3/9 Dossier Enseignement : Fermes des lycées agricole
L’agroécologie renforce une dynamique existante
Pierre angulaire de la loi d’Avenir, l’agroécologie s’inscrit dans une dynamique et des préoccupations déjà bien présentes dans l’enseignement agricole. La transition agroécologique, chère à Stéphane Le Foll, ne devrait pas se faire en rupture avec ce qui existe déjà, mais plutôt dans la continuité des objectifs et des pratiques des fermes des lycées agricole notamment.
Pour les chefs d’établissement, la transition agroécologique n’est pas uniquement impulsée au niveau national. Elle vient plutôt conforter une dynamique d’innovation déjà bien engagée. Historiquement, l’enseignement agricole a toujours su innover pour s’adapter aux enjeux sociétaux. Sa dimension restreinte (170 000 élèves) permet plus de flexibilité et son lien fort avec les professionnels de l’agriculture, qui siègent aux conseils d’administration des établissements, sont autant d’atouts.
Les établissement d’enseignement agricole et leurs fermes en particulier, jouent donc un rôle moteur pour accompagner et amplifier la transition agroécologique. Le rôle pédagogique de démonstration et d’expérimentation de ces exploitations va se trouver directement impacté par les nouveaux objectifs des programmes régionaux en cours d’élaboration. Chacun étant maintenant appelé à définir son projet pour «enseigner à produire autrement».
Produire autrement: le changement dans la continuité
Au service régional de la formation et du développement de la DRAAF, Bruno Cogourdant, insiste sur cette «dynamique agroécologique dans la continuité d’un mouvement» qui n’a pas cessé de prendre de l’ampleur depuis le Grenelle de l’environnement. Dans ce contexte, les politiques et les instructions évoluent, se renforcent, mais les fermes des établissements publics restent au coeur de toutes les démonstrations. En Bourgogne, les douze fermes et l’atelier technologique de Plombières lès Dijon se trouvent donc et depuis longtemps, directement concernés par les thématiques du «produire autrement» et les enjeux de formation des enseignants et des élèves. Véritables laboratoires de terrain, les fermes sont toutes engagées dans des dynamiques de progrès, une situation d’innovation et de recherche en continu, qui facilite l’appropriation des nouveaux concepts et la réceptivité des équipes en place face aux nouvelles demandes.
Bruno Cogourdant précise ainsi que «74% des exploitations de lycées ont déjà une orientation agroécologique, il n’y a donc pas de rupture de modèle, mais plutôt une continuité». Le choix du service régional s’est naturellement orienté vers une plus grande implication des structures d’exploitations des lycées dans la définition du «produire autrement». Une préoccupation qui répond à la «nécessité d’entraîner tout le monde dans le même bateau».
Les grandes lignes de la route sont tracées dans un plan régional destiné à «enseigner à produire autrement». Chaque exploitation de lycée agricole ou atelier technologique s’astreint dans un premier temps à dresser un état des lieux précis des choix, des objectifs poursuivis, des actions en cours, des pratiques. Le Programme régional de l’enseignement agricole pour la transition agroécologique précise ainsi qu’il «n’est pas question d’imposer des modèles de fonctionnement ou des raisonnements descendants, ou de fixer a priori et pour l’ensemble du territoire régional des indicateurs de performance à atteindre dans un quelconque délai». Chaque système de production s’inscrit dans une logique de territoire et un contexte singulier. Avec 940 ha de SAU, près de 270 ha de productions végétales, 65 ha de vignes, 350 bovins, 645 ovins, 25 équins, 185 caprins, 2 piscicultures... les fermes de lycées sont très largement représentatives des différentes productions de la région et offrent un terrain propice à la validation technico-économique et à la diffusion des nouvelles pratiques agricoles. Des formations, des échanges pédagogiques entre établissements, des visites, des échanges de pratiques... soutiendront la démarche pour mobiliser tous les personnels concernés par le «produire autrement».
Côté enseignement, la rénovation des référentiels pédagogiques a été amorcée dès la rentrée 2014 pour les BTS production agricole, qui bénéficient de programmes rénovés intégrant l’agroécologie en tant que matière spécifique. Le CAPA (certificat d’aptitude professionnel agricole) sera quant à lui remanié pour la rentrée scolaire 2015. Tout l’enjeu étant de traduire des thèmes généraux en compétences à acquérir et en démarches.
En marge de ces actions, le réseau des EPLEFPA s’est associé au réseau des Chambres d’agriculture de Bourgogne pour co-piloter, à la demande de la DRAAF, une action d’animation sur la transition écologique dans le cadre du «Réseau rural bourguignon». Point d’orgue de cette initiative, se tiendront dans chaque département au printemps 2015, les premières «rencontres de l’agroécologie».
Les établissement d’enseignement agricole et leurs fermes en particulier, jouent donc un rôle moteur pour accompagner et amplifier la transition agroécologique. Le rôle pédagogique de démonstration et d’expérimentation de ces exploitations va se trouver directement impacté par les nouveaux objectifs des programmes régionaux en cours d’élaboration. Chacun étant maintenant appelé à définir son projet pour «enseigner à produire autrement».
Produire autrement: le changement dans la continuité
Au service régional de la formation et du développement de la DRAAF, Bruno Cogourdant, insiste sur cette «dynamique agroécologique dans la continuité d’un mouvement» qui n’a pas cessé de prendre de l’ampleur depuis le Grenelle de l’environnement. Dans ce contexte, les politiques et les instructions évoluent, se renforcent, mais les fermes des établissements publics restent au coeur de toutes les démonstrations. En Bourgogne, les douze fermes et l’atelier technologique de Plombières lès Dijon se trouvent donc et depuis longtemps, directement concernés par les thématiques du «produire autrement» et les enjeux de formation des enseignants et des élèves. Véritables laboratoires de terrain, les fermes sont toutes engagées dans des dynamiques de progrès, une situation d’innovation et de recherche en continu, qui facilite l’appropriation des nouveaux concepts et la réceptivité des équipes en place face aux nouvelles demandes.
Bruno Cogourdant précise ainsi que «74% des exploitations de lycées ont déjà une orientation agroécologique, il n’y a donc pas de rupture de modèle, mais plutôt une continuité». Le choix du service régional s’est naturellement orienté vers une plus grande implication des structures d’exploitations des lycées dans la définition du «produire autrement». Une préoccupation qui répond à la «nécessité d’entraîner tout le monde dans le même bateau».
Les grandes lignes de la route sont tracées dans un plan régional destiné à «enseigner à produire autrement». Chaque exploitation de lycée agricole ou atelier technologique s’astreint dans un premier temps à dresser un état des lieux précis des choix, des objectifs poursuivis, des actions en cours, des pratiques. Le Programme régional de l’enseignement agricole pour la transition agroécologique précise ainsi qu’il «n’est pas question d’imposer des modèles de fonctionnement ou des raisonnements descendants, ou de fixer a priori et pour l’ensemble du territoire régional des indicateurs de performance à atteindre dans un quelconque délai». Chaque système de production s’inscrit dans une logique de territoire et un contexte singulier. Avec 940 ha de SAU, près de 270 ha de productions végétales, 65 ha de vignes, 350 bovins, 645 ovins, 25 équins, 185 caprins, 2 piscicultures... les fermes de lycées sont très largement représentatives des différentes productions de la région et offrent un terrain propice à la validation technico-économique et à la diffusion des nouvelles pratiques agricoles. Des formations, des échanges pédagogiques entre établissements, des visites, des échanges de pratiques... soutiendront la démarche pour mobiliser tous les personnels concernés par le «produire autrement».
Côté enseignement, la rénovation des référentiels pédagogiques a été amorcée dès la rentrée 2014 pour les BTS production agricole, qui bénéficient de programmes rénovés intégrant l’agroécologie en tant que matière spécifique. Le CAPA (certificat d’aptitude professionnel agricole) sera quant à lui remanié pour la rentrée scolaire 2015. Tout l’enjeu étant de traduire des thèmes généraux en compétences à acquérir et en démarches.
En marge de ces actions, le réseau des EPLEFPA s’est associé au réseau des Chambres d’agriculture de Bourgogne pour co-piloter, à la demande de la DRAAF, une action d’animation sur la transition écologique dans le cadre du «Réseau rural bourguignon». Point d’orgue de cette initiative, se tiendront dans chaque département au printemps 2015, les premières «rencontres de l’agroécologie».
En quoi consiste le projet agroécologique ?
L’agroécologie est une façon de pratiquer l’agriculture en utilisant au mieux les ressources de la nature, tout en préservant ses capacités de renouvellement. L’objectif étant de sécuriser le revenu de l’agriculteur en maintenant un haut niveau de production et en réduisant les coûts (énergie, engrais, traitements...).
Comment y parvenir ? En considérant non pas chaque parcelle indépendamment, mais en raisonnant sur l’ensemble de l’exploitation agricole dans une perspective globale, où les actions se complètent et où les déséquilibres se compensent. Au-delà d’une évolution des pratiques, il s’agit bien de « penser autrement ». Dans la réussite à grande échelle de la transition agroécologique, l’enseignement agricole a un rôle primordial à jouer en tant que dispositif de formation des agriculteurs. Dans l’enseignement agricole, le plan d’actions est défini pour une durée de quatre ans et ce décline en quatre axes : la rénovation des référentiels des diplôme, la construction et la diffusion des nouvelles pratiques par l’intermédiaire des exploitations des établissements d’enseignement , une gouvernance régionale renforcée par rapport à l’objectif « d’enseigner à produire autrement » et la formation des personnels des établissements d’enseignement.
Comment y parvenir ? En considérant non pas chaque parcelle indépendamment, mais en raisonnant sur l’ensemble de l’exploitation agricole dans une perspective globale, où les actions se complètent et où les déséquilibres se compensent. Au-delà d’une évolution des pratiques, il s’agit bien de « penser autrement ». Dans la réussite à grande échelle de la transition agroécologique, l’enseignement agricole a un rôle primordial à jouer en tant que dispositif de formation des agriculteurs. Dans l’enseignement agricole, le plan d’actions est défini pour une durée de quatre ans et ce décline en quatre axes : la rénovation des référentiels des diplôme, la construction et la diffusion des nouvelles pratiques par l’intermédiaire des exploitations des établissements d’enseignement , une gouvernance régionale renforcée par rapport à l’objectif « d’enseigner à produire autrement » et la formation des personnels des établissements d’enseignement.