Le Crédit agricole Centre Loire prolonge ses points passerelles
L’association Centre Loire solidarité est née le 6 février
Emanation des caisses locales et de la caisse régionale de Centre Loire, la nouvelle structure associative vise à venir en aide à ceux de leurs clients qui traversent une mauvaise passe liés à des accidents de la vie. Développement à l’automne dans la Nièvre.
Vendredi 6 février dernier, à Bourges, est née Centre Loire solidarité, une association régie par la loi de 1901, qui rassemble à la fois les caisses locales des trois départements et la caisse régionale du Crédit agricole Centre Loire. Son objet est «d’accompagner les clients particuliers confrontés à des accidents de la vie, afin de rechercher des solutions et de rendre autonomie et dignité aux personnes fragilisées». Des personnes qui traversent une mauvaise passe, ayant souvent des conséquences financières, en raison soit d’un deuil, soit d’un divorce, soit d’une période de chômage... «Ce sont des événements qui choquent et peuvent entraîner des conséquences non maîtrisées, dans la vie de nos clients, et des événements qui peuvent toucher ponctuellement chacun d’entre nous» avance Christine Parageau, vice-présidente de la caisse régionale et à l’initiative de cette association. Si l’idée est née dans le Cher, là où elle commence à prendre forme, Centre Loire Solidarité a vocation à venir en aide à l’ensemble des clients de la banque sur les trois départements de son territoire. La Nièvre devrait donc suivre le mouvement, «vraisemblablement à l’automne» prévoit celle qui est devenue vendredi présidente. «Notre but est d’offrir une solidarité administrative et financière, mais aussi d’autres solutions pragmatiques, à des personnes qui ont perdu pied. Nous voulons les prendre en main pour qu’elles arrivent ensuite à sortir la tête de l’eau et repartent d’un bon pied» explique Christine Parageau.
Palette de solutions
Centre Loire solidarité accompagnera ses clients, habituellement suivis par les points passerelles déjà en place sur les sites départementaux de la caisse mais aussi ceux des micro-crédits et proposera également une animation en vue de l’éducation au budget. «Dans le Cher par exemple, nous suivrons des jeunes en grandes difficultés des EPIDE» assure l’élue. En face, la présidente de l’association et ses trois vice-présidents piloteront les dossiers en participant à des réunions mensuelles, semestrielles et aux assemblées générales. Et, surtout, ils seront chargés de développer le réseau de solidarité avec les associations et les services institutionnels compétents mais aussi avec les bénévoles et les anciens salariés ou les anciens et les actuels élus, que le Crédit agricole cotoie déjà. Pourquoi cet élan d’altruisme de la part d’une banque dont la raison sociale est tout sauf philanthropique ? «Nous pouvons et nous devons être encore plus présents» répond Christine Parageau. Depuis dix ans que sont créés les points passerelles, la demande d’accompagnement ne cesse d’augmenter. «Nous devions adapter notre dispositif et être plus réactifs». Rien qu’en 2014, la progression des micro-crédits a été d’une soixantaine de dossiers... Et au total, les suivis ont concerné en moyenne un client par jour dans les points passerelles. «Nous sentons la montée en puissance des difficultés économiques et sociales et le réseau d’accompagnement se sentait un peu délaissé !» Du coup, le Crédit agricole voit dans la forme associative une occasion de se structurer autrement et «de rendre l’action plus efficace». Ce sont les agences locales qui détectent habituellement les dysfonctionnements de comptes : parmi les solutions financières possibles, Centre Loire solidarité pourra proposer une palette de solutions allant de l’étalement des dettes, «que nous n’annulons pas», à des solutions de prêts personnels sur quelques mois... Pour Christine Parageau, «le mot solidarité implique un vrai soutien. Ce ne seront pas que des mots!»
Palette de solutions
Centre Loire solidarité accompagnera ses clients, habituellement suivis par les points passerelles déjà en place sur les sites départementaux de la caisse mais aussi ceux des micro-crédits et proposera également une animation en vue de l’éducation au budget. «Dans le Cher par exemple, nous suivrons des jeunes en grandes difficultés des EPIDE» assure l’élue. En face, la présidente de l’association et ses trois vice-présidents piloteront les dossiers en participant à des réunions mensuelles, semestrielles et aux assemblées générales. Et, surtout, ils seront chargés de développer le réseau de solidarité avec les associations et les services institutionnels compétents mais aussi avec les bénévoles et les anciens salariés ou les anciens et les actuels élus, que le Crédit agricole cotoie déjà. Pourquoi cet élan d’altruisme de la part d’une banque dont la raison sociale est tout sauf philanthropique ? «Nous pouvons et nous devons être encore plus présents» répond Christine Parageau. Depuis dix ans que sont créés les points passerelles, la demande d’accompagnement ne cesse d’augmenter. «Nous devions adapter notre dispositif et être plus réactifs». Rien qu’en 2014, la progression des micro-crédits a été d’une soixantaine de dossiers... Et au total, les suivis ont concerné en moyenne un client par jour dans les points passerelles. «Nous sentons la montée en puissance des difficultés économiques et sociales et le réseau d’accompagnement se sentait un peu délaissé !» Du coup, le Crédit agricole voit dans la forme associative une occasion de se structurer autrement et «de rendre l’action plus efficace». Ce sont les agences locales qui détectent habituellement les dysfonctionnements de comptes : parmi les solutions financières possibles, Centre Loire solidarité pourra proposer une palette de solutions allant de l’étalement des dettes, «que nous n’annulons pas», à des solutions de prêts personnels sur quelques mois... Pour Christine Parageau, «le mot solidarité implique un vrai soutien. Ce ne seront pas que des mots!»