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Médaillés du mérite agricole

L’association a soufflé sa première bougie

L’association des médaillés de l’ordre du mérite agricole (Amoma) s’est réunie vendredi 9 juin à Luthenay-Uxeloup à l’occasion de son assemblée générale. La première assemblée pour cette toute jeune association créée il y a tout juste un an.
Par Céline Clément
L’association a soufflé sa première bougie
Créée l’an dernier, l’association des médaillés de l’ordre du mérite agricole compte une soixantaine d’adhérents.
L’association des médaillés de l’ordre du mérite agricole est une toute jeune association. Créée il y a tout juste un an, le 9 juin 2016, elle compte désormais 60 adhérents, tous médaillés du mérite agricole. Ceux-ci se sont réunis le vendredi 9 juin à Luthenay-Uxeloup pour leur première assemblée générale, présidée par Alain Escurrat, président de l’Amoma. «Le mérite agricole a été créé en juillet 1883 et nous pouvons être fiers d’avoir été distingués par nos pairs avec cette décoration, déclarait celui-ci en préambule. Cette nomination est avant tout le signe de la reconnaissance officielle de mérites particuliers». Le président a rappelé ce qui reliait chacun des adhérents, à savoir la passion pour leur métier  : «Et si l’agriculture est malmenée, souvent incomprise, elle est toujours aimée. Jamais notre métier ne laisse indifférent. Nous façonnons le paysage et embellissons l’édifice chacun à notre manière». L’Ordre du mérite agricole est en effet un titre honorifique créé par Jules Méline et qui récompense les services rendus à l’agriculture. «Tous nos adhérents ont rendu des services remarquables et remarqués à l’agriculture et le bilan de cette première année est positif puisqu’on est passé de 12 à 60 adhérents», souligne Alain Escurrat.

Parmi les projets 2017, l’Amoma va organiser un déplacement au Parlement européen de Strasbourg le 15 novembre et souhaite se rapprocher des lycées agricoles et des organisations départementales de la banque alimentaire. Etienne de Saportat, président de l’Amoma du Cher, a salué le dynamisme de la jeune section nivernaise  : «Je suis très content de rencontrer mes collègues de la Nièvre, c’est un département où j’ai de très bons souvenirs.
Je félicite le président et le trésorier pour la mise en œuvre de la section».

Cette première assemblée générale fut l’occasion de remettre deux distinctions. La première à Thérèse Romefort. Originaire de Roanne dans la Loire, titulaire d’un BTS production animale et d’un DUT information-communication, Thérèse œuvre pour l’agriculture et la coopération agricole depuis quinze ans. Responsable de l’EDE de la Nièvre, de Bovins Croissance et Charolais informatique à la Chambre d’Agriculture de la Nièvre, elle a reçu le titre de chevalier du mérite agricole des mains de Jean Adam, ancien président de la Chambre d’Agriculture. Celui-ci a ensuite décoré André Denier au titre d’officier du mérite agricole. Né en 1931 en Loire-Atlantique et issu d’une famille de 11 enfants, André est titulaire d’une maîtrise en agriculture. André Denier a notamment participé à l’aménagement de la Loire, la construction de la Maison de l’agriculture et à l’accompagnement de la transformation du métier d’agriculteur. «C’est une carrière entière au service des organisations agricoles et consacrée à la mise en place des Jeunes Agriculteurs de la Nièvre», a résumé Jean Adam.

Paul Labonde  : au service de la MSA

L’ancien président de la MSA de Bourgogne Paul Labonde a également été félicité pour son engagement au service de l’agriculture. Décoré au titre de commandeur du mérite agricole, ce «syndicaliste de la première heure» a d’abord été délégué cantonal de la MSA en 1975 avant d’occuper successivement différentes fonctions. Vice-président de la mutuelle sociale agricole de la Nièvre de 1990 à 1995, président de 1995 à 2006, administrateur de la caisse centrale de 1997 à 2005, puis président de la MSA de Bourgogne de 2006 à 2009, Paul Labonde a également été membre de la section bovine et de la commission fiscale de la FDSEA 58 et administrateur du Crédit Agricole. «Cela a été une fierté pour moi d’être responsable de l’action sociale dans nos campagnes et nos zones rurales et c’est un plaisir de recevoir cette distinction. C’est même au-delà de ce que j’imaginais». A la retraite depuis une vingtaine d’années, Paul Labonde a fait toute sa carrière d’éleveur sur la commune de St Révérien.