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Démonstration de herse étrille et houe rotative

L’alternative au désherbage chimique

Le 9 mars dernier, près de Clamecy, l’animation des captages Grenelle du Bassin Seine-Normandie et le Sedarb, ont proposé des démonstrations de techniques de désherbage alternatives aux produits chimiques, chez Didier et Quentin Garnier, agriculteurs bio.
Par Emmanuel Coulombeix d’après communiqué
L’alternative au désherbage chimique
La herse étrille a aussi produit son petit effet, sur des sols particulièrement propres puisque le désherbage mécanique est associé à des techniques agronomiques alternatives...
Organisée par Lison Delsalle, l’animatrice des BAC Grenelle de la Nièvre du bassin Seine-Normandie, et Olivier Bouilloux, le conseiller technique grandes cultures du Sedarb, le service technique des agriculteurs bio en Bourgogne, avec le soutien financier de l’agence de l’eau et du Conseil régional, cette journée avait pour objectif de «montrer le fonctionnement de techniques alternatives à l’utilisation de désherbants chimiques aux agriculteurs mettant en valeur des terres sur les bassins d’alimentation de captages d’eau potable». Les organisateurs souhaitaient par la même occasion permettre aux agriculteurs envisageant de démarrer une activité en agriculture biologique sur leur ferme de «découvrir ou perfectionner leur connaissance de ces matériels».

Le public est venu nombreux puisque ce sont 31 personnes dont une bonne vingtaine d’agriculteurs du nord de la Nièvre qui sont venues voir le démonstrations de matériels sur l’exploitation de Didier et Quentin Garnier, près de Clamecy.

Atouts et limites
Les agriculteurs bio ont ainsi fait des passages d’outils en expliquant leurs pratiques et les itinéraires de cultures qu’ils conduisent en AB sur le captage alimentant la ville de Clamecy. Le Sedarb, pour l’expertise technique, a fait une démonstration des atouts et des limites de ce type de matériels  : faible coût de passage par ha, débit de chantier élevé mais dépendance aux conditions climatiques...

La herse étrille et la houe rotative inversée ont pu prouver in situ leurs performances dans des conditions climatiques optimales, ce jour-là, déchaussant la très grande majorité des adventices présentes sur la parcelle, principalement des dicotylédones (gaillet, matricaires et véroniques...)

La partie haute du champ présentant un sol très battu a été l’occasion de montrer «quelles peuvent être les limites de ces outils qui n’ont pas réussi à pénétrer profondément  : seule une bineuse aurait pu relayer et compléter le travail» témoigne Lison Delsalle.

Champs très propres
Toutefois, la journée technique a aussi permis aux participants de constater «qu’en bio, il est possible de cultiver des champs très propres, à condition d’associer au désherbage mécanique d’autres techniques préventives». Ironie de la situation  : «seules les adventices n’étaient pas au rendez-vous en nombre et ceci, grâce aux pratiques agronomiques adoptées par Didier et Quentin Garnier  : un précédent orge de printemps avant culture d’hiver et un semis tardif du triticale et du petit épeautre».

Dans le secteur des bassins d’alimentation de captages autour de Clamecy, dont les analyses sont sensibles depuis plusieurs années, et qui font l’objet de toutes les attentions de collectivités et de l’Agence de l’eau Seine-Normandie, un groupe d’agriculteurs suit régulièrement les réunions techniques proposées par l’animation Bac Grenelle, tantôt avec le Sedarb, comme le 9 mars, tantôt avec d’autres intervenants tels que la Chambre d’agriculture. Pour certains d’entre eux, l’agriculture biologique a constitué une alternative efficace techniquement et économiquement et ils se sont convertis.

D’autres, en dépit de l’adaptation nécessaire de leurs systèmes et des contraintes qui en découlent, pourraient suivre...