Portrait
Julie Chevalier: l’agriculture comme une évidence
Née d’un père exploitant agricole, la jeune femme a été, dès son enfance, piquée par le «virus» du métier. C’est tout naturellement qu’elle s’est formée puis installée en Gaec avec son père en février 2017. Nous sommes allés à sa rencontre un an après. L’occasion pour elle de faire un premier bilan.
Elle aura pris le temps de se former. Mais aujourd’hui, un an après son installation sur la ferme familiale à Mantelet, elle n’est pas peu fière du travail accompli.
Tout a donc commencé petite aux côtés de Christophe, son père qui lui a doucement montré le métier. «Mon père ne m’a jamais forcée d’un côté ou de l’autre. Il ne nous a jamais laissés non plus à l’écart. J’ai fait mon choix toute seule» raconte-t-elle.
Lorsqu’elle commence ses études, Julie Chevalier est plutôt attirée par l’équitation. «C’est la raison pour laquelle j’ai fait une année de préparation animale durant mon BTS, mais je me suis rendu compte que ce n’était pas pour moi» concède-t-elle. Son diplôme en poche, elle devient aide familiale sur l’exploitation de son père et intègre le service de remplacement, essentiellement en production laitière. «J’ai pu découvrir d’autres logiques de travail et surtout d’autres animaux qui ne sont pas forcément très répandus dans la Nièvre».
Mais être une femme dans une profession majoritairement masculine n’est pas forcément évident. «Il y a une forme d’intimidation de la part de certains commerciaux ou vendeurs d’animaux qui ont tendance à profiter. Mais il ne faut pas se laisser faire. D’autant que la profession est plus ouverte aux femmes, du fait de la mécanisation» estime-elle.
Un projet tourné vers la vente directe
Après plusieurs formations complémentaires liées à son projet à la Chambre d’agriculture de la Nièvre, Julie Chevalier s’installe avec son père le 15 février 2017 et crée dans le même temps le Gaec Chevalier. Quelques mois plus tard, elle inaugure en novembre un laboratoire de découpe de viande. Les produits de son élevage sont ensuite abattus à Cosne-sur-Loire, puis transformés par un boucher dans son laboratoire. «Sur ces petits effectifs, ce système me permet de maîtriser l’ensemble de ma micro-filière» explique-t-elle. Elle a également mis en place un magasin qui lui permet de proposer sur commande des colis de bœufs, de porc, d’agneaux et même des lapins et des œufs frais. Son installation dépendait entièrement de cette vente directe :«c’est que qui m’a permis de réaliser un prévisionnel sur cinq ans» souligne-t-elle.
Alors la vente directe est-elle l’avenir du métier ? Pas forcément répond Julie Chevalier. Mais ce qui est certain pour elle, c’est que la profession va devoir s’adapter. «Notre filière agricole va devoir prendre le virage, je pense notamment à la communication et au contact direct avec le consommateur». La communication sur le métier, la capacité à expliquer et vulgariser, lui semblent essentielles à la pérennité de la profession.
Tout a donc commencé petite aux côtés de Christophe, son père qui lui a doucement montré le métier. «Mon père ne m’a jamais forcée d’un côté ou de l’autre. Il ne nous a jamais laissés non plus à l’écart. J’ai fait mon choix toute seule» raconte-t-elle.
Lorsqu’elle commence ses études, Julie Chevalier est plutôt attirée par l’équitation. «C’est la raison pour laquelle j’ai fait une année de préparation animale durant mon BTS, mais je me suis rendu compte que ce n’était pas pour moi» concède-t-elle. Son diplôme en poche, elle devient aide familiale sur l’exploitation de son père et intègre le service de remplacement, essentiellement en production laitière. «J’ai pu découvrir d’autres logiques de travail et surtout d’autres animaux qui ne sont pas forcément très répandus dans la Nièvre».
Mais être une femme dans une profession majoritairement masculine n’est pas forcément évident. «Il y a une forme d’intimidation de la part de certains commerciaux ou vendeurs d’animaux qui ont tendance à profiter. Mais il ne faut pas se laisser faire. D’autant que la profession est plus ouverte aux femmes, du fait de la mécanisation» estime-elle.
Un projet tourné vers la vente directe
Après plusieurs formations complémentaires liées à son projet à la Chambre d’agriculture de la Nièvre, Julie Chevalier s’installe avec son père le 15 février 2017 et crée dans le même temps le Gaec Chevalier. Quelques mois plus tard, elle inaugure en novembre un laboratoire de découpe de viande. Les produits de son élevage sont ensuite abattus à Cosne-sur-Loire, puis transformés par un boucher dans son laboratoire. «Sur ces petits effectifs, ce système me permet de maîtriser l’ensemble de ma micro-filière» explique-t-elle. Elle a également mis en place un magasin qui lui permet de proposer sur commande des colis de bœufs, de porc, d’agneaux et même des lapins et des œufs frais. Son installation dépendait entièrement de cette vente directe :«c’est que qui m’a permis de réaliser un prévisionnel sur cinq ans» souligne-t-elle.
Alors la vente directe est-elle l’avenir du métier ? Pas forcément répond Julie Chevalier. Mais ce qui est certain pour elle, c’est que la profession va devoir s’adapter. «Notre filière agricole va devoir prendre le virage, je pense notamment à la communication et au contact direct avec le consommateur». La communication sur le métier, la capacité à expliquer et vulgariser, lui semblent essentielles à la pérennité de la profession.
Contact
Les produits fermiers de Julie, au 06 02 72 97 58. Facebook : Les produits fermiers de Julie. Le magasin à la ferme est ouvert le vendredi et le samedi de 15 heures à 19 heures et tous les jours hors dimanche et jours fériés pour les œufs.