L'année s'annonce chargée !
À l'occasion des vœux de la Chambre d'agriculture de Côte-d'Or, son président, Jacques de Loisy n'a pas éludé les sujets agricoles du moment.
Lundi 12 janvier, le président de la Chambre de l’agriculture de Côte-d’Or, Jacques de Loisy, a tenu à adresser ses meilleurs vœux à ses collaborateurs, ainsi qu'aux représentants du monde agricole et aux élus. Lors de son discours, il s'est dit « honoré de présider la Chambre avec un bureau dynamique, représentatif de l’ensemble des métiers agricoles. » Jacques de Loisy en a profité pour rappeler tous les sujets actuels auquel l’agriculture du département se confronte, au vu du contexte sanitaire et économique.
« Sans eau, pas de vie, pas d'agriculture »
Au cœur des préoccupations de la Chambre, la gestion de l’eau : « 2026 doit être une année de transformation et de réalisations », affirme Jacques de Loisy. Conscient des enjeux environnementaux à venir, il explique : « Sans eau : pas de vie, pas d’agriculture. C’est l’affaire de tous, un des sujets les plus importants du monde agricole. Il faut en prendre soin en quantité et qualité. » Pour ce faire, la Chambre travaille activement sur les solutions possibles quant à la création de réserves. Sous forme d’étangs, ou de mares qui seraient alimentées par des eaux de ruissellement de pluie. Ces réserves seraient ensuite mises à disposition des besoins de l’agriculture mais aussi d’autres services : « Pour le bien de tous et toutes » défend le président. Afin de réaliser ce projet, un manifeste, déjà soutenu par le Département, est en cours de diffusion. Il permettrait alors de créer ces réserves : « la gestion de l’eau, c’est aussi la création de valeurs auprès des exploitations mais également le moyen de créer et de maintenir de l’emploi », autre sujet important pour le département et ses habitants.
« Agricultures rentables, installations durables »
« Des agricultures rentables pour des installations durables ». Plus qu’un slogan, la Chambre a une véritable vocation d’accompagnement dans l’installation des jeunes agriculteurs du département. Mais, selon le président, ces exploitations doivent être rentables afin de faire face aux nouvelles lois et taxes décidées prochainement au Parlement européen. Lors de ce point, le président a abordé la question de l’organisation du foncier, notamment pour faciliter l’installation en agriculture sur le territoire. Des installations également concernées par les décisions de la Politique Agricole Commune (PAC), l’année prochaine : « Un sujet de préoccupation majeure pour notre département, qui n’a que trop souffert avec les précédentes directives. », alerte Jacques de Loisy.
« Un sujet qui préoccupe »
Le président de la Chambre a poursuivi sa prise de parole sur le sujet sensible de la Dermatose Nodulaire Contagieuse, dites DNC, découverte au trimestre dernier. Il invoque la protection sanitaire, « pour préserver la génétique de nos élevages ». Il poursuit : « C’est une maladie venant des pays sud, inconnue dans notre département. C’est un sujet qui préoccupe ». Cependant, il a tenu à souligner l’implication et la responsabilité des éleveurs, face à la crise : « Une mise en place de mesures fortes, avec des contraintes importantes pour les éleveurs. Ça a été un effort collectif. Aujourd’hui, 99 % des éleveurs ont vacciné dans les zones concernées. » À propos de cette vaccination, Jacques de Loisy questionne les actions mises en place actuellement, notamment sur l’abattage total. Un cas malheureusement déjà connu du département avec la tuberculose des années précédentes : « La Côte-d’Or, c’est aussi un territoire de génétique. (…) Il faut réfléchir au sujet de la vaccination, notamment pour le cheptel souche. » Un discours plein d’espoir et de projets, qui (re)donne confiance en l’avenir de l’agriculture locale. 2026, nous comptons sur toi !