Signature d’une charte de partenariat au Conseil départemental
L’agropôle du Marault sur les rails
Après les fâcheries, liées aux Maec dans le Morvan, l’heure est aux projets entre les élus du département et les acteurs agricoles impliqués dans le projet de réhabilitation de la ferme du Marault. Vendredi 19 juin, une charte de partenariat a été signée à Nevers.
Après le «faux-départ», selon l’expression de Patrice Joly, le temps est venu «d’unir nos efforts en vue de la création de l’Agropôle du Marault». Après la publication dans nos colonnes, d’un point de vue de la section bovine de la FDSEA58 (sur les Maec dans le Morvan), le président réélu du Conseil départemental avait gelé le rachat des bâtiments et des terres du Marault par l’institution nivernaise, pourtant prévu depuis plusieurs mois. Le temps «d’unir les efforts pour constituer un site innovant, expérimental et permettant la coopération de tous pour le développement de nouvelles perspectives territoriales concernant les productions nivernaises». Le fruit de cette démarche s’est matérialisé, vendredi dernier, par la signature, dans la salle François Mitterrand de l’assemblée départementale, d’une charte de partenariat, sur laquelle, outre Patrice Joly et Jocelyne Guérin (1ère vice-présidente chargée du dossier agricole), la Chambre d’agriculture (Eric Bertrand était représenté par Didier Ramet), le Herd Book Charolais (représenté par Michel Baudot), le Gercela, l’Ufragec, la Société d’agriculture (présidée par le conseiller départemental d’opposition Jean-Luc Gauthier), Interbev Bourgogne (représenté par Emmanuel Bernard, le président de la section bovine de la FDSEA), le Crédit agricole Centre Loire, la SARL Charolais Expansion, l’AJEC et Equimarault ont apposé leurs paraphes... Seul Charolais embryon manquait à l’appel, «une structure d’élite, qui regroupe une toute petite catégorie d’éleveurs qui ne voient pas nécessairement d’avenir pour eux sur le site» a expliqué le président du Herd Book Charolais. Après que Patrice Joly ait lu le document préparé en amont, rappelant l’histoire du site du Marault et les nouvelles ambitions communes des partenaires, l’élu a souligné qu’il s’agissait-là de la démonstration «d’un choix ambitieux des uns et des autres pour l’avenir de ce site exceptionnel qui doit constituer une vitrine de l’agriculture nivernaise et bourguignonne pour aujourd’hui et pour demain» ! Et de poursuivre : «les repères sont à définir. C’est une responsabilité qui nous incombe à nous tous au-delà des divergences d’approche que nous pouvons avoir. Je souhaite simplement que nos relations soient sincères... même si elles ne sont pas toujours concordantes. C’est comme çà qu’on pourra progresser» a-t-il estimé.
Une association avant une Société d’économie mixte locale
Le projet d’agropôle se veut très ambitieux : selon la Charte, ses vocations sont «la recherche afin de développer des pratiques d’excellence et une adaptation des productions aux exigences du développement durable; l’expérimentation en lien avec les producteurs et afin de disposer de démonstrateurs permettant d’assurer une vulgarisation des nouvelles pratiques auprès de l’ensemble de la profession agricole ; l’événementiel à vocation commerciale ou pédagogique répondant au besoin des professionnels du monde agricole ou du grand public ; la vente de produits d’excellence issus des productions locales sous une forme de circuits courts (notamment produits et animaux des membres) afin d’optimiser les retombées économiques pour les producteurs et de renforcer le lien entre producteurs et consommateurs». Ambitieux, le projet l’est aussi par la portée des productions: «le Marault regroupera plusieurs pôles d’activités autour des bovins, des équins, des ovins et caprins, des cultures, de la diversification et des énergies renouvelables»... Pour Michel Baudot (HBC), «c’est une bonne nouvelle ! Nous avons repris la cadence nécessaire et nous avons le bon braquet pour aboutir» tandis qu’Emmanuel Bernard, pour Interbev Bourgogne, estimait que «quand on parle de l’agriculture dans les 50 années à venir, cela nous permet d’élargir le spectre sans renoncer à nos valeurs». Tous tournés vers l’avenir de ce futur agropôle, les signataires ont convenu de se revoir très vite, afin de fixer les modalités du travail qui démarre. D’ici le 14 juillet, les statuts d’une nouvelle association de préfiguration de gestion seront étudiés par les partenaires et devraient aboutir à la création, début 2016, d’une Société d’économie mixte locale (SEML) de plein exercice...
Une association avant une Société d’économie mixte locale
Le projet d’agropôle se veut très ambitieux : selon la Charte, ses vocations sont «la recherche afin de développer des pratiques d’excellence et une adaptation des productions aux exigences du développement durable; l’expérimentation en lien avec les producteurs et afin de disposer de démonstrateurs permettant d’assurer une vulgarisation des nouvelles pratiques auprès de l’ensemble de la profession agricole ; l’événementiel à vocation commerciale ou pédagogique répondant au besoin des professionnels du monde agricole ou du grand public ; la vente de produits d’excellence issus des productions locales sous une forme de circuits courts (notamment produits et animaux des membres) afin d’optimiser les retombées économiques pour les producteurs et de renforcer le lien entre producteurs et consommateurs». Ambitieux, le projet l’est aussi par la portée des productions: «le Marault regroupera plusieurs pôles d’activités autour des bovins, des équins, des ovins et caprins, des cultures, de la diversification et des énergies renouvelables»... Pour Michel Baudot (HBC), «c’est une bonne nouvelle ! Nous avons repris la cadence nécessaire et nous avons le bon braquet pour aboutir» tandis qu’Emmanuel Bernard, pour Interbev Bourgogne, estimait que «quand on parle de l’agriculture dans les 50 années à venir, cela nous permet d’élargir le spectre sans renoncer à nos valeurs». Tous tournés vers l’avenir de ce futur agropôle, les signataires ont convenu de se revoir très vite, afin de fixer les modalités du travail qui démarre. D’ici le 14 juillet, les statuts d’une nouvelle association de préfiguration de gestion seront étudiés par les partenaires et devraient aboutir à la création, début 2016, d’une Société d’économie mixte locale (SEML) de plein exercice...