Repas local au collège de La Machine
L’accent mis sur les métiers de la production agricole
Jeudi 21 novembre, le collège de la Machine proposait à 63 de ses élèves demi-pensionnaires un déjeuner local et une réunion d’échanges entre 72 jeunes de 4ème et 3ème et 3 agriculteurs producteurs des environs.
De 10h30 à midi, ce jeudi, Roger Boulin, principal du Collège Jean Rostand de La Machine, reçoit quatre producteurs agricoles locaux. Un diaporama défile sur l’écran tandis que les agriculteurs, à tour de rôle, présentent la spécificité de leurs métiers respectifs. C’est d’abord Jean-Paul Loisy, de la fromagerie du Val d’Osseux, à Rouy qui explique pourquoi il s’est converti à l’agriculture biologique et comment il a développé la vente directe des fromages de l’exploitation. C’est ensuite Olivier Laporte, de Maux, qui explique qu’il est [I]«tombé dans l’élevage allaitant quand il était petit»[i] et qu’il ne s’en est jamais départi et, au contraire, que son épouse qui était préparatrice en pharmacie, s’est ajoutée [I]«à la partie commercialisation et vente directe de la ferme tandis qu’(il) gère l’aspect élevage et mécanisation»[i]. Ce sont enfin Servane et Hervé Thomas, agriculteurs et entrepreneurs de travaux agricoles à Thiange, qui détaillent le nombre et la technicité des différents matériels agricoles d’une valeur de plus d’un million d’euros qu’ils mettent à disposition de propriétaires agricoles du département, à la demande, pour tels ou tels travaux à façon. Les jeunes, 72 élèves de 4ème et 3ème du collège, écoutent attentivement et posent des questions aux intervenants. [I]«Ils le font d’autant plus que très peu sont issus du milieu agricole car le collège Jean Rostand recrute beaucoup intra-muros, qu’il vit selon un rythme très citadin et qu’il y a peu d’agriculteurs dans les communes alentours»[i] indique le principal, dont la mission est de coordonner l’opération des repas à base de produits locaux (un par mois dans six collèges cette année) initiée depuis deux ans par le Conseil général de la Nièvre et la Chambre d’agriculture.
Ce 21 novembre, le chef Gilles a bien préparé, pour 63 demi-pensionnaires parmi les 130 élèves de l’établissement ainsi que pour les enfants de maternelles et du primaire de la commune, un menu à base de soupe au potiron, une salade de choux issus du maraîcher neversois Christophe Soleilhac, un bœuf bourguignon, dont les morceaux sont fournis par Olivier La porte, accompagné de pommes de terre, un fromage [I]«Le Nivernais»[i] du Val d’Osseux, et une tarte à base des pommes provenant des Vergers du Gillet à Saint-Pierre. Et les jeunes ont fait place nette tant le cuisinier partage les valeurs de l’éducation au goût et des produits locaux du chef d’établissement et de sa gestionnaire, Martine Ratchinsky.
[INTER]«Éleveur, fourche à la main»[inter]
[I]«Nous voulons vous montrer que l’agriculture, comme dans tous les métiers, étend une gamme d’emplois très variés et de tous niveaux pour qui veut s’y consacrer et qu’on y progresse plus vite quand on a par exemple un BTS de diéseliste ou CAP de boucherie que quand on se contente de la moyenne en fin de 3ème»[i] a expliqué Roger Boulin aux élèves avant l’heure du déjeuner. [I]«Un Bac techno est obligatoire en agriculture mais pour un jeune qui veut y travailler, que ce soit en tant que conseiller grandes cultures, en hygiène ou en alimentation animale, il y a des métiers qui recrutent»[i] a témoigné Servane Thomas. Diversifiés et pointus, les métiers agricoles recèlent de nombreuses d’opportunités. Tel est le message qu’ont voulu faire passer les responsables du collège, avant même d’inviter les élèves à la récréation gustative. [I]«Ce sont des métiers de précision, en mécanique, en ferraille, en gestion du personnel mais on a aussi à faire aux avocats spécialisés en droit rural, aux banques, aux coopérateurs, aux assurances»[i]... bref tout un panel de pistes d’emploi possibles.
Olivier Laporte l’a concédé: [I]«ce n’est pas l’approvisionnement dans les collèges pour des repas locaux, compte-tenu du temps et du surcroît de travail, qui nous apporte de la valeur ajoutée»[i] mais, ont renchéri les autres producteurs, [I]«cela permet de corriger l’image un peu vieillotte dans la société de l’agriculture, où l’on désigne encore souvent l’éleveur avec une fourche en train de pailler ou d’épandre les engrais à la main»[i]. Que ce soit pour l’accès à l’activité ou l’initiation citoyenne au respect des produits, la transmission des valeurs à ces jeunes quasi-citadins est primordiale. Par l’échange et la dégustation, l’image et le questionnement, Roger Boulin et son équipe, aux jeunes du collège de La Machine, ont offert des éléments de réflexion. Et de choix.
Ce 21 novembre, le chef Gilles a bien préparé, pour 63 demi-pensionnaires parmi les 130 élèves de l’établissement ainsi que pour les enfants de maternelles et du primaire de la commune, un menu à base de soupe au potiron, une salade de choux issus du maraîcher neversois Christophe Soleilhac, un bœuf bourguignon, dont les morceaux sont fournis par Olivier La porte, accompagné de pommes de terre, un fromage [I]«Le Nivernais»[i] du Val d’Osseux, et une tarte à base des pommes provenant des Vergers du Gillet à Saint-Pierre. Et les jeunes ont fait place nette tant le cuisinier partage les valeurs de l’éducation au goût et des produits locaux du chef d’établissement et de sa gestionnaire, Martine Ratchinsky.
[INTER]«Éleveur, fourche à la main»[inter]
[I]«Nous voulons vous montrer que l’agriculture, comme dans tous les métiers, étend une gamme d’emplois très variés et de tous niveaux pour qui veut s’y consacrer et qu’on y progresse plus vite quand on a par exemple un BTS de diéseliste ou CAP de boucherie que quand on se contente de la moyenne en fin de 3ème»[i] a expliqué Roger Boulin aux élèves avant l’heure du déjeuner. [I]«Un Bac techno est obligatoire en agriculture mais pour un jeune qui veut y travailler, que ce soit en tant que conseiller grandes cultures, en hygiène ou en alimentation animale, il y a des métiers qui recrutent»[i] a témoigné Servane Thomas. Diversifiés et pointus, les métiers agricoles recèlent de nombreuses d’opportunités. Tel est le message qu’ont voulu faire passer les responsables du collège, avant même d’inviter les élèves à la récréation gustative. [I]«Ce sont des métiers de précision, en mécanique, en ferraille, en gestion du personnel mais on a aussi à faire aux avocats spécialisés en droit rural, aux banques, aux coopérateurs, aux assurances»[i]... bref tout un panel de pistes d’emploi possibles.
Olivier Laporte l’a concédé: [I]«ce n’est pas l’approvisionnement dans les collèges pour des repas locaux, compte-tenu du temps et du surcroît de travail, qui nous apporte de la valeur ajoutée»[i] mais, ont renchéri les autres producteurs, [I]«cela permet de corriger l’image un peu vieillotte dans la société de l’agriculture, où l’on désigne encore souvent l’éleveur avec une fourche en train de pailler ou d’épandre les engrais à la main»[i]. Que ce soit pour l’accès à l’activité ou l’initiation citoyenne au respect des produits, la transmission des valeurs à ces jeunes quasi-citadins est primordiale. Par l’échange et la dégustation, l’image et le questionnement, Roger Boulin et son équipe, aux jeunes du collège de La Machine, ont offert des éléments de réflexion. Et de choix.