1/7 Dossier Enseignement : Bac pro «Productions horticoles» au Lycée de Plagny (58)
L’horticulture: un secteur méconnu et diversifié qui recrute en France
Le terme «horticulture» recouvre bien des réalités. Secteur méconnu mais très diversifié, il embauche dans toute la France, à condition que les jeunes se montrent mobiles et motivés. Au Lycée professionnel horticole de Plagny, à Sermoise (58), on forme en trois ans jusqu’au Bac des jeunes destinés à devenir des ouvriers hautement qualifiés. En fleurs, massifs, arboriculture, maraîchage, de la production des différents végétaux jusqu’à leur vente...
Sur l’exploitation du lycée de Plagny, dont Gaëlle Verbert a la responsabilité, les élèves sont insérés dans une démarche [I]«100% professionnelle»[i]. La pépinière réalise 50% du chiffre d’affaires, sur 3,5 ha de pleine terre où sont cultivés 9 500 arbres fruitiers, conifères, arbres et arbustes d’ornement ainsi que 2 000 m2 de plants élevés en conteneur. Les jardins espaces verts -30% du CA- valorisent des plantations de haie, gazon, arrosage automatique, sur devis, auprès de particuliers et de collectivités. La floriculture représente 20% du CA pour environ 50 000 plants de fleurs produits par an. La boutique et les portes ouvertes du lycée sont conçues comme de véritables projets d’entreprise, courues par les Nivernais, et offrant une approche pédagogique aux élèves tournée vers les aspects économique et commercial de leur futur métier, à côté du simple apprentissage technique.
Tout est pensé pour la future insertion professionnelle des jeunes en formation, qu’ils choisissent ensuite de poursuivre leurs études ou de rentrer sur le marché du travail. Le Bac pro horticole de Plagny offre en effet de réelles perspectives, que ce soit sur des exploitations fruitières, maraîchères ou horticoles (fleurs et massifs) ou dans des pépinières, des boutiques de fleurs ou dans des enseignes commerciales bien connues des jardiniers... En 2011, l’horticulture, qui ne représentait qu’1% des exploitations françaises, employait plus de 14% des salariés en agriculture.
[INTER]Marché de l’emploi ouvert[inter]
Pour M. Macé, proviseur du lycée, [I]«il n’y a pas de problème de débouché en France, car le secteur recrute, à condition que les jeunes soient mobiles. Les emplois sont plutôt situés en Région parisienne, dans le Midi, en Anjou, dans le Centre et l’Orléanais et il y a de la place pour des salariés motivés et bien formés. Le seul souci, c’est qu’à cet âge-là (ndlr: 19-20 ans), on est peut-être encore très dépendant de ses parents, ne serait-ce que sur le plan des déplacements»[i] souligne-t-il. Et la Nièvre et la Bourgogne ne sont pas les endroits où l’employabilité est la plus grande pour ces jeunes le plus souvent issus de familles du département ou du Cher et de l’Allier... Alexandre, qui est en 1ère, Christopher et Jérémy, en terminales, viennent de Decize, Cosne-sur-Loire et de Côte d’Or. Ils confirment qu’ils n’ont pas encore les moyens de pouvoir lutter à armes égales, avec des plus âgés, pour l’accès à l’emploi. Et ils ne sont pas toujours très déterminés sur leurs projets professionnels, quant on leur pose la question de leur futur. Le proviseur intervient pour expliquer quelle est la motivation requise: [I]«ce sont le plus souvent des jeunes qui sont attirés et aiment la nature, être dehors, apprendre les plantes et éventuellement se spécialiser mais encore plus souvent, quand ils arrivent au lycée, ils ont une image fausse de l’horticulture. La profession s’identifie mal, tellement elle est focalisée sur la production et/ou la vente de fleurs. Mais les opportunités sont bien plus larges que çà, impliquant de multiples compétences techniques, économiques et commerciales, sans oublier la dimension créative et naturaliste»[i]. Les professionnels issus de Plagny peuvent aussi faire de l’aménagement paysager, par exemple... Plus généralement, l’horticulture, comme l’agriculture en général, ne bénéficie pas d’une aura médiatique attractive chez les jeunes. [I]«Je connais une cliente du lycée qui ne trouve pas de repreneur pour son exploitation horticole»[i] se désole M. Macé. Un constat rageant, comme bien d’autres, au regard de la situation difficile de l’emploi des jeunes et de la qualité pointue de la formation dispensée...
2/7 Dossier Enseignement : Jardins, espaces verts et paysages
Tout est pensé pour la future insertion professionnelle des jeunes en formation, qu’ils choisissent ensuite de poursuivre leurs études ou de rentrer sur le marché du travail. Le Bac pro horticole de Plagny offre en effet de réelles perspectives, que ce soit sur des exploitations fruitières, maraîchères ou horticoles (fleurs et massifs) ou dans des pépinières, des boutiques de fleurs ou dans des enseignes commerciales bien connues des jardiniers... En 2011, l’horticulture, qui ne représentait qu’1% des exploitations françaises, employait plus de 14% des salariés en agriculture.
[INTER]Marché de l’emploi ouvert[inter]
Pour M. Macé, proviseur du lycée, [I]«il n’y a pas de problème de débouché en France, car le secteur recrute, à condition que les jeunes soient mobiles. Les emplois sont plutôt situés en Région parisienne, dans le Midi, en Anjou, dans le Centre et l’Orléanais et il y a de la place pour des salariés motivés et bien formés. Le seul souci, c’est qu’à cet âge-là (ndlr: 19-20 ans), on est peut-être encore très dépendant de ses parents, ne serait-ce que sur le plan des déplacements»[i] souligne-t-il. Et la Nièvre et la Bourgogne ne sont pas les endroits où l’employabilité est la plus grande pour ces jeunes le plus souvent issus de familles du département ou du Cher et de l’Allier... Alexandre, qui est en 1ère, Christopher et Jérémy, en terminales, viennent de Decize, Cosne-sur-Loire et de Côte d’Or. Ils confirment qu’ils n’ont pas encore les moyens de pouvoir lutter à armes égales, avec des plus âgés, pour l’accès à l’emploi. Et ils ne sont pas toujours très déterminés sur leurs projets professionnels, quant on leur pose la question de leur futur. Le proviseur intervient pour expliquer quelle est la motivation requise: [I]«ce sont le plus souvent des jeunes qui sont attirés et aiment la nature, être dehors, apprendre les plantes et éventuellement se spécialiser mais encore plus souvent, quand ils arrivent au lycée, ils ont une image fausse de l’horticulture. La profession s’identifie mal, tellement elle est focalisée sur la production et/ou la vente de fleurs. Mais les opportunités sont bien plus larges que çà, impliquant de multiples compétences techniques, économiques et commerciales, sans oublier la dimension créative et naturaliste»[i]. Les professionnels issus de Plagny peuvent aussi faire de l’aménagement paysager, par exemple... Plus généralement, l’horticulture, comme l’agriculture en général, ne bénéficie pas d’une aura médiatique attractive chez les jeunes. [I]«Je connais une cliente du lycée qui ne trouve pas de repreneur pour son exploitation horticole»[i] se désole M. Macé. Un constat rageant, comme bien d’autres, au regard de la situation difficile de l’emploi des jeunes et de la qualité pointue de la formation dispensée...
2/7 Dossier Enseignement : Jardins, espaces verts et paysages