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Négociations sur la Pac... François Hollande à Cournon...

L'€™agriculture sous les feux de l'€™actualité

Alors que les échéances approchent pour la définition de la Politique agricole commune, la visite de François Hollande à Cournon était très attendue, on savait qu'€™il n'€™arriverait pas les mains vides au grand rendez-vous de l'€™élevage, le 2 octobre. Cet arbitrage était d'€™autant plus attendu qu'€™il devait permettre de mettre un point final au bras de fer engagé entre la FNSEA et le ministère de l'€™Agriculture à l'€™occasion du dernier round de la PAC.
Par Ma signature
Dans le bras de fer engagé depuis plusieurs semaines avec le ministère de l'€™Agriculture, la FNSEA en avait appelé à l'€™arbitrage de l'€™Elysée. Xavier Beulin, président de la FNSEA après une heure d'€™entretien a trouvé un Président de la République [I]«sensible à nos remarques»[i]. François Hollande ne devait donc pas arriver les mains vides à Cournon, pour le grand salon de l'€™élevage. [I]«Il ne nous a pas dit ce qu'€™il allait dire»[i] a précisé le leader syndical, [I]«j'€™ignore quel sera le niveau de détail qui sera donné. Je pense qu'€™avant cela, il a besoin peut-être, de revisiter le scénario du ministre lui-même»[i]. A l'€™heure où nous bouclons ces pages le Président de la République ne s'€™est pas encore exprimé, puisque c'€™est en fin d'€™après midi, le 2 octobre qu'€™il devait révéler la version française de la Pac et l'€™engagement de la France vis-à-vis de son agriculture.
Au préalable, le 1er octobre, en présence de Stéphane Le Foll, Xavier Beulin avait fait part de ses attentes. Parmi les points abordés : la définition des actifs agricoles pouvant bénéficier des aides Pac. [I]«La redistribution met de côté un certain nombre d'€™ayant droit»[i], a-t-il déclaré, tout en prévenant ne pouvoir se satisfaire sur ce sujet, d'€™annonces futures. [I]«La Pac, c'€™est le 1er janvier 2014»[i]. Xavier Beulin a donc demandé une définition des actifs agricoles avant la loi d'€™Avenir. Il a également revendiqué [I]«un volet significatif»[i] dans le deuxième pilier, pour la modernisation des exploitations. Par ailleurs, [I]«il faut réactualiser le premier et le deuxième pilier, en usant de toutes les possibilités du premier pilier, notamment sur le recouplage»[i] a-t-il soutenu. Cet entretien a été l'€™occasion pour la FNSEA de réaffirmé son ambition : consacrer l'€™essentiel du recouplage au système ruminant français, viande et lait.

[INTER]Une base de consensus[inter]
Rappelons que face au scénario défendu par le ministère, que la FNSEA trouve trop pénalisant pour l'€™agriculture française, elle prône un système en quatre volets : une convergence limitée à 60% du montant des aides Pac et un verdissement proportionnel de la Pac ; pas d'€™application du paiement redistributif ; l'€™utilisation optimisée du recouplage à 13% pour les élevages allaitants, les ovins et d'€™une manière générale [I]«l'€™ensemble des ruminants»[i], y compris les vaches laitières. A cela s'€™ajoute les 2% destinés aux protéines végétales.

De cette manière, certaines productions spécialisées pourraient être aidées à leur tour (riz, fourrages, blé dur, tomates d'€™industrie, fruits à coq, etc.) pour que les filières ne soient pas mises en péril. Enfin, le 2ème pilier de la Pac devrait être largement mobilisé. Il s'€™agit de renforcer et simplifier le rôle des ICHN et de la PHAE en les fusionnant dès 2015. Le ministre de son côté s'€™est attaché à mettre en avant les points de convergence : le soutien à l'€™installation, le traitement particulier des zones intermédiaires, l'€™accès à l'€™assurance récolte et bien entendu le rééquilibrage des aides vers les exploitations d'€™élevage et créatrices d'€™emplois...