnement de téléphone ou de faire des formations afin que les charges vétérinaires soient moins lourdes. En parallèle, il veut aussi rendre son exploitation moins gourmande en glyphosate ou autres produits du même type et «même sans devenir bio, tendre vers quelque chose de plus sain». Son circuit de vente est plutôt classique mais lui qui aime faire ses achats sur le net imagine un jour commercialiser sa viande sur la toile. L’idée est dans l’air, il va donc se renseigner et se faire conseiller – comme auprès du CERD - afin de concrétiser son intuition.
Du local pour construire au national
Mais s’il veut vendre ailleurs, c’est bien en local que tout s’est joué. Un traiteur de Champvert, une entreprise de Onlay pour fabriquer ses conserves et une société proche de chez lui pour la mise en place du site internet.
Mais c’est lui qui en écrit les pages, souhaitant apporter toute la sincérité et la transparence possible afin que les clients potentiels puissent comprendre sa démarche et voir la qualité de ses produits. Pour «allier le respect des animaux, de la terre, du producteur et des consommateurs que nous sommes». Sébastien Girardet propose depuis 2016 des colis de viande pour l’hiver ou l’été mais aussi produits cuisinés sauces ou terrines. Ses acheteurs peuvent ainsi réserver leur achat (des colis de un à dix kilos) et lorsqu’ils sont suffisamment nombreux et le carnet de commandes plein, la vache est menée à l’abattoir. Mais si l’idée semble fonctionner, le site affichant 4 000 visites depuis sa création et ayant enregistré 150 commandes, l’éleveur découvre des contraintes financières nouvelles pour se faire référencer ou faire de la publicité. Car actuellement la moitié de ses commandes vient du bouche-à-oreille local et pas d’une diffusion sur internet, trop onéreuse. De plus, l’activité est chronophage même s’il reste persuadé de la pertinence de son initiative, les citadins étant demandeurs. Mais comment les toucher ? Sébastien Girardet a là aussi son idée.
«Le Bon Coin» version vente directe
Et pourquoi pas un «Bon Coin version vente directe?» Pas une société mais une structure dédiée, sous l’égide des Pouvoirs publics, «voire même du ministère de l’Agriculture». Car l’espoir et la volonté ne suffisent pas «et avant d’être dans le trou, je veux trouver une solution d’avenir, une parmi d’autres. Je suis convaincu que c’est les gens de la ville qu’il faut atteindre. L’espoir c’est bien mais à un moment il faudrait de l’action, de l’argent» et d’ajouter qu’il faut que la profession se fédère «on est concurrents parce qu’on essaye de s’en sortir alors qu’on devrait être collègues». Alors en attendant que les institutions se saisissent de l’idée pour construire cette plateforme où les professionnels pourraient atteindre les consommateurs sans devoir être tributaires de publicité payantes, Sébastien Girardet a une ultime demande. Pouvoir simplement bénéficier d’une couverture correcte en matière de téléphonie et d’internet : «En 2005 ça marchait, en 2017 ça ne marche plus». Les coupures étant un frein supplémentaire à son activité. En attendant, l’éleveur continue d’avancer, idée après idée, sans jamais baisser les bras.