Rallye économique
L’exemple des vêlages de fin d’hiver
Depuis mi-octobre, la Chambre d’agriculture a initié ce nouveau cycle de visites afin de mettre en avant, sur site, des exploitations différentes mais offrant un mode de gestion cohérent. L’initiative vient tout juste de s’achever.
Durant plus d’un mois, sept exploitations ont ouvert leurs portes pour des démonstrations chiffrées et détaillées de leur mode de fonctionnement. Une, spécialisée ovins, deux mixtes bovins-ovins et quatre exploitations spécialisées bovin viande comme celle d’Élodie et Bernard Villette. L’avant-dernier rendez-vous a donc été donné par la Chambre chez eux, sur le terrain, à Rémilly. Frédérique Marceau, conseiller d’entreprises à la Chambre, menant l’exposé en compagnie du couple. Deux Umo, 110 hectares et 81 vêlages : tel est le portrait 2016 du Gaec Villette. Durant tout l’après-midi, la vingtaine de personnes présentes ont découvert l’économie globale de l’exploitation sur une année. Cette exploitation fait partie du réseau de référence de l’Institut de l’Elevage depuis dix ans et a la particularité de produire des taurillons maigres. Une production qui s’est raréfiée en Bourgogne et ne représente plus que 8% dans le département. Le site, comme l’explique Bernard Villette, «craint autant l’humidité que le sec mais a l’avantage d’un parcellaire regroupé» ; le système fourrager permet de faire face à ces contraintes.
Une excellente efficacité économique
Le cycle de production 2016 a été déroulé de manière systématique afin de ne rien laisser de côté. Concernant le troupeau, 81 vêlages ont ainsi été enregistrés. Pour 82 veaux nés, 73 ont été élevés : 39 mâles (100% taurillons maigres) et 34 femelles (renouvellement broutardes repoussées génisses 18 à 24 mois maigres). La mise à l’herbe s’est faite à partir de mi-avril. L’été, les surfaces dédiées aux taurillons (3 lots) sont redistribuées aux lots restants après leur vente (début juin à mi-juillet). Puis les surfaces fauchées en première coupe sont également redistribuées aux lots restants
Il n’y a aucune complémentation des veaux à l’herbe sous la mère mais les taurillons maigres sont complémentés (150 kilos par tête) du lâcher à la vente.
Le sevrage des veaux s’est fait vers le 20 octobre et ils ont été remis au pré jusqu’à la rentrée mi-novembre. Malgré quelques points faibles - liés à cette année 2016 un peu particulière - l’excellente efficacité globale du système (44% d’EBE sur produit brut) montre donc bien qu’on peut aboutir à un résultat viable si la gestion est rigoureuse et contrôlée.
Une excellente efficacité économique
Le cycle de production 2016 a été déroulé de manière systématique afin de ne rien laisser de côté. Concernant le troupeau, 81 vêlages ont ainsi été enregistrés. Pour 82 veaux nés, 73 ont été élevés : 39 mâles (100% taurillons maigres) et 34 femelles (renouvellement broutardes repoussées génisses 18 à 24 mois maigres). La mise à l’herbe s’est faite à partir de mi-avril. L’été, les surfaces dédiées aux taurillons (3 lots) sont redistribuées aux lots restants après leur vente (début juin à mi-juillet). Puis les surfaces fauchées en première coupe sont également redistribuées aux lots restants
Il n’y a aucune complémentation des veaux à l’herbe sous la mère mais les taurillons maigres sont complémentés (150 kilos par tête) du lâcher à la vente.
Le sevrage des veaux s’est fait vers le 20 octobre et ils ont été remis au pré jusqu’à la rentrée mi-novembre. Malgré quelques points faibles - liés à cette année 2016 un peu particulière - l’excellente efficacité globale du système (44% d’EBE sur produit brut) montre donc bien qu’on peut aboutir à un résultat viable si la gestion est rigoureuse et contrôlée.